Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1643 | • 1600 | • 1643 | • 1666 | • 1700 | † 1704 |
| Naissance vers 1643 | Mort 24/02/1704 | Nation France | Époque musicale Baroque |
Né en 1643 à Paris, Marc-Antoine Charpentier, chose rare, n’a pas dans sa famille d’antécédents musicaux : son père Louis, maître écrivain, a la charge d’établir des documents officiels pour le Parlement ou pour le Châtelet notamment. Parmi ses deux frères et ses trois sœurs, aucun ne se dirigea vers la musique mais sa sœur élisabeth épousa en 1662 un “maître de danse et joueur d’instruments“, Jean-édouard. Ce dernier et Charpentier se fréquentèrent particulièrement.
En 1665, il part à Rome pour quelques années. Il y apprend la peinture, mais y fréquente aussi Giacomo Carissimi, célèbre compositeur de l’époque, qui lui enseigne la musique et exerce sur le jeune homme une influence déterminante pour la suite.
Revenu à Paris vers 1670, il est choisi deux années plus tard par Molière pour écrire la musique de pièces de théâtre (par exemple Le malade imaginaire, Circé,...). En effet, l’écrivain s’était encore brouillé avec Jean-Baptiste Lully (dont Charpentier subira par ailleurs la toute-puissance), il avait besoin d’un nouveau compositeur.
Remarqué par Louis XIV, Charpentier, dont la santé est altérée, ne peut de ce fait pas postuler pour la chapelle royale. Il enseignera la musique chez des jésuites et à Philippe d’Orléans. Il reçoit plusieurs commandes pour de célèbres institutions (l’Académie française, l’Abbaye de Port-Royal, etc.) et sera nommé en 1698 maître de musique à la Sainte Chapelle.
Mort à Paris le 24 février 1704 à 61 ans, Charpentier tient une place majeure dans la musique de son époque, ayant composé nombre d’œuvres religieuses ou profanes. Il fut souvent concurrencé et effacé par J.-B. Lully, mais connaît aujourd’hui une certaine vague de succès (c’est une partie de son Te Deum qui est devenue l’hymne de l’Eurovision). De plus, en France, on essaie de le “réhabiliter“ par le biais notamment de la Société Marc-Antoine Charpentier.