Né à Honfleur le 17 mai 1866, Erik Satie sera élevé par ses grands-parents après le décès de sa mère quand il avait 7 ans. Il apprend l’orgue avec un oncle. Puis, il rejoindra son père à Paris. Sa nouvelle épouse est musicienne et Satie étudiera au Conservatoire. Mais, pour cause d’absentéisme, il sera renvoyé trois ans plus tard (1879-1882).
Satie joue du piano dans des cabarets. Au Chat Noir, à l’Auberge du Clou, où il fera la connaissance d’Achille Claude Debussy. En 1891, il est engagé dans l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Nommé maître de chapelle de cette association, il écrira pour elle Sonneries de la Rose-Croix. Mais, n’y trouvant sans doute pas son idéal, il fondera lui-même l’église métropolitaine d’art et Jésus conducteur : il en demeurera l’unique membre (gare à celui qui fait le rapprochement avec Symphozik). Satie décide en 1905 de reprendre ses études musicales. Il s’inscrit donc à la Schola Cantorum où il travaille avec Vincent d’Indy et Albert Roussel. Il décrochera un diplôme (le seul qu’il ait jamais obtenu !). Il fréquente ensuite des artistes comme Sergueï Diaghilev, Pablo Picasso ou Jean Cocteau.
Satie meurt à Paris le premier juillet 1925. Il fut souvent très railleur ou humoristique dans sa musique : Trois Morceaux en forme de poire (1903), Véritables Préludes flasques pour un chien (1912), Trois Valses distinguées du précieux dégoûté (1914). Et bien sûr, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, complètement anti-académique et avant-gardiste...
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