Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1556 | • 1400 | • 1572 | • 1597 | • 1600 | • 1607 | † 1612 |
| Naissance vers 1556 | Mort 12/08/1612 | Nation Italie | Époque musicale Renaissance |
Né à Venise vers 1556, Giovanni Gabrieli apprend la musique auprès de son oncle Andrea Gabrieli et de Roland de Lassus (en Bavière, de 1575 à 1579), compositeurs.
En 1585, Gabrieli succéda à son oncle à la place d’organiste titulaire de Saint-Marc (Venise) puis en tant que compositeur principal. Il se fait connaître dans toute l’Europe par ses œuvres. Comme d’autres compositeurs avant et après lui (Claudio Monterverdi par exemple) il utilisa la particularité de la disposition de l’église, avec ses deux loges pour les chœurs se faisant face, pour créer de saisissants effets spatiaux. Plusieurs de ses pièces sont ainsi écrites de façon à ce que l’on entende d’abord un chœur sur la gauche avant que le chœur situé à droite ne réponde.
Giovanni Gabrieli s’éteint à Venise, le 12 août 1612. Il laisse derrière lui deux livres de Sacrae Symphoniae, considérés comme des chefs-d’œuvre, des concerti, etc., et aussi de la musique instrumentale : quatre volumes de pièces pour orgue en sont l’exemple.