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6 - Les modernes : compositeurs célèbres

azerty, le 21/01/2015

Note importante : les périodes définies ci-dessous ne sont qu’indicatives. En effet, l’histoire n’est pas linéaire, les chevauchements sont permanents. Par exemple, Mahler nous semble plus « romantique » que Fauré pourtant né 15 ans avant ! Idem pour Strauss et Debussy... et que dire de Rachmaninov, contemporain de Schönberg ?!

I. Du XIXème au XXème siècle (1880-1930)

Cette période compte des compositeurs extrêmement divers : alors qu’un hyper-romantisme subiste encore chez certains (Puccini, Mahler, Albéniz, Sibelius, Strauss, Scriabine, Rachmaninov...), d’autres posent les premiers jalons d’une nouvelle musique (Janáček, Debussy, Satie, Dukas, Scriabine encore, Roussel, Ives, Ravel, Falla, Respighi...). Tous ont en commun de remettre en question le cadre rassurant de la tonalité, déjà passablement bousculé par leurs prédécesseurs, cadre qui sera complètement abandonné par Schönberg.

Principales personnalités classées par ordre chronologique :

- Leoš Janáček (1854-1928) : à 60 ans, il se met à produire une musique étrange par ses rythmes heurtés, son orchestration éclatée, ses courtes mélodies aux ruptures abruptes ; exemple : son Concertino pour piano (1926 : écouter le 2ème mvt).

- Ernest Chausson (1855-1899) : il représente les derniers feux d’un postromantisme à la française ; exemple : sa Symphonie (1908, écouter un extrait).

- Edward Elgar (1857-1923) : par ses phrases longues et puissantes il est un peu le Brahms anglais ; exemple : sa Symphonie n° 1 (1908 écouter un extrait).

- Giacomo Puccini (1858-1924) : Avec Tosca (1900 : écouter le final), il se rapproche du courant vériste (sujets réalistes liés aux problèmes de l’époque) sans tomber dans ses excès mélodramatiques.

- Isaac Albéniz (1860-1909) : de son œuvre abondante et très inégale, on retient surtout Iberia (1905-1908) où il transcende la musique populaire andalouse et catalane (écouter la 2ème pièce El Puerto).

- Gustav Mahler (1860-1911) : contemporain de Debussy, cet hyper-romantique marque la transition entre Bruckner et Schoenberg ; exemple : sa  «Titan» (1890 : écouter le début du 4ème mvt)

- Achille Claude Debussy (1862-1918) : face au wagnérisme ambiant, il impose un discours fluide et lumineux, en permanente mutation ; exemples :  La Mer (1905 : écouter le début),

- Gabriel Pierné (1863-1937) : célébre comme chef d’orchestre, il impose d’innombrables œuvres contemporaines dont les siennes ; exemple : son ballet Cydalise et le Chèvre-pied (1923 : écouter un extrait).

- Richard Strauss (1864-1949) : rien n’entamera sa vitalité, ni la guerre de 14-18, ni la montée du nazisme à partir de 1933 ; surtout connu pour l’introduction de son poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896 : écouter).

- Paul Dukas (1865-1935) : impressionniste imprégné de culture classique ; exemple : son poème dansé La Péri (1912 : écouter un extrait).

- Jean Julius Christian Sibelius (1865-1957) : cet « impressionniste nordique » est aujourdhui redécouvert ; écouter un extrait de sa 7ème et dernière Symphonie (1924).

- Erik Satie (1866-1925) : ironique, excentrique mais précurseur sur bien des points ; exemple : son ballet Parade (1917 : écouter le début).

- Scott Joplin (1868-1917) : les prémices du jazz ; écouter The maple leaf rag et lire Maple Leaf Rag.

- Albert Roussel (1869-1937) : des lignes nettes, un rythme vigoureux, une polytonalité maîtrisée ; exemple : sa Symphonie n° 3 (1930 : écouter le scherzo).

- Alexandre Scriabine (1872-1915) : pianiste prodige, son romantisme exalté marque même ses œuvres avant-gardistes. Exemple : Prométhée ou le poème du feu (1910 : écouter un extrait).

- Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : À l’écoute de ses œuvres comment imaginer qu’il est contemporain de Schoenberg ? Exemple : sa Rhapsodie sur un thème de Paganini (1934 : écouter la célèbre 18ème variation).

- Arnold Schönberg (1874-1951) : son Pierrot lunaire (1912 :écouter le début) marque la rupture totale avec la tonalité.

- Charles Ives (1874-1954) : travaille dans les assurances tout en imaginant des musiques audacieuses ; exemple : sa (1910–16 : écouter un extrait du 2nd mvt)

- Maurice Ravel (1875-1937) : Épris de perfection formelle mais non dénué de sensibilité ; exemple : Boléro (1928 : écouter un extrait).

- Manuel de Falla (1876-1946) : apporte une touche espagnole à l’impressionnisme musical ; exemple : l’Amour sorcier (1915 : écouter la Danse du feu)

- André Caplet (1878-1925) : ami et orchestrateur de Debussy ; écouter le Kyrie de la Messe à 3 voix.

- Ottorino Respighi (1879-1936) : représente l’impressionnisme musical italien ; exemple Les Pins de Rome (1916 : écouter le début).

II. Début du XXème siècle (1910-1950)

À partir du début du XXe siècle, il devient difficile de définir une tendance générale car des langages divers coexistent : tonalité élargie (Villa-Lobos, Prokofiev, Honegger, Poulenc), atonalité (Berg), sérialisme (Webern), polytonalité (Milhaud), modalité (Bartók, Hindemith), agencement de timbres (Varèse), etc.

Principales personnalités classées par ordre chronologique :

- Béla Bartók (1881-1945) : entre folklore et modernisme ; exemples : Suite de danses (1923 : écouter la fin) et Musique pour cordes, percussion et célesta (1936 : écouter un extrait du mvt 2).

- Zoltán Kodály (1882-1967) : même profil que Bartok ; écouter le Carillon de sa suite tirée de l’opéra Háry János.

- Igor Stravinski (1882-1971) : éclectique de génie ; exemples : Le Sacre du Printemps (1913 : écouter la fin) et Canticum Sacrum (1956 : écouter la 5ème partie).

- Anton Webern (1883-1945) : profondément honnête, il construit une œuvre austère développant avec rigueur la technique du dodécaphonisme ; exemple : Cinq pièces pour orchestre, op. 10 (1913 : écouter la 1ère).

- Edgar Varèse (1883-1965) : il élabore une musique de timbres et non plus de notes ; exemple : Arcana (1927 : écouter le début).

- Alban Berg (1885-1935) : écorché vif, il fait entrer l’expressionnisme dans le strict dodécaphonisme ; exemple son opéra Wozzeck (1917-1922 : écouter le Meurtre de Marie et Au cabaret).

- Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : sa musique est imprégnée du folklore brésilien sans renier les richesses de l’Europe ; exemple : Bachiana brasileira n° 5 (1938 : écouter l’Aria).

- Bohuslav Martinů (1890-1959) : enraciné dans la culture et le folklore tchèque tout en revendiquant l’héritage du baroque ; exemple : Double Concerto pour cordes, piano et timbales (1938 : écouter un extrait)

- Jacques Ibert (1890-1962) : lien entre l’impressionnisme et le Groupe des Six ; exemple : Escales (1922 :  écouter un extrait).)

- Sergueï Sergueïevitch Prokofiev (1891-1953) : style original où le grotesque côtoie le lyrique, et où une constante invention renouvelle le discours. Exemple : son Troisième concerto pour piano (1921 : écouter un extrait).

- Arthur Honegger (1892-1955) : sa musique est charpentée et énergique mais marquée par une volonté de simplicité et de clarté.  Exemple : son fameux poème symphonique Pacific 231 (1923 : écouter).

- Darius Milhaud (1892-1974) : La polyrythmie et la polytonalité caractérisent son style ; il les utilise comme l’ail dans la cuisine provençale, pour épicer sa musique ; exemple : Scaramouche (1937 : écouter le 1er mvt).

- Paul Hindemith (1895-1963) : s’inscrit dans la tradition germanique ; exemple : Métamorphoses symphoniques (1943 : écouter le début)

- Carl Orff (1895-1982) : grand pédagogue, il est surtout connu pour ses Carmina Burana (1937 : écouter O Fortuna)

- George Gershwin (1898-1937) : sa musique est imprégnée de jazz ; exemple : Rhapsody in Blue (1924 : écouter la fin du 1er mvt).

- Francis Poulenc (1899-1963) : sa musique, souvent légère, toujours mélodique, est partagée entre ironie et gravité ; exemple : le Concerto pour 2 pianos (1932 : écouter le début du 1er mvt).

- Kurt Weill (1900-1950) : sa musique, inspirée du cabaret, est âpre et faussement simpliste ; exemple : L’Opéra de quat’sous (1928 : écouter l’Ouverture).

- George Antheil (1900-1959) : illustre le futurisme en musique avec son Ballet Mécanique (1925 : écouter un extrait).

- Joaquín Rodrigo (1901-1999) : célèbre pour son Concerto d’Aranjuez (1939 : écouter le début de l’adagio)

- Aram Khatchatourian (1903-1978) : l’un des compositeurs « officiels » de l’Union Soviétique ; musique généreuse et bien orchestrée ; exemple : le  ballet Gayaneh (1942 : écouter la Danse du sabre).

- Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : malgré la censure du régime soviétique, il laisse une œuvre abondante partagée entre l’ironie et le tragique ; exemple : sa Symphonie n° 8 (1943) : écouter un extrait du 3ème mvt). 

 

Lien externe : Musique moderne sur Wikipedia.

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