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Alfredo Casella : biographie

« Un postromantique italien »

Introduction musicale : écouter la Tarentelle (1934)

  • Nom Casella Prénom Alfredo Nation Italie
  • Naissance 25/07/1883, à Turin (Italie) Mort 05/03/1947, à Rome (Italie) Époque musicale Moderne

Alfredo Casella naît le 25 juillet 1883 à Turin, dans une famille où l’on trouve déjà plusieurs musiciens. Ainsi, son grand-père était violoncelliste (notamment au Théâtre San Carlo de Lisbonne, puis à la Chapelle Royale de Turin où il tenait la partie solo) et ami de Niccolò Paganini. Le père (Carlo) et les oncles d’Alfredo étaient également violoncellistes professionnels. Quant à sa mère, pianiste, elle lui donnera ses premiers cours de musique.

En 1896, Alfredo Casella est admis au Conservatoire de Paris, où il apprend le piano et la composition, respectivement sous la direction de Louis Diémer et de Gabriel Fauré. Parmi ses condisciples se trouvent notamment Georges Enesco ou Maurice Ravel. La richesse de la vie musicale parisienne lui permettra de rencontrer nombre de ses contemporains, parmi lesquels Igor Stravinski, Falla, Busoni, Gustav Mahler ou encore Richard Strauss et Achille Claude Debussy. Ce dernier trouve rapidement un fervent admirateur en la personne d’Alfredo, subjugué par le Prélude à l’après-midi d’un faune qu’il a entendu en 1898. Toutefois, l’œuvre de l’Italien est plus marquée par le romantisme, à l’instar de Strauss ou de Mahler, que par l’impressionnisme de son idôle. Casella enseigne ensuite le piano au Conservatoire et y assiste Alfred Cortot. En parallèle, il contribue en tant que chef d’orchestre à faire connaître Mahler en France.

En 1905 et 1908, il écrit sa première symphonie, dont il dirigera lui-même la première à Monte Carlo en 1908. La première guerre mondiale le ramène en Italie. Il y enseigne de 1915 à 1923 le piano à l’Académie nationale de Sainte Cécile (Rome), puis à l’Académie de l’Institut romain, et s’affirme comme l’un des plus fameux pianiste virtuose italien de sa génération. 

Le Trio italien qu’il forme à partir de 1930 avec Arturo Bonucci (violoncelle) et Alberto Poltronieri (violon), et pour lequel il compose notamment la Sonate à trois ou le triple concerto, rencontre un succès certain en Europe et aux États-Unis, et certaines de ses compositions, les plus connues, profitent largement de la réputation qu’il acquiert : c’est le cas d’œuvres comme A Notte Alta (1917), la Sonatine, Nove Pezzi (1914) ou encore les six études pour piano (op. 70, 1942-1944).

En 1923, avec Gabriele d’Annunzio et Gian Francesco Malipiero, il fonde la Société de la musique nouvelle, dont le but est de promouvoir la musique italienne de l’époque. De même, lui et le poète Ezra Pound contribuent à la redécouverte et à la reconnaissance mondiale de l’œuvre de son illustre compatriote Antonio Vivaldi en organisant la Semaine Vivaldi. En 1947, l’homme d’affaires vénitien Antonio Fanna fondera d’ailleurs l’Institut italien Antonin Vivaldi (dans le but toujours de promouvoir et de rééditer l’œuvre du compositeur baroque) dont Malipiero sera le directeur artistique.

Casella connaît son plus grand succès avec son ballet La Giara (1924), d’après un scénario de Luigi Pirandello. Citons également Italia (rhapsodie pour orchestre, opus 11, 1909), le Concerto romain, la Partita et Scarlattiana pour piano et orchestre, les concertos pour violon et pour violoncelle,...Ses sonates pour violoncelle, sa sonate pour Harpe ou encore sa musique pour flûte et piano sont régulièrement jouées.

De 1927 à 1929, il dirige le Boston Pops orchestra (lui-même dépendant de l’orchestre symphonique de Boston). Il meurt à Rome le 5 mars 1947.

Ressources liées pour Alfredo Casella

Commentaires des internautes

Anonyme, le 27/01/2013 à 15h56
Vous auriez pu vous attarder sur ses symphonies, superbes!

Anonyme, le 30/04/2016 à 5h10
J’ai entendu dire qu’il était un peu fasciste. Que pouvez vous en dire ?

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