Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1804 | • 1800 | • 1804 | • 1805 | • 1814 | • 1821 | • 1830 | • 1830 | • 1850 | † 1857 |
| Naissance 01/06/1804 | Mort 15/02/1857 | Nation Russie | Époque musicale Romantique |
Né le premier juin 1804 à Novospasskoï dans la région de Smolensk (Russie), Mikhaïl Ivanovitch Glinka est très vite attiré par la musique et par les sonorités en général. À 13 ans, il entre à l’Institut des enfants nobles de Saint-Pétersbourg, d’où il sortira polyglotte (allemand, anglais, français, latin, et persan) et très cultivé. Il poursuit ensuite des études musicales auprès de nombreux professeurs d’Europe centrale, et notamment à Berlin avec Siegfried Dehn, ancien élève de Ludwig van Beethoven.
En 1836 est créé l’opéra Une vie pour le Tsar aussi nommé Yvan Soussanine qui est son premier chef-d’œuvre et le premier opéra national russe. Glinka compose ensuite, de 1837 à 1842, Russlan et Ludmilla, d’après Pouchkine. Il s’agit de nos jours de sa composition la plus jouée et celle qui a tracée la voie à ses successeurs : Modest Moussorgski, Nicolaï Rimski-Korsakov, Piotr Illitch Tchaïkovski,...Ce dernier déclara à son propos : “Toute notre école est contenue dans la musique de Glinka, de même que le futur chêne est renfermé dans un gland“.
Glinka meurt le 15 février 1857, considéré par tous comme le père de la musique russe. Glinka a composé également de remarquables tableaux symphoniques tels que Kamarinskaïa, (1848) directement inspirée de thèmes populaires russes dans lesquels il a su puiser son inspiration, Nuit d’été à Madrid (1848), Jota aragonaise (1845) inspirées de thèmes empruntés à l’Espagne lors d’une visite en 1845, mais aussi une Symphonie ukrainienne inachevée (1852). On lui doit encore quelques compositions de moindre importance telles que des quatuors vocaux, chœurs profanes ou religieux et de la musique instrumentale de chambre.