Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1605 | • 1600 | • 1607 | • 1643 | • 1666 | † 1674 |
| Naissance vers 1605 | Mort 12/01/1674 | Nation Italie | Époque musicale Baroque |
Giacomo Carissimi est né à Marino (près de Rome) en 1605 (baptisé le 18 avril de cette année) d’un père tonnelier (Amico, 1548-1633) et de Livia (1565-1622). Il est le benjamin de 7 enfants. Ses premières années en tant que musicien nous sont encore inconnues.
Carissimi a complété sa formation musicale à Rome. En 1623, il est chanteur à Tivoli et organiste de 1625 jusqu’en 1627; est nommé maître de chapelle à Assise puis à Saint-Apollinaire (Rome) de 1628 à la fin de sa vie. Le musicien, jouissant d’une renommée importante, a enseigné à plusieurs compositeurs plus ou moins célèbres comme Giovanni Bononcini, Marc-Antoine Charpentier, Johann Philip Krieger, etc.
Mort à Rome le 12 janvier 1674, Carissimi a eu sur la musique européenne une influence considérable: on peut dire que presque toute la musique religieuse lui doit quelque chose; mais particulièrement, bien entendu, l’oratorio, qu’il s’agisse de celui de M.-A. Charpentier, de la cantate et de la passion de Johann Sebastian Bach ou de l’oratorio de Georg Friedrich Haendel. Hélas, son œuvre est aujourd’hui perdue en quasi totalité, paradoxalement à cause de son succès auprès du Pape, qui en interdit le prêt ou la reproduction pour confier ses pièces aux jésuites (et la disparition de l’ordre en 1773 engendra la destruction de celles-ci).