« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »
Petites annonces musicales | guitariste pour groupe chants de marins | Assisi Suono Sacro et le Peregrinandi Trio à Paris | CHERCHE CHANTEUSE
Inscription Mot de passe oublié

Carl Tausig : biographie

« Bon élève de Liszt et disciple de Wagner »


  • Nom Tausig Prénom Carl Nation Pologne
  • Naissance 04/11/1841, à Varsovie (Pologne) Mort 17/07/1871, à Leipzig (Allemagne) Époque musicale Post-romantique

Biographie

Carl Tausig est né le 4 novembre 1841 à Varsovie. Il prend ses premières leçons de piano auprès de son père, Aloys Tausig, pianiste mais aussi compositeur, lui-même ancien élève de Sigismund Thalberg.

Formation et mentors

À l’âge de 14 ans, grâce à Aloys, il rencontre Franz Liszt à Weimar et devient l’un des élèves préférés du maître, voyageant même avec lui au cours de ses tournées de concert. Auprès du virtuose austro-hongrois, il étudie non seulement le piano, mais aussi le contrepoint, la composition et l’orchestration.

Richard Wagner, qu’il rencontre à 16 ans à Zurich, lui fait forte impression et Tausig devient rapidement un adepte et même un ami de l’Allemand, l’accompagnant autant que possible au cours de ses voyages. Tausig transcrira pour piano de nombreux opéras de Wagner, et organisera la rencontre de ce dernier avec Peter Cornelius.

Notre protagoniste aura également l’occasion de rencontrer et de sympathiser avec Johannes Brahms (niveau relations, on va dire qu’il est au point).

Carrière (de pianiste)

C’est en 1858, à 17 ans, que Carl Tausig fait ses grands débuts à Berlin, sous la direction du chef d’orchestre Hans Guido von Bülow (un autre élève de Liszt). Les critiques sont plutôt négatives : on trouve son jeu arrogant et plus fait de bruit que de musique, on lui reproche des “excentricités lisztiennes”, la presse berlinoise va jusqu’à dire que son style "marteau" les rend presque fous (et pas de bonheur).

Indulgents, d’autres critiques considèrent toutefois le jeune âge de l’interprète comme une circonstance atténuante et reconnaissent que son jeu devrait s’améliorer considérablement en gagnant en maturité.

Tausig vs Rubinstein

On l’a vu, l’accueil réservé à Tausig n’est pas des plus triomphaux. Pourtant, la pianiste américaine Amy Fay (1844-1928) déclarera un jour : "donnez-moi Anton Rubinstein pour quelques pièces, mais Tausig pour la soirée", le style trop virulent du premier lui donnant la migraine…

Au cours des deux années suivantes, Tausig donne des concerts dans plusieurs villes allemandes. En 1862, il passe de Dresde à Vienne, où il interprète des œuvres modernes (pour l’époque, évidemment), dont ses propres poèmes symphoniques, et crée même la Sonate pour deux pianos de Brahms, en coopération avec son auteur (17 avril 1864). Malheureusement, Vienne ne le reçoit pas triomphalement et le succès financier n’est pas non plus au rendez-vous. Il se retire alors quelque peu de la vie publique, en profitant pour épouser la pianiste Seraphine von Vrabely en 1865. La même année, il ouvre une école de piano (la Schule des Höheren Klavierspiels) à Berlin, mais elle fermera quelques années plus tard. Parmi ses élèves, citons Oskar Raif.

Dès 1871, Carl Tausig rejoint les soutiens au projet de construction du Théâtre de Bayreuth (ce sont alors les balbutiements du Festival de Bayreuth), et élabore une stratégie destinée à récolter l’argent nécessaire. Il entame une tournée de concerts bien plus acclamés que les précédents, son retrait temporaire de la scène ayant été apparemment bénéfique, et qui le conduisent jusqu’en Russie.

Malheureusement, tous ses efforts le fatiguent et l’affaiblissent. Le 17 juillet 1871, à l’âge de 29 ans, il meurt de la fièvre typhoïde à Leipzig. Il est enterré à Berlin, sous une tombe portant un épitaphe de Wagner lui-même.

Œuvre, renommée

Le pianiste

Des contemporains l’ont considéré comme le plus doué des élèves de Liszt, égalant par sa virtuosité le maître lui-même. Anton Rubinstein le surnomma “l’infaillible”. Et quand un autre élève de Liszt, Eugen d’Albert, sera plus tard surnommé par celui-ci "le nouveau Tausig", ce n’était pas comme vous vous en doutez un petit compliment…À la différence de Liszt, notons que Tausig jouait toutefois en restant aussi immobile que possible, détestant le “spectacle” d’un pianiste aux mouvements trop larges. Le seul signe de tension qu’on décelait chez lui pendant les périodes les plus techniques de ses récitals était un léger tiraillement d’un coin de la bouche…

Le compositeur

En tant que compositeur, Carl Tausig n’a écrit qu’une dizaine d’œuvres et pièces pédagogiques pour piano peu connues de nos jours (écouter une Étude de concert, op. 1). Il a en revanche effectué nombre de transcriptions pour piano d’œuvres d’autres compositeurs : Wagner bien sûr (Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, La Walkyrie,…), mais aussi Johann Sebastian Bach (ex. : Toccata et fugue en ré mineur : écouter ci-dessous), Ludwig van Beethoven, Liszt,…

Ressources liées pour Carl Tausig

Commentaires des internautes

Soyez le premier à poster un commentaire sur cette page !

Pour un problème technique, utilisez le formulaire de contact ! Les messages inappropriés seront modérés avant que vous n’ayez pu prononcer prd krt skrz drn zprv zhlt hrst zrn.

Le saviez-vous ?

La cérémonie du 18 janvier 2007, en hommage aux Justes de la Seconde Guerre Mondiale, fut mise en scène par Agnès Varda sur une musique de Francis Poulenc, “Figure humaine“, cantate composée en 1943 sur huit poèmes de Paul Eluard.

Nouveautés sur Symphozik

05/11 : 20 questions sur l’oreille absolue, accompagnées de deux Q.C.M.

18/10 : Dossier sur les styles / genres musicaux et nouveau Q.C.M. sur le jazz.

13/10 : Dossiers sur le Lied et la mélodie et sur les rapports entre musique et littérature. Bonne lecture !