« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »
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musique classique et romantique

« musique classique et romantique »

bonjour , je voudrai savoir quels sont les différences entre un compositeur classique et un compositeur romantique???
répondez vite sil vous plait merci

Anonyme
le 03/06/2013 à 18:33

et bien je dirais que “Classique“ recouvre les compositeurs de la musique du même nom (!) et je sens qu’on avance pas du tout ...
donc la musique romantique , elle, est plus ciblée dans le temps . Exemple clair : la “Symphonie Fantastique “ d’Hector Berlioz
Imparable citation , car H.Berlioz est , avec ce titre-tube, considéré comme “l’inventeur “ du Romantisme
(plus que Victor Hugo avec “Hernani“ je trouve)
A partir de cette oeuvre de Berlioz, la barre fut placée trés haut, mais une date de naissance est ainsi disponible.
Ainsi que tous les “tics“ et repères que recouvre le mot Romantique...(les sentiments - tristes et tourmentés de préférences - l’isolement de “l’Artiste“ face au monde (ennemi de lui et de son oeuvre) l’Amour incompris, les échecs douloureux ( et jamais joyeux ?!) Bref là aussi , cela a duré un long moment..et j’en connais même qui encore sont passons)...
Jusqu’à l’écoeurement des “post-romantiques“ du XIXème siècle dont les “coulures de larmes“ firent les délices du cinéma d’Hollywood
Le magnifique concerto N°2 pour piano et orchestre de S.Rachmaninov en fit les frais .

Classique recouvre aussi les compositeurs d’avant le Baroque ( qui fut un moment - un long moment - considéré comme “décadence de classique“)
en comparaison aux “purs et durs“ Bach, Rameau, et autres grands maîtres qui ont posés les jalons de la Musique Classique (j’oubliais Lully qui à posé
les bases de ce que devait être l’Opéra ...là aussi , cela à duré un long moment)

Mais tout ceci à explosé depuis longtemps (et le public avec... ) sur les conseils des “marquis de la Critique“ à qui l’on doit plus de décès que de naissance.
Restent quelques sites et autres villages gaullois de la Musique Classique qui résistent et c’est bien sympatique


Frantz 77

le 20/06/2013 à 19:12

Je ne me souviens pas du nom de l’auteur de ce merveilleux condensé ( de réponse à votre question ...):

“Le jazz commence aprés Bach “ (!)


Frantz 77

le 21/06/2013 à 10:03

Je trouve que tout ce qui précède est juste (sauf que la période dite “classique“ c’est après et pas avant le baroque). Voici quelques propositions supplémentaires :

Environ 1750-1800 : les “classiques” (Haydn, Mozart) :
C’est la période des « Lumières » en France (Aufklärung en Allemagne) qui préparent les esprits à la révolution. La notion de « classicisme » désigne ici une période où la musique atteint une sorte d’équilibre entre rigueur et fantaisie : ce style (qualifié de « divin » chez Mozart) est très structuré mais sait séduire et émouvoir sans complications inutiles. Les formes se stabilisent : forme « sonate » à 2 thèmes, sonate et concerto de soliste en 3 mvts, symphonie en 4, opéra buffa. Orchestre plus nombreux (cordes + bois, cuivres et timbales) et plus puissant.

Environ 1800-1830 : les “pré-romantiques” (Beethoven, Weber, Schubert...) :
L’esprit de la révolution française influence tous les domaines. L’artiste se libère de la servitude des princes. Il travaille pour un plus large public. Il revendique sa liberté d’expression, choisit ses livrets, s’épanche dans les Lieders. Les formes classiques commencent à être adaptées librement. Avec le perfectionnement du piano, la virtuosité se développe.

Environ 1830-1870 : les “romantiques”
Le romantisme est un mouvement qui met au premier plan l’expression de l’individu : ses sentiments, ses passions, les élans de sa sensibilité, la fantaisie de son imagination. C’est aussi le développement de nombreux thèmes, également présents dans la littérature : la liberté, le héros, la nature, l’irrationnel (mystère, ténèbres), la redécouverte du passé (Moyen Âge et Renaissance). Les formes classiques évoluent en se développant : symphonie, concerto mettant en valeur un soliste virtuose, opéra « continu ». Des formes nouvelles apparaissent : poème symphonique, musique de scène, nombreuses formes pianistiques (ballade, rapsodie...). L’orchestre est développé, les instruments portés à leur perfection (clés, pistons), les percussions davantage utilisées.

Environ 1860-1900 : les “post-romantiques”
Tous les caractères du romantisme sont poussés à leur paroxysme, parfois jusqu’à la boursouflure : expression des sentiments, musique à programme, taille de l’orchestre. Exacerbation de l’identité individuelle, mais aussi nationale : recherche des racines, inspiration du folklore. Partout où des conservatoires ont été créés (Russie, Tchécoslovaquie, Norvège…), des écoles nationales se développent. La tonalité est plus en plus mise à mal par le chromatisme (voir “Prélude de Tristan“).

Il faudrait bien sûr illustrer chaque affirmation par des exemples...


azerty

le 13/07/2013 à 14:09

J’ajoute que les périodes définies ci-dessous ne sont qu’indicatives : l’histoire n’est pas linéaire... les chevauchements sont permanents. Par exemple, Mahler est plus “romantique“ que Fauré pourtant né 15 ans avant ! Idem pour Richard Strauss et Debussy... et que dire de Rachmaninov, contemporain de Schoenberg ?!

Ce sont quand même des repères bien pratiques pour mémoriser.


azerty

le 14/07/2013 à 12:50

texte précédent : lire “ci-dessus“ et non “ci-dessous“


azerty

le 14/07/2013 à 17:49

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