Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1726 | • 1729 | • 1750 | • 1750 | • 1751 | • 1789 | † 1795 |
| Naissance 07/09/1726 | Mort 31/08/1795 | Nation France | Époque musicale Classique |
Né à Dreux le 7 septembre 1726, François-André Philidor, est le plus jeune des 21 fils d’André Danican Philidor, dit l’Aîné. Il apprendra dans sa jeunesse la musique et les échecs.
Ce Philidor-ci est considéré comme le meilleur joueur d’échecs de son temps. Découragé par les difficultés relatives à l’apprentissage et à la vie de musicien, il préfère cet état. Il vit en partie grâce aux revenus procurés par ce talent, en publiant par exemple une “Analyse du jeu des échecs“ en 1749 à Londres. Rappelé en France par ses amis (notamment Diderot), il revient à Paris et compose des pièces pour grands chœurs, imprégné par ce qu’il vient d’entendre à Londres (les oratorios de Georg Friedrich Haendel), dans l’espoir d’être promu surintendant de la musique.
Ce souhait ne se réalisera pas. Philidor se tourne alors vers l’opéra-comique, et il remporte un franc succès avec Blaise le savetier qui lui établit une réputation de fin compositeur presque égale à celle déjà présente en tant que joueur d’échecs.
Philidor meurt à Londres, le 31 août 1795. Il fut de loin le meilleur représentant de l’opéra comique français d’avant François Adrien Boieldieu, devant Pierre Alexandre Monsigny ou André Grétry.