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Actualité du site - 20 juin 2010 (voir tout) La dernière mise à jour de l'année avec la dernière énigme de l'année. On vous donne rendez-vous à la rentrée en septembre. La grande nouveauté concernera une rubrique dédiée au baccalauréat 2011 avec des dossiers, des analyses et des biographies optimisées. Bonnes vacances musicales...

Biographie de Franz Schubert

Enfance

Né le 31 janvier 1797 à Lichtental (ville indépendante à l’époque mais faisant depuis 1850 partie de Vienne), Franz Schubert est le douzième d’une famille très musicienne dont seulement quatre enfants atteindront l’âge adulte. De petite taille, il sera surnommé par ses amis “Schwammerl“, ce qui signifie “petit champignon“ (ah ben super les amis). Il reçoit une éducation musicale de son père et de son grand frère, mais très vite on s’aperçoit de son talent et il est confié à Michael Holzer, maître de chapelle de la paroisse de Lichtental. En parlant de son jeune élève, il dira : “Quand je veux lui enseigner quelque chose de nouveau, il le sait déjà . Aussi je ne le considère à proprement parler comme un élève, mais je parle avec lui et je l’observe avec une admiration silencieuse.“.

Franz sera ensuite choriste de la chapelle impériale et élève au collège municipal (Stadtkonvikt) qui est à la fois école et conservatoire de musique. Il aura beaucoup de mal à s’adapter à la vie de l’internat mais obtient quand même des notes honorables. Cependant, il se fait remarquer surtout pour ses dons musicaux innés. Il fera ensuite partie d’un petit orchestre d’un très bon niveau qui se produira à Vienne, devant l’archiduc Rodolphe et Ludwig van Beethoven.

Schubert y est premier violon et se fait remarquer par Antonio Salieri, qui fut le professeur de Beethoven, qui propose de superviser son éducation musicale. Il sera pendant cinq ans son élève (de 1808 à 1813) qui le familiarise avec l’œuvre de Joseph Haydn et de Wolfgang Mozart. En 1812, la mère de Schubert, âgée de 55 ans, meurt. C’est un coup dur pour le futur compositeur.

Carrière musicale

Premières compositions

Obligé très tôt de gagner sa vie, le musicien quitte le Stadtkonvikt et entre en 1814 comme maître adjoint dans l’école que son père dirige, sans toutefois renoncer à la composition. Pour obtenir le diplôme d’instituteur, il entre à l’école Normale. Durant ce temps il compose environ 350 lieder ! Le superbe Roi des Aulnes (1815, disponible en fichier MIDI) est sa première œuvre éditée. La Messe en ut est sa première œuvre jouée en public à la paroisse de Lichtental et devant Salieri. Les partitions de ses lieder sont recopiées par ses amis et les viennois se les arrachent.

De 1814 et 1815, Schubert, qui se consacre à l’écriture, sera extrêmement fertile. Ainsi, en 1815, il compose quatre opéras, 150 lieder, 2 symphonies, 2 messes, un quatuor à cordes...Après avoir quitté l’école il habite un temps chez son ami Joseph Spaun. En automne 1815, Schubert fait la rencontre de Franz von Schober, étudiant, qui deviendra certainement son ami le plus intime mais aussi le plus controversé. Celui-ci l’invite souvent à venir s’installer dans sa résidence familiale.

Peines et départ

En 1816, Schubert cherche à obtenir le poste de professeur de musique à Ljubljana. Cherchant l’appui de Salieri, celui-ci ne l’aidera pas. Cette année-là , par l’intermédiaire de Spaun, il demande à Goethe s’il accepte la dédicace d’une série de 150 lieder mais le poète ne daignera même pas répondre, préférant ceux de Carl Friedrich Zelter, moins complexes. À la suite de ces deux grosses déceptions, Schober fait connaître à son ami le cercle des artistes et intellectuels de Vienne. En 1817, le musicien a déjà composé ses Quatrième et Cinquième symphonies.

Mais Schober doit rejoindre son frère gravement malade en France. À contrecœur, Schubert doit regagner le domicile paternel et l’emploi d’instituteur. En juillet 1818, il est, un temps, précepteur des enfants du comte Esterhazy en Hongrie. Malgré ce nouveau genre de vie, il a le mal du pays et il retrouve Vienne avec plaisir en 1819. Il s’y fixe pour se consacrer à la composition.

Une situation presque stable...


Vers 1819, le nom de Schubert commence à gagner en popularité malgré l’extrême popularité de Gioacchino Antonio Rossini alors en vogue à Vienne. Schubert passe l’été à Steyr avec son ami, le chanteur Johann Michael Vogl. Il connaît la période la plus heureuse de sa vie. C’est cet été là qu’il compose le fameux quintette La truite. De retour à Vienne, sa nature indolente et fantaisiste ne lui permit jamais de s’assurer une situation matérielle correcte. Son manque de ponctualité l’empêche de se maintenir au poste du Théâtre de la Cour qu’il avait obtenu. Le roi des Aulnes lui assure un revenu faible mais régulier. En 1821, Franz est très impressionné par la représentation de l’opéra de Carl Maria von Weber : der Freischutz.

...mais vite catastrophique

Au début de 1823, Schubert contracte la syphillis. Cette maladie, alors considérée comme honteuse et incurable, lui fait passer une partie de 1823 à l’hôpital de Vienne et il perd ses cheveux. Sa Huitième symphonie dite “inachevée“ date de cette période et montre le désespoir de son auteur.

Les périodes d’espoir et de désespoir se succèdent. Il souffre de maux de tête et ses amis se marient les uns après les autres. Resté seul à l’écart, ses compositions deviennent de purs chefs-d’œuvre : la 9ème symphonie dite “La grande“, le cycle de lieder Le voyage d’hiver (Der Winterreise). Il écrit encore deux magnifiques trios pour piano et le grand quintette à cordes D956. En 1824, Schubert sombre dans un profond pessimisme. Il ne parvient pas à faire représenter ses œuvres sur scène. Rosamunde ne sera jouée que deux fois. Un deuxième séjour chez les Esterhazy lui remet un peu de baume au cœur.

Une renommée qui ne paye pas

De retour à Vienne, Schubert retourne habiter chez son père pendant quelques mois. Il déménage ensuite chez Schwind, un ami fidèle, et connait sa dernière période heureuse. Sa santé s’améliore, le cercle de ses amis s’est reformé. Début 1825, il compose avec enthousiasme. Il passera de longues vacances à Steyr, à Linz, à Salzbourg, à Gmünd et à Gastein. Au printemps 1827, le poste vacant de Maitre de chapelle de la cour lui est refusé. Il présente Le voyage d’hiver à Beethoven, alors sur son lit de mort, qui aurait déclaré, selon Schindler, un biographe : “Schubert a vraiment une intelligence divine“. Bien que Schubert soit alors assez connu, il n’a aucun revenu malgré la publication de quelques pièces dont le trio op.100.

Mort

Tout au long de l’année 1828, la santé du compositeur s’altère et son frère Ferdinand le recueille chez lui pour mieux le soigner. Le 26 mars, un concert de ses œuvres est donné avec succès. Ce sera le seul de son vivant mais il joue de malchance puisque Niccolò Paganini, star et tsar du violon, est de passage à Vienne et l’occulte complètement aux yeux du public et de la critique. Il se rend sur la tombe de Haydn à Eisenstadt et a même l’intention de suivre des cours de contrepoint et de fugue après l’étude des œuvres de Georg Friedrich Haendel. Hélas, il attrape le typhus après avoir consommé du poisson avarié. Son état s’aggrave subitement le 16 novembre et il décède le 19 novembre 1828.

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Références

On dirait que cette biographie manque de références...