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Alberto Ginastera : biographie

« Entre folklore argentin et musique savante »

Introduction musicale : écouter Malambo pour piano (1940)

  • Nom Ginastera Prénom Alberto Nation Argentine
  • Naissance 11/04/1916, à Buenos Aires (Argentine) Mort 25/06/1983, à Genève (Suisse) Époque musicale Contemporaine

Alberto Ginastera est né à Buenos Aires d’un père catalan et d’une mère italienne, pas particulièrement musiciens. Parallèlement à la création de son premier ballet Panambi en 1937, il s’inscrit au Conservatoire national de musique d’où il sortira avec les honneurs. Il étudie au conservatoire Williams de sa ville natale dont il sort diplômé en 1938, après avoir obtenu une médaille d’or en composition en 1935. Il enseigne ensuite au Liceo Militar General San Martín.

Au début des années 40, il créé son œuvre la plus fameuse : le ballet Estancia op. 8 (écouter le début). Grâce à une bourse Guggenheim, il effectue un séjour aux États-Unis entre 1945 et 1947, où il étudie auprès d’Aaron Copland à Tanglewood. Puis, fort des compliments de ce dernier qui le voit comme l’un des créateurs argentins les plus prometteurs, il retourne à Buenos Aires pour s’impliquer fortement dans la vie culturelle et musicale de son pays : il co-fonde la Liga de Compositores et le Centre latino-américain des études musicales (où il enseigne jusqu’en 1962) et fonde son propre Conservatoire à La Plata en 1949 puis à Banfield en 1951. Sa notoriété lui rapporte des étudiants comme Astor Piazzolla, Alcides Lanza, Waldo de los Ríos, Jacqueline Nova et Rafael Aponte-Ledée.

En 1965, il est nominé à l’Académie Américaine des Arts et des Sciences.

En lutte avec la censure persistante qui sévit en Argentine après la révolution, Ginastera déménage aux États-Unis en 1968, en Europe en 1970 puis à Genève l’année suivante. Cette ville lui inspire sa Cantata Milena op. 37 (1971 ; écouter des extraits).

Il meurt à Genève le 25 juin 1983 où il est enterré au Cimetière des Rois.

Œuvre

Ginastera a composé quatre opéras, deux ballets, trois motets, des lieder, de la musique de scène et de film (par exemple pour Malambo d’Alberto de Zavalía, 1942), ainsi qu’une symphonie, une ouverture, trois quatuors à cordes, un concerto pour harpe, un pour violon, deux pour piano, deux pour violoncelles, trois sonates pour piano et d’autres pièces instrumentales.

Dès ses premières partitions, des motifs rythmiques ou mélodiques sont inspirés du folklore argentin (en témoigne Malambo op. 7 : voir en haut de page). Son style se caractérise principalement par une harmonie polytonale et des rythmes ternaires percussifs (le rythme « trois croches une noire pointée » revient dans ses œuvres comme une marque de fabrique). Ses travaux sont un savant mélange de folklore et de tradition savante, avec une préférence marquée pour le principe du sérialisme proposé par Arnold Schönberg. Malgré son caractère atonal, un certain lyrisme anime son deuxième concerto pour violoncelle (composé en 1980 pour sa deuxième épouse qui était violoncelliste : écouter le début).

Ginastera a classé son œuvre en trois périodes : "nationalisme objectif" (1934-1948), nationalisme subjectif (1948-1958) et néo-expressionnisme (1958-1983). Outre différentes caractéristiques distinctives, ces périodes diffèrent dans leur utilisation d’éléments musicaux argentins traditionnels. Les œuvres de la première période intègrent ainsi des éléments du folklore argentin de manière très directe, alors que les suivantes utilisent ce folklore de manière plus abstraite.

Sa Cantata para América Mágica (1960, créée en 1963 par le Los Angeles Percussion Ensemble sous la direction de Henri Temianka et William Kraft) pour soprano et 53 percussions est basée sur de vieilles légendes pré-colombiennes.

On retrouve une partie de sa première Sonate pour piano dans le film Le Concours (The Competition, 1980).

Ginastera et le rock progressif

Sa Toccata a été reprise par le groupe Emerson, Lake & Palmer dans son album Brain Salad Surgery (1973). En effet, Keith Emerson avait rencontré le compositeur en Suisse en 1973 et lui avait présenté son adaptation du quatrième mouvement du premier Concerto pour piano de Ginastera (d’où est tirée la toccata). Ce dernier s’était alors exclamé "Terrible !", plongeant le pauvre Emerson dans le désarroi. C’est la femme de Ginastera qui intervient pour dissiper l’incompréhension en indiquant à Emerson que cette exclamation est utilisée de manière enthousiaste en espagnol.

Rechercher des œuvres de Ginastera sur Youtube.

Ressources liées pour Alberto Ginastera

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