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Actualité du site - 20 juin 2010 (voir tout) La dernière mise à jour de l'année avec la dernière énigme de l'année. On vous donne rendez-vous à la rentrée en septembre. La grande nouveauté concernera une rubrique dédiée au baccalauréat 2011 avec des dossiers, des analyses et des biographies optimisées. Bonnes vacances musicales...

Biographie de Marc-Antoine Charpentier

Naissance, famille

Né en 1643 à Paris, Marc-Antoine Charpentier, chose rare, n’a pas dans sa famille d’antécédents musicaux : son père Louis, maître écrivain, a la charge d’établir des documents officiels pour le Parlement ou pour le Châtelet notamment. Parmi ses deux frères et ses trois sœurs, aucun ne se dirigea vers la musique mais sa sœur élisabeth épousa en 1662 un “maître de danse et joueur d’instruments“, Jean-édouard. Ce dernier et Charpentier se fréquentèrent particulièrement.

études et carrière musicale

Rome

En 1665, il part à Rome pour quelques années. Il y apprend la peinture, mais y fréquente aussi Giacomo Carissimi, célèbre compositeur de l’époque, qui lui enseigne la musique et exerce sur le jeune homme une influence déterminante pour la suite.

Retour à Paris

Revenu à Paris vers 1670, il est choisi deux années plus tard par Molière pour écrire la musique de pièces de théâtre (par exemple Le malade imaginaire, Circé,...). En effet, l’écrivain s’était encore brouillé avec Jean-Baptiste Lully (dont Charpentier subira par ailleurs la toute-puissance), il avait besoin d’un nouveau compositeur.

Versailles

Remarqué par Louis XIV, Charpentier, dont la santé est altérée, ne peut de ce fait pas postuler pour la chapelle royale. Il enseignera la musique chez des jésuites et à Philippe d’Orléans. Il reçoit plusieurs commandes pour de célèbres institutions (l’Académie française, l’Abbaye de Port-Royal, etc.) et sera nommé en 1698 maître de musique à la Sainte Chapelle.

Mort, renommée, œuvre

Mort à Paris le 24 février 1704 à 61 ans, Charpentier tient une place majeure dans la musique de son époque, ayant composé nombre d’œuvres religieuses ou profanes. Il fut souvent concurrencé et effacé par J.-B. Lully, mais connaît aujourd’hui une certaine vague de succès (c’est une partie de son Te Deum qui est devenue l’hymne de l’Eurovision). De plus, en France, on essaie de le “réhabiliter“ par le biais notamment de la Société Marc-Antoine Charpentier (cf. adresse ci-dessous).

Références