Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1583 | • 1400 | • 1597 | • 1600 | • 1607 | • 1643 | † 1643 |
| Naissance 09/09/1583 | Mort 01/03/1643 | Nation Italie | Époque musicale Baroque |
Né en septembre 1583 à Ferrare, Girolamo Frescobaldi est le fils d’un citoyen aisé. Il étudia donc avec l’organiste de la cour de la ville, Luzzasco Luzzaschi. Il a sans doute aussi été influencé par Carlo Gesualdo.
En 1607, pendant un voyage qui avait pour but de faire imprimer son premier Livre de Madrigaux à 5 voix, il est possible qu’il ait rencontré Jan Peterszoon Sweelinck. À partir de 1608, Frescobaldi est nommé organiste titulaire de la Basilique Saint-Pierre de Rome. Bien qu’il ait eu de nombreux élèves (entre autres Froberger, Kerll, Tunder), il est le dernier grand représentant (en même temps que le plus doué) de l’école italienne, qui décline après lui : après Bernardo Pasquini, le pays se tourne vers le violon, le concerto, l’opéra...
Frescobaldi meurt à Rome, le premier mars 1643. Principal maître du clavecin et de l’orgue en Italie pendant la première partie du XVIIe siècle, sa renommée dépasse la péninsule italienne et son influence s’exerce, par l’intermédiaire de son disciple Johann Jakob Froberger, dans le reste de l’Europe musicale, jusqu’à Johann Sebastian Bach. Son œuvre est marquée du sceau de son génie de mélodiste. Le style de Frescobaldi, très personnel, fait une large place aux dissonances, à la modulation, aux ruptures subites de rythme, à l’invention mélodique toujours renouvelée qui évoquent l’improvisation.