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5 - Postromantiques et écoles nationales : compositeurs célèbres

azerty, le 08/01/2015

Sous le qualificatif de « postromantiques », on désigne un grand nombre de compositeurs très différents les uns des autres mais qui ont en commun de pousser à l’extrême les caractères du romantisme : expression des sentiments, prédominance de la musique à programme, attention portée aux timbres dans un orchestre élargi.

En outre, ils s’attachent à affirmer leur identité individuelle, mais aussi nationale : recherche des racines, inspiration du folklore. Voient ainsi le jour ce qu’il est convenu d’appeler « les écoles nationales », souvent représentées principalement par un musicien ou un groupe de musiciens.

Principales personnalités classées par nationalités et ordre chronologique :

En France

- Charles Gounod (1818-1893) : à la suite de Berlioz, il réhabilite l’opéra français ; son Faust est surtout célèbre pour le « Ah ! je ris... » (écouter l’Air des bijoux).

- Jacques Offenbach (1819-1880) : il invente l’opéra bouffe à la française ; un des plus connus est La Belle Hélène (1864 : écouter le Couplet des Rois).

- César Franck (1822-1890) : belge adopté par la France, il exploite le principe de la forme cyclique comme dans sa Symphonie en ré mineur (1888 : écouter un extrait).

- Édouard Lalo (1823-1892) : surtout connu pour sa Symphonie espagnole (1874 : écouter un extrait).

- Camille Saint-Saëns (1835-1921) : premier compositeur français à composer des poèmes symphoniques, notamment La danse macabre (1874 : écouter le début).

- Léo Delibes (1836-1891): défend la tradition musicale française, légère et mélodieuse (écouter le Duo des Fleurs extrait de Lakmé)

- Georges Bizet (1838-1875) : avec sa sulfureuse Carmen, il révolutionne le sombre opéra romantique (écouter l’Air des contrebandiers).

- Emmanuel Chabrier (1841-1894) : introduit l’humour en musique ; exemple : Joyeuse marche (1888 : écouter).

- Jules Massenet (1842-1912) : grand pédagogue, maître du lyrique. Exemple : Thaïs (1894 : écouterla Méditation)

- Gabriel Fauré (1845-1924) : sa musique élégante, claire et raffinée, tout en intimité et en intériorité, rompt avec la grandiloquence du post-romantisme ambiant ; exemple : son Requiem (1887 : écouter la fin du Libera me).

- Henri Duparc (1848-1933): atteint d’une étrange maladie nerveuse, il n’écrira que 17 mélodies (écouter L’invitation au voyage).

- Vincent d’Indy (1851-1931) : fondateur de la Schola Cantorum ; grand défenseur de la musique française ; célébre pour sa Symphonie cévenole (1886 : écouter le début du 3ème mvt).

- Ernest Chausson (1855-1899) : il représente les derniers feux d’un postromantisme à la française ; exemple : sa Symphonie (1908 écouter un extrait).

En Allemagne et en Autriche

- Anton Bruckner (1824-1896) : étonnant qu’une personnalité aussi terne et intellectuellement limitée ait pu composer une page aussi inspirée que la 7ème symphonie (écouter la fin de l’adagio).

- Johann Strauss (fils), 1825-1899 : maître de la valse viennoise (écouter Le Beau Danube Bleu).

- Johannes Brahms (1833-1897) : nourri de classiques, artisan modeste mais passionné, il doit beaucoup à Schumann ; sa musique mêle charme et solidité (écouter la Fantaisie pour piano op. 116 n°3).

- Gustav Mahler (1860-1911) : contemporain de Debussy, cet hyper-romantique marque la transition entre Bruckner et Schoenberg ; exemple : sa  «Titan» (1890 : écouter le début du 4ème mvt)

- Richard Strauss (1864-1949) : rien n’entamera sa vitalité, ni la guerre de 14-18, ni la montée du nazisme à partir de 1933 ; surtout connu pour l’introduction de son poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896 : écouter).

En Tchécoslovaquie

- Bedrich Smetana (1824-1884) : avec Má Vlast (Ma Patrie) il célèbre sa Bohème natale (écouter un extrait de La Moldau, poème symphonique).

- Antonin Dvorak (1841-1904) : colorée et rythmée, sa musique est dans la droite ligne de Brahms ; exemple : sa fameuse 9e Symphonie dite « Du nouveau monde » (écouter le début du 4ème mvt).

En Angleterre, en Italie et en Espagne

- Edward Elgar (1857-1923) : par ses phrases longues et puissantes il est un peu le Brahms anglais ; exemple : sa Symphonie no1 (1908 : écouter un extrait).

- Giacomo Puccini (1858-1924) : Avec Tosca (1900 : écouter le final), il se rapproche du courant vériste (sujets réalistes liés aux problèmes de l’époque) sans tomber dans ses excès mélodramatiques.

- Isaac Albéniz (1860-1909) : de son œuvre abondante et très inégale, on retient surtout Iberia (1905-1908) où il transcende la musique populaire andalouse et catalane (écouter la 2ème pièce El Puerto).

En Russie

Parmi les postromantiques russes célèbres, il faut d’abord mentionner le rôle décisif du Groupe des Cinq (Balakirev, Cui, Borodine, Moussorgski et Rimski-Korsakov). Fondé en 1860 par Balakirev, le groupe se dissout en 1870 mais les 5 amis restent très liés. Ce qui les rassemble, c’est le refus de l’italianisme à la mode ainsi que du germanisme omniprésent. Ce qu’ils s’efforcent de trouver, à la suite de Glinka, c’est une couleur spécifiquement russe, malgré le mépris des aristocrates pour qui « c’est de la musique de cocher ».

Pour les tenants de la musique allemande, qui est enseignée dans les conservatoires, ce ne sont que des amateurs. Ce qui d’ailleurs n’est pas faux car, à part Balakirev, ils sont autodidactes. Mais c’est précisément cette absence de formation académique qui leur permet de s’engager vers des voies nouvelles. Refusant l’art du développement allemand et le bel canto italien, ils s’engagent plutôt, à la suite de Franz Liszt, vers une musique d’images. Ce que les traditionnalistes considèrent comme de la « grossièreté », annonce en fait l’impressionnisme d’Achille Claude Debussy (1862-1918) et l’expressionnisme de Gustav Mahler (1860-1911).

- Alexander Borodine (1833-1887) : scientifique reconnu, il compose à ses moments perdus une musique colorée comme ses Danses polovtsiennes (1890 : écouter un extrait)

- César Cui (1835-1918) : il est moins connu pour sa musique que pour son talent d’ingénieur militaire ; polémiste et théoricien du groupe, il rédige leur manifeste.

- Mili Balakirev (1837-1910) : créateur du Groupe des Cinq (écouter le début d’Islamey, fantaisie orientale pour piano)

- Modest Moussorgski (1839-1881) : membre du Groupe des Cinq, il met sa musique au service de la langue russe ; exemple : Boris Godounov (1869-1872 : écouter un extrait).

- Nicolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) : le plus savant du Groupe des Cinq ; marin de formation, c’est d’abord un conteur et un peintre ; exemple : Shéhérazade (1888 : écouter le début du mvt n°2).

 Autres personnalités :

- Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : le plus occidental des russes ; exemple : son célèbre Concerto pour piano n°1 (1875 : écouter le début).

- Alexandre Scriabine (1872-1915) : Pianiste prodige, son romantisme exalté marque ses débuts. Exemple : l’Étude pathétique (vers 1890 : écouter).

- Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : À l’écoute de ses œuvres, comment imaginer qu’il est contemporain de Schoenberg ? Exemple : le Concerto nº 2 (1900 : écouter le début).

En Norvège et en Finlande

- Edvard Grieg (1843-1907) : nourri de mélodies populaires norvégiennes, il est surtout célèbre pour son Concerto pour piano (1868 : écouter le début).

- Jean Julius Christian Sibelius (1865-1957) : son poème symphonique Finlandia (1900 : écouter le début) est devenu le symbole de la résistance contre l’occupation russe.

 

Lien externe : Ars Classical

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Que vient faire le cœur dans l’expression “savoir une partition par cœur” ? Cela viendrait du philosophe grec Aristote (IVe siècle av. J.C.) qui pensait que le cœur était le siège de la mémoire. D’où l’expression qui a traversé les siècles “apprendre par coeur” !

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