Giovanni Pierluigi da Palestrina est né à ... Palestrina (Italie), en 1525. Il a prit le nom de sa ville natale. C’est à la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure qu’il prend ses premières leçons de musique.
De 1544 à 1551, il est organiste et maître de chant de la cathédrale de sa ville natale. Lorsque son évêque devient pape, le compositeur est appelé à Rome, et y devient maître de chapelle et par la suite membre du chœur pontifical. Mais, seulement un an plus tard, le Pape meurt. Son successeur, Marcel II, qui ne devait régner que trois semaines, recommande aux musiciens plus de simplicité dans la musique polyphonique d’église. Ce souhait, en partie respecté dans le Missa papae Marcelli, est réaffirmé par le Concile de Trente (1545-1563).
Le nouveau pape, Paul IV, exige des chanteurs de la chapelle pontificale qu’ils n’aient jamais écrit de madrigaux (pièces sur un sujet profane) et qu’ils ne se soient jamais mariés. Malheureusement pour lui, Palestrina remplit toutes ces conditions indésirées, et prend alors la direction de la maîtrise de Saint-Jean-de-Latran en 1555, pour cinq ans, après quoi il dirige celle de Sainte-Marie-Majeure.
Le musicien enseigne aussi pendant ce temps à différentes occasions. En 1570, il accepte de reprendre son poste de maître de chapelle (à la Capella Giulia), mais avec une rétribution plus importante. Palestrina est chargé, après quelques années, d’amender le répertoire grégorien, “dénaturé par plusieurs siècles d’interprétations abusives et de copies maladroites“. Hélas, en raison de l’absence de manuscrits originaux, la tentative de réforme tombe à l’eau après des années de travaux infructueux.
Le compositeur subit tour à tour la mort de sa femme, de deux fils et de trois frères, dans les épidémies causées par les guerres. C’est alors qu’il obtient l’autorisation pontificale de rejoindre les ordres, mais à peine un an plus tard il se remarie à une riche veuve, possédant un commerce de peaux que Palestrina géra très adroitement pendant 10 ans. Arrive ensuite une période d’aisance pendant laquelle Palestrina publie régulièrement ses œuvres et jouit d’une excellente réputation. Toujours pendant ces années de facilité, il fonde une organisation de défense des intérêts professionnels des musiciens.
Le compositeur désirait repartir dans sa ville natale, mais il décéda subitement avant d’avoir pu revoir Palestrina, le 2 février 1594.
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