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Domenico Scarlatti : biographie

« Le Liszt du Clavecin »

Introduction musicale : Sonate L.118 en fa mineur

  • Nom Scarlatti Prénom Domenico Nation Italie
  • Naissance 26/10/1685, à Naples (Italie) Mort 23/07/1757, à Madrid (Espagne) Époque musicale Baroque

La musique du baroque tardif (début XVIIIe siècle) est riche de compositeurs célèbres : Jean-Philippe Rameau et François Couperin pour la France ; Johann Sebastian Bach, Georg Philipp Telemann et Georg Friedrich Haendel pour l’Allemagne ; Antonio Vivaldi et Domenico Scarlatti pour l’Italie.

Débuts en Italie

Né à Naples le 26 octobre 1685 (la même année qu’Haendel et Bach… heureux hasard), Domenico Scarlatti est le sixième de 10 enfants. Il passe la première partie de sa vie dans le sillage de son père Alessandro, musicien très renommé et principal promoteur de l’opéra napolitain. Il a peut-être aussi été l’élève de son oncle Francesco ou Gaetano Greco. Il est possible — mais il n’y en a pas de preuve — qu’il ait fréquenté l’un des quatre conservatoires de Naples, où Alessandro enseigna quelques semaines.

En 1701, Scarlatti "junior" - oui car son père aussi aura sa bio… soyez patients ;-) - est nommé compositeur et organiste de la chapelle royale de Naples. En 1704, on le charge d’adapter, pour la représenter à Naples, la pièce ″Irène″ de Pollaroli. Peu après, son père l’envoie à Venise pour étudier avec Francesco Gasparini. Il y rencontre Thomas Roseingrave, un musicien anglais qui devait plus tard participer à la diffusion de ses œuvres à Londres. Domenico est dès cette époque un claveciniste virtuose étonnant.

En 1709, il est engagé par Marie-Casimire de Pologne, alors résidant à Rome, qui lui commande plusieurs opéras. Il est maître de chapelle à la basilique Saint-Pierre de 1715 à 1719 et se rend peut-être l’année suivante à Londres pour y diriger un de ses opéras au King’s Theatre.

Le Liszt du clavecin

Claveciniste virtuose (écouter la sonate L.262 en ré majeur), compositeur d’opéras, il est fêté dans toute l’Europe. En 1708, il a l’occasion de rencontrer à Rome le jeune Georg Friedrich Haendel venu en Italie pour parfaire son art (comme d’usage à l’époque). Une "joute" musicale est organisée pour les mettre en concurrence : peine perdue… Domenico est jugé supérieur au clavecin mais Georg l’emporte à l’orgue. Les relations entre les deux musiciens restèrent au beau fixe mais Scarlatti ne put désormais prononcer le nom de son rival sans se signer.

Suite et fin en Espagne

En 1720 ou 1721 Scarlatti réside au Portugal, à Lisbonne, enseignant la musique à la princesse Maria Magdalena Barbara. Il retourne à Naples en 1725 puis s’installe de façon définitive à Madrid en 1729 pour y redevenir maître de musique de cette princesse qui s’est entre temps mariée avec l’héritier du royaume d’Espagne. Maria Barbara devient reine d’Espagne et lui conserve toujours sa confiance et sa protection. C’est donc en Espagne qu’il termine sa carrière, composant quelque 555 sonates (écouter la L413 en ré mineur), qu’il nomme modestement essercizi (leur enregistrement par Scott Ross a nécessité... 35 CD !!!).

Domenico Scarlatti meurt à Madrid le 23 juillet 1757.

Œuvre

Scarlatti est surtout célèbre pour ses ″sonates″ : ce sont en fait des pièces de coupe binaire avec reprises (comme les danses de la forme « suite ») ; elles ne reflètent donc pas le sens que nous donnons aujourd’hui au terme ″sonate″. Par contre, elles renouvellent totalement la technique du clavecin : arpèges, batteries (répétition rapide d’une note), sauts, croisements de mains, dissonances (écouter la L.422 en do mineur). Elles se démarquent aussi par leur pétillante invention, leurs audaces harmoniques (qui choqueront encore en pleine époque wagnérienne), les échos de flamenco et les batteries qui évoquent la guitare. Il en édite 30 qui feront le tour de l’Europe et influenceront durablement l’histoire de la musique pour clavier (écouter la L.366 en ré mineur). Comme les pièces de Bach, elles sont aujourd’hui avantageusement jouées au piano.

On doit aussi à Domenico Scarlatti un important catalogue de musique vocale profane (opéras) et religieuse, dont un magnifique Stabat Mater (vers 1718 : écouter le début).

Plus d’informations sur Symphozik : Cet étonnant âge « baroque »

Ressources liées pour Domenico Scarlatti

Commentaires des internautes

Anonyme, le 29/12/2014 à 16h00
Il est très intéressant d’étudier comment Scarlatti utilisait les modes dans ses sonates. Là où Bach était timide, Scarlatti expérimentait et s’amusait beaucoup. Quel originalité, quel génie !

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