Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1822 | • 1800 | • 1830 | • 1830 | • 1850 | • 1870 | • 1876 | † 1890 |
| Naissance 10/12/1822 | Mort 08/11/1890 | Nation Belgique | Époque musicale Post-romantique |
César Auguste Franck est né à Liège (Belgique) en 1822. Son père est un agent de change mélomane qui nourrit pour son fils de hautes ambitions et décide de faire de lui un virtuose du clavier (et de son frère un violoniste). César Franck prend sa première leçon de piano à l’âge de cinq ans. Il fait des progrès rapides et à douze ans, il est capable de se produire en public. Quelques mois plus tard, la famille s’installe à Paris pour perfectionner les deux enfants au Conservatoire de musique. Cependant César Franck est solitaire et semble plus se destiner à la composition qu’à la carrière de virtuose.
Malgré les conseils de son père qui voudrait le voir faire fortune dans l’opéra, Franck créé trois trios pour piano, violon et violoncelle en 1843. Mais, après quelques insuccès d’œuvres de Franck, lui et son père se séparent. De plus, le compositeur épouse, en 1848, une jeune fille peu fortunée, Félicité Saillot Desmousseaux. À partir de 1858, Franck, qui est l’organiste de la basilique Sainte-Clotilde de Paris, voit sa réputation d’organiste croître rapidement. En 1872, il est nommé professeur d’orgue au Conservatoire. Il ne fait plus de la composition son but principal, mais il improvise beaucoup.
Avec la défaite de 1870 contre les armées prussiennes, des compositeurs français, atteints dans leur amour-propre, créent la Société Nationale de Musique qui tentera de s’opposer à la musique allemande. Camille Saint-Saëns, qui la dirige, y entraîne Franck qui compose quelques chefs-d’œuvre qui signalent le début du franckisme. Jusqu’à la fin de sa vie, le compositeur fut extrêmement fécond.
César Franck meurt le 8 novembre 1890 à Paris, des suites d’une grippe mal soignée. Compositeur irrégulier, il est l’auteur de pièces de peu d’intérêt (Hulda, 1882 ; Ghisèle, 1888) comme de purs chefs-d’œuvre, parmi lesquels son Quintette pour piano et cordes (1878), les Variations symphoniques pour piano et orchestre (1885), la Sonate pour violon et piano (1886) et la célèbre Symphonie en ré mineur (1888). Franck développa la notion de construction cyclique, où quelques motifs de base servent d’éléments unificateurs et structuraux à l’ensemble de l’œuvre. Il inspirera directement de nombreux et prestigieux compositeurs français tels que Vincent d’ Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc, Paul Dukas, Gabriel Fauré, Achille Claude Debussy, Maurice Ravel...