Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1660 | • 1643 | • 1666 | • 1700 | • 1729 | † 1744 |
| Naissance 04/12/1660 | Mort 29/06/1744 | Nation France | Époque musicale Baroque |
Né à Aix-en-Provence le 4 décembre 1660, André Campra est le fils d’un chirurgien originaire de Turin. Formé à la cathédrale Saint-Sauveur dans sa ville natale par Guillaume Poitevin à partir de 1674, Campra est nommé maître de chapelle à Arles (de 1681 à 1683) puis à Toulouse (de 1863 à 1791). Il devient ensuite maître de musique à Notre-Dame de Paris (de 1694 à 1700). Il participe à quelques activités théâtrales, mais théâtre et fonctions ecclésiastiques n’étant pas compatibles, il est renvoyé en 1681.
Le compositeur crée L’Europe galante en 1697 : c’est un succès qui marque le début de la comédie-ballet. Mais Campra a un caractère exécrable : porté sur la boisson, irascible, [très] libertin, il connaît des problèmes à Toulouse où les autorités exigent qu’il leur soumette ses œuvres avant toute représentation. En janvier 1791, le compositeur part à Paris pour un congé de quatre mois, mais il y restera. Il devient un compositeur connu grâce à de nombreuses pièces théâtrales : Hésione, Tancrède, Les Fêtes vénitiennes, etc. Il est également le protégé du Régent, qui par exemple le nommera à la Chapelle Royale de Versaille.
Mort le 29 juin 1744 à Versailles, âgé tout de même de 84 ans, Campra a connu de son temps une renommée très importante et une certaine gloire.