Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1540 | • 1400 | • 1572 | • 1597 | • 1600 | • 1607 | † 1623 |
| Naissance vers 1540 | Mort 04/07/1623 | Nation Angleterre | Époque musicale Renaissance |
Né à Londres (ou à Lincoln...) en 1539 (ou en 1540...), William Byrd n’a pas laissé beaucoup de traces sur sa naissance et sa famille (mais vous l’aviez déjà compris).
Élève puis ami de Thomas Tallis, il devient organiste de la cathédrale de Lincoln en 1563 (nommé le 27 février). Il y restera jusqu’en 1572. Il est ensuite à Londres, où il joue à la Chapelle Royale avec T. Tallis. En 1575, la reine Elizabeth Ière leur concède le monopole de la vente, de l’édition et de l’importation des partitions et du papier à musique.
Byrd peut être considéré comme un musicien de cour anglican, quoiqu’il ait consacré ses dernières années à la liturgie catholique. Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l’attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres furent interdites en Angleterre sous peine d’emprisonnement; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.
Mort le 4 juillet 1623 à Londres, Byrd occupe une place de premier ordre dans la musique de son époque. Il enseigna entre autres à Thomas Morley.