Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1836 | • 1830 | • 1850 | • 1870 | • 1876 | † 1891 |
| Naissance 21/02/1836 | Mort 16/01/1891 | Nation France | Époque musicale Romantique |
Léo Delibes naît à Saint-Germain-du-Val (aujourd’hui un quartier de La Flèche) le 21 février 1836. Son père est employé de la poste (il décède en 1847) et sa mère, musicienne, apprendra la musique à son fils. Édouard Batiste, organiste et professeur de chant au Conservatoire, complète cette formation et Delibes intègre l’établissement (cours d’Adolphe Adam).
Delibes, organiste et chanteur à ses heures, obtient le premier prix de solfège en 1850. Il écrit ensuite opérettes et opéras-comiques ainsi que des critiques pour “Le Gaulois“ sous le pseudonyme d’Éloi Delbès. En 1865, il devient chef de chœur assistant à l’Opéra de Paris et se fait connaître un an plus tard avec le ballet la Source, qui fut écrit en coopération avec le compositeur austro-russe Léon Minus. Coppélia, ballet joué à l’opéra le 2 mai 1870 et remporte un franc succès qui le rend célèbre. Il peut donc, en 1871, se consacrer uniquement à la composition et à sa jeune épouse Léontine Estelle Denain (cependant, il assura le poste de professeur de composition au Conservatoire à partir de 1881). En 1876, il publia Sylvia, ballet dont l’action se déroule en Grèce. Piotr Illitch Tchaïkovski se montre amateur de sa musique.
Léo Delibes décède le 16 janvier 1891 à Paris alors que son opéra Kassya n’est pas encore achevé. Son opéra Lakmé (1883) est probablement son œuvre la plus connue et jouée à ce jour, même si Delibes n’atteint pas aujourd’hui la popularité dont il jouissait de son vivant.