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Darius Milhaud : biographie

« Bonhomie et polytonalité »


  • Nom Milhaud Prénom Darius Nation France
  • Naissance 04/09/1892, à Marseille (France) Mort 22/06/1974, à Genève (Suisse) Époque musicale Moderne

Enfance et formation

Milhaud naît le 4 septembre 1892 à Marseille. Il grandit dans une famille juive en Provence. Se définissant lui-même comme « Français de Provence et de religion israélite », son inspiration sera constamment placée sous le signe de cette double appartenance. Son père, commerçant et musicien amateur, lui donne un goût précoce pour la musique. Il apprend le violon et s’essaye à la composition.

C’est seulement à 17 ans qu’il entre au Conservatoire de Paris où il se lie d’amitié avec Arthur Honegger. Il étudie notamment le violon, l’harmonie, le contrepoint, la composition auprès de Charles-Marie Widor, la direction d’orchestre avec Vincent d’Indy, l’orchestration avec Paul Dukas (celui de l’Apprenti sorcier). Très doué, il assimile facilement toutes ces nouveautés.

Ses premières compositions sont déjà audacieusement avant-gardistes, et intègrent la polytonalité à partir de 1915. Ces années sont fertiles en rencontres importantes : Erik Satie, Francis James, Jean Cocteau et surtout Paul Claudel. Pendant la première guerre mondiale, Milhaud est réformé à cause de ses crises de rhumatisme (il terminera d’ailleurs sa vie en fauteuil roulant). Claudel l’emploie comme secrétaire à l’ambassade de France au Brésil. Le compositeur restera profondément marqué par les musiques sud-américaines qui influenceront notamment sa suite de danses Saudades do Brasil (1921 : écouter la n° 7).

Une carrière féconde

À son retour en France après un détour par New York où il écoute du jazz, la notoriété vient avec son appartenance au Groupe des Six. Le goût de Jean Cocteau pour le music-hall et le cirque lui inspirent le ballet pantomime Le Bœuf sur le toit (1920 : écouter le début).

Il retourne aux États-Unis en 1922 pour y jouer ses compositions au piano et donner des conférences dans les grandes universités. Grand voyageur, il parcourt l’Europe, puis se consacre à la composition et à l’enseignement. La Seconde Guerre mondiale le force à fuir le régime nazi qui le menace à la fois comme juif et comme "compositeur dégénéré". Il s’exile donc aux États-Unis où il enseigne pendant plusieurs années en Californie. À partir de 1947, il partage son temps entre son poste de professeur au Conservatoire de Paris et les Etats-Unis.

Sa carrière est couronnée en 1971 par le Grand Prix international de la musique et par un fauteuil à l’Académie des Beaux-Arts. Il s’éteint le 22 juin 1974 à Genève, à l’âge de 81 ans. Selon ses souhaits, il est enterré dans le carré juif du cimetière d’Aix-en-Provence, sa chère Provence à laquelle il a consacré tant de pages.

Son style

La musique de Milhaud lui ressemble : généreuse, abondante (plus de 400 numéros), lumineuse, jaillissante. Curieux de tout, il est profondément touché par le folklore brésilien. Grand voyageur, il retient aussi la leçon du jazz : écouter un extrait du ballet La Création du monde (1923). Mais il se dit provençal avant tout : Suite provençale (1936 : écouter l’introduction).

La polyrythmie et la polytonalité caractérisent son style. Il les utilise comme l’ail dans la cuisine provençale : pour épicer sa musique ; il baigne ainsi des mélodies d’allure populaire dans un climat acide et grinçant. Quant au Groupe des Six, il le voit plus comme un canular de journaliste que comme un vrai courant musical. Il en retient cependant le rejet du wagnérisme comme du debussysme, le goût pour la simplicité (au moins apparente), pour la musique populaire (jazz, cabaret) et pour le pied de nez. Exemple : Scaramouche pour 2 pianos (1937 : écouter le 1er mvt).

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