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Germaine Tailleferre : biographie

« La plus classique du Groupe des Six »


  • Nom Tailleferre Prénom Germaine Nation France
  • Naissance 19/04/1892, à Saint-Maur-des-Fossés (France) Mort 07/11/1983, à Paris (France) Époque musicale Moderne

Germaine Tailleferre est née le 19 avril 1892 à Saint-Maur-des-Fossés sous le nom de Marcelle Taillefesse (ça ne s’invente pas). Elle commence l’étude du piano avec sa mère et compose très jeune de courtes pièces. Malgré l’opposition farouche de son père (Monsieur Taillefesse) et à l’insu de celui-ci, elle entre au Conservatoire de Paris. Elle y obtient sans difficulté son premier prix de solfège ce qui met fin à l’opposition de son père, qui refusera cependant de financer ses études. Une certaine amertume, doublée d’un léger désir de vengeance, lui fait changer le patronyme — de plus sujet à railleries — de Taillefesse en Tailleferre.

Elle rencontre Darius Milhaud,, Georges Auric et Arthur Honegger au Conservatoire en 1912 et commence à fréquenter les milieux artistiques : Guillaume Apollinaire, Marie Laurencin, Paul Fort, Fernand Léger... En 1913, elle remporte le premier prix de contrepoint et d’harmonie et, en 1915, le premier prix de fugue. Bardée de diplômes, elle cherche sa voie. Darius Milhaud lui fait prendre confiance en elle et l’introduit dans le cercle des jeunes compositeurs réunis autour de Satie et Jean Cocteau

Carrière

Son cercle d’amis s’agrandit donc (Picasso, Modigliani…), et c’est dans l’atelier de l’un de ces peintres amis qu’a lieu en janvier 1918 le premier concert des « Nouveaux Jeunes » dont font aussi partie Louis Durey et Francis Poulenc. Au programme, il y a notamment son Quatuor à cordes (écouter le début). C’est en 1920 qu’un journaliste invente l’idée du Groupe des Six. Elle compose un numéro de l’œuvre collective qui marque l’existence du groupe : le ballet Les Mariés de la tour Eiffel (1921, argument de Cocteau).

Entre 1920 et 1930, elle rencontre fréquemment Maurice Ravel qui lui donne avis et conseils tant en matière d’écriture que d’orchestration. Ces visites régulières sont ponctuées de longues promenades et se terminent par des soirées au piano.

Femme de tempérament, elle se mariera et divorcera deux fois (en 1939 et 1955) mais jamais elle ne sacrifiera sa carrière de compositrice au confort de ses maris (qui ne porteront d’ailleurs jamais un grand intérêt à ses activités musicales). Seule la deuxième guerre mondiale, qu’elle passe aux États-Unis avec sa sœur et sa fille, ralentira son travail.

On a longtemps considéré que son œuvre se réduisait à une série de pièces charmantes pour le piano comme cette Rêverie de 1963 (écouter). C’est oublier l’importante production qui jalonne toute sa vie : musique de chambre dont la Sonate champêtre (1972), mélodies, deux concertos pour piano, trois études pour piano et orchestre, un Concerto pour violon et orchestre (1937), un Concertino pour harpe et orchestre (1927 : écouter le début), son imposant Concerto grosso pour deux pianos, huit voix solistes, quatuor de saxophones et orchestre, une Ouverture pour orchestre (1931 : écouter)  quatre ballets dont Le Marchand d’oiseaux (1923), Paris-Magie (1948), Parisiana (1953), quatre opéras, deux opérettes, sans compter de nombreuses autres œuvres pour petits ensembles.

Durant les dernières années de sa vie, Germaine Tailleferre se tourne davantage vers l’enseignement, d’abord à la Schola Cantorum puis à l’École alsacienne de Paris. Elle meurt le 7 novembre 1983 à Paris.

Conclusion

Membre incontournable du groupe des Six, Germaine Tailleferre était, selon le poète Jean Cocteau, une Marie Laurencin pour l’oreille.

Johann Sebastian Bach, François Couperin, Wolfgang Mozart étaient ses grandes admirations, et leur influence se perçoit sur quelques-unes de ses compositions. Mais elle reste de son siècle et dans son œuvre on retrouve le caractère volontaire d’une femme qui désire faire jeu égal avec ses collègues masculins. Elle ne renonce pas cependant à affirmer sa sensibilité propre. Son écriture claire, ses rythmes affirmés et ses mélodies d’allure populaire, donnent à sa musique un charme particulier que certains n’hésitent pas à qualifier de "féminin", mais qui la rattache plus à Gabriel Fauré et Ravel qu’à Honegger ou Igor Stravinski.

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