Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1775 | • 1750 | • 1789 | • 1797 | • 1800 | • 1800 | • 1802 | • 1804 | • 1805 | • 1814 | • 1821 | • 1830 | • 1830 | † 1834 |
| Naissance 16/12/1775 | Mort 08/10/1834 | Nation France | Époque musicale Classique |
Né à Rouen le 16 décembre 1775, François Adrien Boieldieu est le fils d’un secrétaire de l’archevêché de Rouen. Enfant de chœur à la cathédrale de Rouen, il recevra les cours de Charles Broché (piano, orgue, harmonie,...) et d’Urbain Cordonnier (chant, solfège,...).
C’est à 18 ans qu’il compose La Fille coupable (son premier opéra-comique), sur un livret de son père. En 1797, installé à Paris, il compose La Famille suisse, très bien reçue par le public, puis obtient un nouveau succès avec Le Calife de Bagdad en 1800 et Ma tante Aurore trois ans après.
De 1803 à 1810 (après son mariage avec la danseuse Clotilde Mafleurai en 1802), Boieldieu est nommé directeur de l’Opéra impérial. Ces sept années furent paisibles pour lui, mais il n’en sortit presque aucune composition...Après cette période, il retourne à Paris, malgré les offres du Tsar qui sont de plus en plus intéressantes.
Boieldieu est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris. En 1825, il compose une de ses meilleures pièces : La Dame blanche (livret de Scribe). En 1727, il se marie avec la chanteuse Jenny Philis-Bertin. Il connaît ensuite quelques difficultés financières mais une pension d’état de 6000 francs le sauve de la faillite.
Mort à Jarcy le 8 octobre 1834, Boieldieu est l’un des meilleurs compositeurs d’opéra-comique français, et le dernier de son siècle. Il eut droit, après sa mort, à des obsèques nationales aux Invalides.