Olivier Messiaen est l’une de la figure majeure de la musique française du vingtième siècle.
Né le 10 décembre 1908, à Avignon, il est le fils d’un professeur d’anglais, Pierre Messiaen et de la poétesse Cécile Sauvage, auteur notamment de L’âme en bourgeon. Dès sa jeunesse, il a su se forger un style très personnel, immédiatement reconnaissable. On lui distingue principalement deux période. La période de jeunesse, où les éléments de son style s’affinent peu à peu.
C’est l’époque du Tombeau resplendissant, des Offrandes oubliées, des Petites liturgies, de L’ascension, des Visions de l’âme,... En 1936, il fonde avec André Jolivet, Daniel Lesur et Yves Baudrier le groupe Jeune France qui, sous le patronage d’Hector Berlioz, veut remettre l’Homme au centre des préoccupations musicales. De 1940 à 1942, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est interné au stalag (Görlitz), où il compose et fait exécuter son Quatuor pour la fin du temps.
C’est à cette époque qu’il s’aperçoit qu’il connaît Pelléas et Mélisande de Achille Claude Debussy par cœur. En 1948, il compose la très vaste Turangalïla Symphonie, très achevée, qui met fin à cette période. C’est à partir de ce moment une période de crise artistique de Messiaen, où il composera Modes de valeurs, de rythme et d’intensités, qui prendra fin par la systématisation de l’emploi des chants d’oiseaux, qui jusque là n’avaient qu’une fonction décorative.
Messiaen écrit alors une suite de chefs-d’œuvres comme le Réveil des oiseaux, Les oiseaux exotiques, Le catalogue d’oiseau, Chronochromie, Couleurs de la cité céleste, Sept Haïkaï,... Son testament musical, rassemblant l’ensemble de ses préoccupations, est l’opéra Saint François d’Assise. Comme Robert Schumann, il a trouvé son interprète idéale dans son épouse, Yvonne Loriod, qui l’accompagnait toujours dans ses quêtes ornithologiques. Il meurt le 27 avril 1992 à Clichy-la-Garenne.
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