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Comment faites-vous pour reconnaître mozart, Beethoven, Bach, Chopin,

« Comment faites-vous pour reconnaître mozart, Beethoven, Bach, Chopin, »

Avez-vous vos techniques ?
Beethoven est très répétitif, Bach utilise l’art de la fugue mais en avez-vous d’autres ?

Merci.

Anonyme
le 02/08/2011 à 12:49

Bonsoir.
Il y a des techniques pour reconnaitre à l’écoute un compositeur en se basant sur son langage, ce qui demande une bonne oreille et également une connaissance du compositeur en question. D’abord, on retient surtout un style avant de percevoir les traits d’un compositeur.

Dire que Beethoven est répétitif est un non-sens. La répétition de motif mélodique fait parti en revanche du langage des musiciens classiques auxquels Beethoven appartient. Les classiques construisent leur phrase à partir d’une cellule rythmique qu’ils répètent selon plusieurs schémas d’accord prédéfinis qui peut donner l’impression d’une question-réponse.
ex: la petite musique de nuit de Mozart.

Après Beethoven a des éléments en plus su style classique qui lui sont propres. La cellule rythmique est généralement plus courte, moins marquée, parfois plus obsessionnelle. (ex: cinquième et troisième symphonie). Sa couleur orchestrale est plus dense, avec des accents (sforzando) sur les temps faibles. etc etc .

Il faut connaître sur le bout des doigts plusieurs œuvres représentatives d’un même compositeur avant de réussir à le reconnaitre en se basant sur plusieurs éléments et paramètres musicaux.

Cordialement.

Franck.


Symphozik

le 09/08/2011 à 4:06

L’écoute, l’écoute et / ou la lecture de partition, ainsi que l’écoute et la lecture de partition restent la seule solution pour appréhender à la fois les tiques des compositeurs et les petites choses inéfables qui constituent le langage de chacun d’eux. Plus compliqué: reconnaître les différentes périodes de la vie d’un compositeur...Particulièrement interessant chez Beethov


Prigenthu

le 15/09/2011 à 18:52

Salut, pour ma part je suis plutôt jeune (15 ans)
Je n’ai donc pas entendu beaucoup de classique mais j’arrive à repérer (sans forcément y prêté attention) facilement si c’est Mozart, Chopin, Beethoven, Vivaldi et Stravinsky. Ça fait tilt automatiquement dans mon cerveau, c’est comme si je comparais constamment les oeuvres que j’entends avec les oeuvres des musiciens que je connais pour y déceler des ressemblances.

Anonyme
le 14/07/2015 à 7:58

Il faut surtout écouter, écouter, écouter, sans forcément faire d’effort, en se laissant pénétrer par la mélodie, l’harmonie, le rythme.

Indépendamment de l’analyse (discipline musicale de plein exercice, fort exigeante), on arrive à reconnaître “naïvement“ les compositeurs par leurs tics d’écriture : Vivaldi, Mozart, Bach, par exemple, sont facilement identifiables après quelques secondes d’écoute. Parfois même, une seule seconde suffit.
Schubert aussi se reconnaît assez vite, par le climat harmonique et affectif qui lui est propre. Une forme de mélancolie tranquille bien particulière.
Mais en procédant ainsi, il peut arriver aussi qu’on se trompe.
Ainsi le jeune Beethoven a eu Haydn pour professeur et
dans ses œuvres de jeunesse, il ne s’est pas encore dépris de l’écriture classique : hé oui, le romantisme restait encore à inventer.
Je me suis souvent laissé prendre en prenant par exemple une œuvre en marche sur Radio Classique sans avoir entendu l’annonce. Combien de fois j’ai attribué comme ça au vieux Josef des œuvres qui revenaient en fait au jeune Ludwig !
Mais à force d’entendre beaucoup de musique, ça finit par venir.
C’est comme reconnaître une voix au téléphone ou une écriture sur une enveloppe : pas besoin de “technique“, ça se fait tout seul.

Anonyme
le 02/08/2015 à 19:16

Mozart par ses notes pointées

Anonyme
le 08/08/2015 à 14:32

Beethoven à sa perruque.


Symphozik

le 08/08/2015 à 14:54

Beethoven par une volonté . Mozart par une joie d’enfants. Avec mozart il n’y a pas de tristesse. Bach une espèce de religiosité marquée par le clavecin et chopin une beauté dans la mélancolie. Quand j’écoute la noturne n° 20 j’ai envie d’aimer et de l’offrir à mon bien aimé. Parait-il qu’il l’a écrit pour ça soeur.
Bien maintenant que j’ai trouvé ce site je vais accorder plus de temps pour y réfléchir à tout cela!
Grand merci!


mariajo

le 13/08/2015 à 14:51

Pas de tristesse chez Mozart ? Il va falloir (ré)écouter certaines oeuvres : le requiem, Don Giovanni, le 2ème mouvement du concerto pour piano no.23, l’adagio KV.540, la fantaisie KV.397, etc...
De même pour la suite : réduire Bach a la religiosité, c’est un peu dur... bien des oeuvres ne sont pas religieuses dans leur écriture : les concertos brandebourgeois, les toccatas, une partie des préludes et fugues, etc.
Ainsi, même si Chopin est certes souvent mélancolique, il peut aussi tout à fait se montrer vigoureux, voir héroïque, dans les polonaises, certains préludes, des valses, des nocturnes (qui d’ailleurs, est un nom masculin, en l’occurrence ; “une nocturne“ étant une sortie de nuit).

Bref, il ne faut pas simplement s’arrêter à certains clichés émotionnels sur les compositeurs : ils ont tous à leur disposition une palette d’émotions qu’ils utilisent dans leur grande diversité. Mozart peut être aussi mélancolique que Bach ou Chopin ou qu’un autre, ce n’est pas ça qui les différencie, je pense.


Rafiki

le 23/08/2015 à 1:34

Bonjour, tout est une question d’ecoute journalière, en se familiarisant avec les plus grands compositeurs. Pour ma part, j écoute la musique classique depuis quarante ans....à force je reconnais tout de suite le compositeur et le morceau écoute. Je me consacré depuis plusieurs mois à écouter tous ces ’’petits’’ compositeurs dont on n’entend jamais parler et qui valent vraiment la peine d’être connus et écoutes. Ils sont très nombreux et leur musique est sublime. Qui veut les découvrir avec moi ?
Armindo Dias

Anonyme
le 24/09/2015 à 12:46

Ne cherchons pas à “ étiqueter “ ces hommes qui ont vécu leur vie tant bien que mal à une époque qui n’était pas du tout facile pour eux. L’essentiel pour nous est d’écouter leur musique, de nous laisser pénétrer par les milliers de notes qui ne nous laissent pas indifférents. Quelles richesses harmoniques, quelles puissances de vie se dégagent de leurs oeuvres écrites dans les joies et les peines de leur vie. Nous sommes bénéficiaires d’une musique qui nous fait vivre, voire même, qui nous guérit de nos “blessures affectives, morales, psycho-somatiques, etc... Je répète, écoutez du Mozart tout au long de la journée, vous verrez, vous vous sentirez mieux...Laissons la musique couler en nous comme on laisse couler sur notre corps l’eau de la douche qui nous détend et nous fait du bien.
Armindo Dias


Armindo

le 27/09/2015 à 22:09

Il y a des correspondances de la musique avec les époques. Si tu as un piano tu peux être certain que ce n’est pas Bach. Bach c’est très “riche“, presque Gothique, il y a beaucoup d’instruments et c’est très ciselé. Chez Mozart il y a un sourir en coin. Des petites touches qui ne devraient pas être là. Mozart arrive un peu avant la révolution française il devrait être classé dans les lumières partie musicale, un équivalent de Rousseau ou de Kant. Avant lui il y a une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Ca commence à bouger avec lui. Après, Beethoven ou Chopin, ils(pas seulement eux) “achèvent“ la transition qu’à amorcé Mozart. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça swing mais presque par moment. Il y a un coté sombre du romantisme ambiant aussi.

Anonyme
le 13/02/2017 à 13:12

Pour reconnaître il faut d’abord connaître, donc aller souvent sur Symphozik qui vous donne toutes les clés. Notamment les dossiers “écouter“ et les biographies. Au travail ! Pardon, Au plaisir !

Anonyme
le 14/02/2017 à 11:54

Salut tout le monde :) Voici ma passion: Lien


dylan507

le 20/02/2017 à 15:54

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Le saviez-vous ?

Lors de la première représentation de sa neuvième symphonie, Ludwig van Beethoven, complètement sourd, n’entend pas les ovations du public. C’est un musicien qui le tournera vers le public en liesse.

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