Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1750 | • 1750 | • 1750 | • 1751 | • 1789 | • 1797 | • 1800 | • 1800 | • 1802 | • 1804 | • 1805 | • 1814 | • 1821 | † 1825 |
| Naissance 18/08/1750 | Mort 07/05/1825 | Nation Italie | Époque musicale Classique |
Né le 18 août 1750 dans le nord-est de l’Italie à Legnago, Antonio Salieri, fils d’un riche marchand, quitte rapidement son pays natal pour l’Autriche, et c’est à 16 ans qu’il s’installe à Vienne. Là , il devient l’élève de Florian Leopold Gassmann, compositeur de la cour de Vienne et chef d’orchestre de l’opéra italien, qui en fait son protégé. Gassmann procure à Salieri une éducation diverse : il lui apprend le violon, le clavecin, le chant, le contrepoint; mais aussi la rhétorique, le latin, l’allemand, le français et la poésie...Salieri sera présenté à Christoph Willlibald Gluck et au poète Métastase.
C’est à 24 ans que Salieri succède à Gassmann dans ses fonctions, et en 1778, il inaugure le théâtre de la Scala à Milan avec l’opéra Europa riconosciuta. Progressivement, sa réputation s’accroît dans toute l’Europe, car plusieurs de ses opéras sont donnés à l’Opéra de Paris (Tarare, 1787, sur un livret de Beaumarchais). En 1778, Salieri est nommé maître de chapelle, et le reste jusqu’en 1824. Sa dernière œuvre à succès est l’opéra Palmira, regina di Persia (1795). Mais, à la fin du siècle, il comprend que son temps est passé et qu’il ne peut s’adapter aux nouveautés de l’écriture musicale. De ce fait il arrête presque complètement la composition.
Salieri meurt à Vienne, sa ville d’adoption, le 7 mai 1825. Sa réputation est en train de se reformer, après les calomnieuses accusations formulées contre lui qui insinuent qu’il a préparé la mort de son grand rival Wolfgang Mozart (cf. film Amadeus). Cela s’est démenti depuis, puisque Salieri était l’une des rares personnes à assister à l’enterrement du prodige.