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Né à Paris le 27 mars 1851, Vincent d’Indy est cependant originaire du midi de la France (sa famille tire ses racines de la région du Vivarais, correspondant approximativement à l’actuelle Ardèche). Suite à l’accouchement, sa mère meurt (Antonin, le père, se remariera en 1855) et Vincent sera principalement élevé par Thérèse, sa grand-mère, pianiste amateur qui, quoique sévère, lui donnera ses premières leçons de musique.
De 1862 à 1865, il étudie le piano avec Louis Diémer (1843-1919) et commence dès 1864 l’harmonie auprès d’Albert Lavignac (1846-1916), qui lui conseillera en 1867 de commencer l’instrumentation (un oncle de Vincent, Saint-Ange, le familiarisera avec le Traité d’instrumentation de Hector Berlioz). En 1865, la famille d’Indy déménage au 7 de l’avenue Villars (à proximité des Invalides).
Après un voyage en Afrique du Sud (1864), Vincent se rend dans le nord de France ainsi qu’en Belgique et en Prusse (Cologne, Aix-la-Chapelle,...). Grand voyageur, il se rendra, après avoir passé son baccalauréat (1869), en Italie, en Suisse (pays qui l’intéresse particulièrement) et dans le Tyrol. C’est de cette époque que datent ses premières œuvres : Quatre romances sans paroles, Angoisse et La Chanson des aventuriers de la Mer.
La guerre contre la Prusse commence en 1870 et il s’engage comme volontaire. Après la défaite, il étudiera le droit pendant deux ans. Puis, ayant montré quelques unes de ses compositions à César Franck (vers octobre 1872), il deviendra son élève pour apprendre l’art de la fugue, la composition et, à partir de 1873, l’orgue (il en obtiendra le second, puis, en 1875, le premier accessit). Cette même année, il se rendra en Prusse : à Weimar et à Tützing, où il rendra respectivement visite à Franz Liszt et à Johannes Brahms, ainsi qu’à Bayreuth, où il put apercevoir Richard Wagner, dont il appréciera énormément l’œuvre (il rédigera un compte-rendu à la fois enthousiaste et lucide sur la Tétralogie de l’Allemand). Son périple ne s’arrête pas là : Cologne, Leipzig, Dresde, Vienne, Munich sont autant de villes qui lui ouvrent leurs portes. En 1875, il épouse sa cousine germaine Isabelle de Pampelonne.
Jusqu’en 1978, d’Indy, qui continue ses voyages à travers l’Europe, sera organiste à Saint-Leu-La-Forêt, timbalier remplaçant à l’Opéra-Comique ainsi que chef de chœurs et timbalier aux Concerts Colonnes. En 1890, suite au décès de Franck, d’Indy est nommé président de la Société Nationale de Musique, dont il était secrétaire depuis 1876. En 1891, d’Indy crée son Quatuor à Cordes. Il devient l’année suivante membre d’une commission qui doit réformer le Conservatoire et Chevalier de la Légion d’honneur. De plus, il succède à Guiraud au poste de professeur de composition au Conservatoire.
Le 6 juin 1894, Charles Bordes, Alexandre Guilmant et d’Indy, réunis dans la salle de la maîtrise de Saint-Gervais avec l’abbé Noyer (premier vicaire), l’abbé Chappuy (vicaire de Saint-François Xavier) et l’abbé Perruchot (alors maître de chapelle de Notre-Dame des Blancs Manteaux), fondent une “Société de propagande pour la divulgation des chefs-d’œuvre religieux“. Mais le titre est trop long et Bordes propose de lui substituer celui de Schola Cantorum, aussitôt adopté. Initialement créée pour l’étude de la musique religieuse, cette école de musique devint une école supérieure d’enseignement musical. En 1905, le 19 décembre, sa femme meurt. À partir de 1906 et jusqu’en 1922, il est membre du jury du Conservatoire de Lyon. Entre 1914 et 1918, d’Indy reste à Paris et donne des cours à Caroline Janson qu’il épousera en 1920.
Vincent d’Indy meurt à Paris le 2 décembre 1931. Il fut l’artisan principal, sous le label “Ars gallica“, de la création d’une musique “française“. Vincent d’Indy est connu pour la radicalité de ses engagements racistes et nationalistes, développés plus particulièrement au cours de l’Affaire Dreyfus (il participa activement à la Ligue de la patrie française (rassemblement de gens de lettres d’extrême-droite). Son œuvre n’est guère séparable de son antisémitisme forcené puisque la Légende de Saint-Christophe est sans doute le seul opéra antisémite de la musique française ! De plus, selon D’Indy, l’invention musicale ne pouvait être l’œuvre des juifs, qui ne pouvaient qu’imiter.
Vincent d’Indy imprima un caractère réactionnaire durable à la musique française, à tel point que son disciple Jacques Chailley, qui devint directeur de la Schola Cantorum, dressa de lui-même, au début de l’Occupation, une liste des étudiants juifs et demi-juifs du Conservatoire. Réactionnaire également en politique, d’Indy le fut aussi en musique: partisan de l’“harmonie“, il s’opposa aux inventions musicales de Béla Bartók et de Arnold Schönberg. Cette attitude se transmit d’ailleurs elle aussi à la musique officielle, et explique la haine dont fut l’objet la révolution formelle menée par Pierre Boulez.
On dirait que cette biographie manque de références...
Dernière modification de cette biographie le 06/06/2010 à 21:19:49.