Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1671 | • 1643 | • 1700 | • 1729 | • 1750 | • 1750 | • 1751 | † 1751 |
| Naissance 08/06/1671 | Mort 17/01/1751 | Nation Italie | Époque musicale Baroque |
Né à Venise le 14 juin 1671, Tomaso Albinoni est l’aîné d’une famille très aisée de marchands de papier, ce qui lui offrira par la suite le privilège de pouvoir composer sans contrainte matérielle, contrairement à la plupart de ses contemporains. Albinoni n’a toutefois pas reçu d’éducation musicale prestigieuse, car il prétendait en exercer en amateur et ne pas vouloir en vivre, se déclarant ainsi Musico di violino dilettante veneto jusqu’en 1711. Il aurait cependant été élève de Giovanni Legrenzi et a pris des cours de violon et de chant, jusqu’à devenir un professeur paticulièrement apprécié dans ces domaines.
En 1705, Albinoni épouse la cantatrice Margherita Raimondi, qui décèdera en 1721. En 1709, après le décès de son père, il laisse l’entreprise familiale (qui aurait dû lui revenir en tant qu’aîné) à ses deux frères cadets.
Même si la date officielle de sa mort est fixée au 17 janvier 1751, l’absence totale de documents concernant les dix dernières années de sa vie peut laisser penser qu’il serait plutôt mort vers 1740-41, peut-être d’une maladie.
Albinoni, sans égaler le talent de son ami et concitoyen Antonio Vivaldi, a été un compositeur célèbre de son vivant, oublié jusqu’à nos jours et redécouvert grâce à son Adagio...dont il n’est même pas l’auteur (! ce serait un arrangement d’un fragment de Sonate effectué par le biographe italien d’Albinoni, Remo Giazzoto, dans le milieu du XXème siècle, qui aurait été attribué à Albinoni).