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Humour et musique

azerty, le 30/11/2016

Qui a dit que la musique classique était compassée et dépourvue de fantaisie ? Voici un dossier qui prouve abondamment le contraire. Vous y trouverez des musiques humoristiques, des perles de collégiens, des citations drôles, des blagues de musiciens, des caricatures et un petit quizz final. Mais attention, tout cela est à déguster à petites doses pour ne pas risquer l’indigestion. N’hésitez donc pas à y revenir souvent.

Et pour vous détendre, plein d’autres rubriques amusantes vous attendent sur Symphozik : jeux musicaux ; test musical de personnalité ; vaut le détour ; vidéos insolites.

Musiques humoristiques

L’humour est, par essence, affaire de mots ou de situations. La musique, art abstrait par excellence, ne semble guère s’y prêter. Pourtant, de nombreux musiciens s’y sont risqués : ou bien ils jouent sur le langage musical (mélodie désarticulée, rythme incongru, utilisation inattendue des instruments...), ou bien ils parodient de façon cocasse un thème célèbre.

Voici quelques exemples connus et moins connus cités par ordre chronologique :

Moyen Âge

On ne rigole pas. L’Église, omniprésente, ne tolère de musique que compassée, même dans la vie profane. Un évêque du XIIe siècle affirme : « Les ménestrels peuvent-ils prétendre à la vie éternelle ? Certainement pas, car ce sont les ministres du Diable. ». Et pourtant, bravant l’interdit, certains ménestrels n’hésitent pas à composer des danses vives et espiègles : écouter Ductie et Estampie royale n°7 (XIIe et XIIIe siècles).

À côté des "Mystères" religieux, prémices de l’oratorio, les trouvères composent des "Jeux" d’esprit plus profanes. Dans ces pièces qui sont des prémices du théâtre, la musique soutient l’action dramatique de scènes souvent plaisantes (en savoir plus).

Au début du XIVe siècle, le roman de l’âne Fauvel est un véritable brûlot satirique dirigé contre les pouvoirs en place : voir notre dossier Le Moyen Âge a tout inventé.

Renaissance

La Renaissance balaye tout ce qui restait des restrictions imposées par la religion et apprécie même les chansons coquines. On écrit quantité de pièces pleines de malice. Ainsi, Josquin Des Près (c.1450-1521 : écouter Petite Camusette), Clément Janequin (1485-1558 : écouter Il était une fillette) ou Roland de Lassus (1532-1594 : écouter Matona mia cara). Il y a aussi des chansons de banquet comme Quand je bois du vin clairet (écouter une version instrumentale).

Période baroque

La période baroque commence début XVIIe avec l’invention de l’opéra. Rapidement, le comique s’introduit dans les livrets, occasion d’effets savoureux. Par exemple, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) dans Atys (1676), fait grelotter ses chanteurs : écouter l’Air des trembleurs. Comparer avec la version de Henry Purcell (1659-1695) dans King Arthur (1691 : écouter Air et chœur du Froid). Peut-être Antonio Vivaldi (1678-1741) s’en est-il souvenu : écouter le 1er mvt du Concerto RV 578 (op.3 n°2, pour 2 violons).

Dans la musique instrumentale, les compositeurs ne manquent pas non plus d’humour. C’est ainsi que Marin Marais nous décrit minutieusement dans une pièce de viole l’opération dite "de la taille" consistant à extraire un calcul rénal, autrement dit une petite pierre, résultat d’un dépôt calcaire, qui s’est coincée dans l’urètre (ouille ! écouter).

Georg Philipp Telemann a composé beaucoup d’œuvres qu’il qualifie lui-même de "burlesques". Dans sa Suite en fa majeur dite "Alster-Ouverture", il nous fait entendre successivement Les Carillons de Hambourg, une grossière Aubade au village et un savoureux Concert des grenouilles et des corneilles (écouter).

Les 230 pièces pour le clavecin de François Couperin (1668-1733) sont autant de petits portraits, paysages ou satires malicieuses (écouter Tic-toc-choc les maillotins). Jean-Philippe Rameau (1683-1764) n’est pas en reste : écouter son évocation cocasse de La Poule, puis la lourde Danse des Sauvages et enfin un air de Platée, reine des grenouilles.

Période classique

Les classiques créent des effets plaisants ou comiques par des moyens purement musicaux plus que par l’imitation ou la parodie. Ainsi, c’est par l’instrumentation et le balancement rythmique que Joseph Haydn (1732-1809) suggère un tic-tac dans sa symphonie L’Horloge (écouter la fin du 2nd mvt) ; dans La Surprise, c’est par de violents coups de timbales qu’il réveille les auditeurs assoupis (écouter le début du 2nd mvt). Et dans sa symphonie n°60 Le Distrait, devinez... (écouter le 6ème mvt).

De Wolfgang Mozart (1756-1791), on connaît les fausses notes de l’espiègle Plaisanterie musicale K522 (écouter un extrait). Ses opéras contiennent de nombreuses scènes comiques : dans La Flûte Enchantée Papageno essaie de chanter malgré le cadenas qui lui clôt la bouche (écouter le duo «hm, hm, hm...») ; dans Don Juan, Leporello dénombre les multiples conquêtes de son maître (Mille tre : écouter l’Air du catalogue).

Ludwig van Beethoven (1770-1827) était d’un naturel plutôt bougon. Il a donc écrit Colère pour un sou perdu (rondo pour piano) (écouter le début).

Gioachino Rossini (1792-1868) compose surtout des opera buffa comme Il barbiere di Siviglia (d’après Beaumarchais), La Cenerentola (d’après Cendrillon) ou La gazza ladra (La Pie voleuse). Sa musique est volontiers cocasse : écouter notamment la fin de l’Ouverture de « Il Signor Bruschino » (1813). Il ne refusait pas non plus les parodies de sa musique comme le fameux Duo des chats, écrit en 1825 par un certain G. Berthold d’après son Otello, (1816) et qu’il s’est approprié.

Période romantique

Chez les romantiques, le comique est surtout une question de situation.

- Le bouillant Hector Berlioz (1803-1869), dans La Damnation de Faust (1846), fait entonner une fugue, genre réputé strict et savant, par une bande d’ivrognes (écouter). Dans le Songe d’une Nuit de Sabbat de sa Symphonie fantastique, il s’empare du grave Dies Irae grégorien (écouter) et le déforme jusqu’à en faire une danse démoniaque et burlesque (écouter).

- Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) était maître dans l’art de composer des musiques vives et légères comme cette Fileuse (1843) extraite des Romances sans paroles. Mais, pour Le Songe d’une nuit d’été, il compose une lourde et grotesque Danse des Clowns .

- Les opéras de Richard Wagner (1813-1883) regorgent de notations amusantes : ainsi dans Das Rheingold (1869) les filles du Rhin se moquent du nain qui s’efforce de les attraper et glisse sur les rochers gluants (écouter l’extrait).

- L’ultime opéra de Giuseppe Fortunino Francesco Verdi (1813-1901), Falstaff, est un énorme éclat de rire, avec toute la jeunesse d’un compositeur de 80 printemps (1893 : écouter le début).

Période post-romantique

Le post-romantisme voit se développer une « musique de divertissement » brillamment illustrée par Jacques Offenbach (1819-1880) : écouter le Couplet des Rois extrait de La Belle Hélène.

En Autriche, c’est l’opérette qui triomphe, ainsi que la valse et la polka : écouter La Chit-Chat Polka de Johann Strauss (fils) (1825-1899).

Pour Camille Saint-Saëns (1835-1921), son Carnaval des animaux (écouter le Final) n’est qu’un aimable divertissement, écrit pendant les vacances pour distraire ses amis et sa famille. Cette pochade où il accumule parodies et imitations deviendra pourtant son œuvre la plus populaire (écouter Personnages à longues oreilles et Fossiles).

Dans ses Tableaux d’une exposition, Modest Moussorgski (1839-1881) traduit musicalement les plaintes que le maigre et pauvre Schmuyle adresse au gras et riche Goldenberg. Le comique du contraste est encore accentué par l’orchestration de Ravel : écouter.

La musique d’Emmanuel Chabrier (1841-1894) est à l’image du personnage : haute en couleur. « Le spectacle de Chabrier s’avançant, du fond d’un salon peuplé de femmes élégantes et exécutant España (écouter la fin), en feu d’artifice de cordes cassées, de marteaux en miettes et de touches pulvérisées, était chose de drôlerie inénarrable, qui atteignait à la grandeur épique. » Nombre de ses œuvres sont pleines de verve et de truculence. Exemples : Joyeuse marche (1888 : écouter) et Ballade des gros dindons (1890 : écouter).

À la charnière entre le XIXème et le XXème siècle

À la charnière entre le XIXème et le XXème siècle, plusieurs faits permettent aux compositeurs de manifester leur sens de l’humour :

- le développement du poème symphonique, sorte de récit en musique inventé par Franz Liszt, permet aux musiciens de suggérer des tableaux poétiques ou descriptifs. Le Till l’Espiègle (1895 : écouter le début) de Richard Strauss (1864-1949) est le 1er d’une série de personnages cocasses comme L’Apprenti sorcier (1897 : écouter un extrait) de Paul Dukas (1865-1935).

- la naissance du jazz séduit la vieille Europe. Les rythmes syncopés d’un Scott Joplin (1868-1917 : écouter The maple leaf rag) inspire les « modernes ». Le 1er est Achille Claude Debussy (1862-1918) qui, dans son Golliwogg’s Cakewalk desChildren’s Corner, enchaîne une parodie du Tristan de Wagner et une danse jazzy (écouter). Maurice Ravel (1875-1937), dans L’Enfant et les Sortilèges, fait dialoguer les objets (1919-25 : écouter le Ragtime de la théière).

- fin XIXe, (en réaction aux soubresauts de l’époque) naît un esprit anti-conformiste qui culmine chez Erik Satie (1866-1925). Pratiquement toute son œuvre est un pied de nez à l’ordre établi : écouter la 1ère et la 2ème partie des Trois morceaux en forme de poire (1903).

Période moderne

Chez les modernes, l’humour est souvent une façon de faire passer des idées qui dérangent. Zoltán Kodály (1882-1967) conte les exploits fictifs d’Háry János, militaire fanfaron (écouter le Carillon de la suite tirée de l’opéra).

Sergueï Sergueïevitch Prokofiev (1891-1953) écrit la musique d’un film qui se moque de la toute-puissante bureaucratie en retraçant la carrière imaginaire d’un personnage inventé, le Lieutenant Kijé (1933 : écouter le début).

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) parvient lui aussi à traduire sa révolte contre l’autoritarisme du régime communiste par des épisodes d’un humour grinçant qu’il introduit même dans ses œuvres les plus formelles comme sa Symphonie n° 6 (1936 : écouter un extrait).

En France, c’est Francis Poulenc (1899-1963) qui incarne le mieux l’esprit frondeur : écouter un extrait du début de son opéra-bouffe Les Mamelles de Tirésias, 1945.

Igor Stravinski (1882-1971), dans Petrouchka (scènes burlesques en 4 tableaux), s’amuse à imiter un orgue de barbarie qui joue une chanson populaire Elle avait une jambe de bois (1911).

Période contemporaine

Chez les contemporains, le non-conformisme et la provocation sont principalement représentés par John Cage (1912-1992), connu pour le piano préparé (écouter le début de « Totem Ancestor », 1943), pour son utilisation du hasard, et surtout pour le célèbre 4′33", un morceau où l’interprète... ne joue pas ! (cf. dossier Anti-art et musique).

Pendant un concert de musique contemporaine, il n’est pas rare que l’humour soit involontaire. Souvent le rire est déclenché par les sons bizarres produits par les chanteurs ou les instrumentistes. Exemple : écouter un extrait d’Architectonics V, pour guitare électrique et piano de Erkki-Sven Tüür (1959-?)

Pour terminer…

Pour terminer cet aperçu des musiques humoristiques, voici quatre fantaisies savoureuses :

- La Chevauchée des Walkyries de Wagner revue par un flûtiste à bec et un accordéoniste : écouter.

- l’extravagante Vocalise amoureuse d’Isabelle Aboulker (1932-) : écouter un extrait.

- le Concerto Popolare de Franz Reizenstein (1911-1968) et Gerard Hoffnung (1925-1959), improbable rencontre des concertos pour piano de Piotr Ilitch Tchaïkovski et d’Edvard Grieg, de la Rhapsodie in blue de George Gershwin, du Concerto de Varsovie d’Addinsell et d’une regaine populaire : écouter le début.

- le délicieux Typewiter de Leroy Anderson : écouter

Perles de collégiens

Dans "Pierre et et loup" Prokofiev compare les instruments de musique à des animaux. Nos jeunes élèves font mieux : sous leur plume, les instruments subissent de cocasses métamorphoses :

- le clavecin devient le "claque sein" ou le "klaxon" ;

- saviez-vous que le piano est un instrument à "cornes" (au lieu de cordes) et qu’il a trois "pétales" (au lieu de pédales) ?

- « les ancêtres du piano sont la claviconne et la simbala » (au lieu clavicorde et cymbalum) ;

- « le piano à "gueux" est un instrument populaire » ;

- « l’objet qui sert à gratter la guitare s’appelle les doigts » ou « un grattoir » (au lieu de plectre) ;

- la contrebasse devient la "contrebasque" ;

- le violoncelle s’écrit "violon sel" ou "violon selle" et le cor anglais "corps anglais" ;

- Le violon devient le "violent" et le "bâton" pour le jouer s’appelle la rechet (l’archet) ;

- « avant le XIXème siècle, on faisait des cordes en boyaux de chat. Après, comme il n’y avait plus de chats dans les rues, on a fait des cordes en nylon » ;

- « on reconnaît un bois d’un cuivre parce que ça ne fait pas le même bruit. » … évident !

- le hautbois est un instrument à "ange double" (au lieu de anche double) ;

- le basson se transforme en "basset" ou en "pinson" quand ce n’est pas en "pinçon" (aille !) ;

- l’orgue se transforme en "ogre" ;

- « la batterie est à trois cymbales : la chatterton, la chtit, et la chping » (au lieu de charleston, crash et ride) ;

- la sonate devient la "sonnette" et elle comporte trois parties : "exposition, développement, réexpédition" ou bien "exposition, développement et décomposition" ;

- bien entendu, le violon joue pizzicato dans une "pizzeria", la sourdine est faite pour les "sourdingues" et un ensemble de cinq instrumentistes forme des "quintuplés"… logique ! Et quand tous les instruments jouent en même temps, c’est le tuttu (et non le tutti) ;

- connaissez-vous le célèbre violoniste italien "Panini" (au lieu de Paganini) ?

Autres perles :

- « VIVALDI a composé les quatre mousquetaires ».

- « Jean-Sébastien BACH a composé la pub pour un parfum ».

- « L’extrait que je viens d’entendre est la marche au supplice (NDR : quatrième mouvement de la Fantastique de Berlioz) je le sais parce que c’est un supplice pour moi d’écouter ça ».

- Le thème de l’idée fixe revient tout au long de l’œuvre. Comment s’appelle ce procédé ? « Ce procédé s’appelle "la personne aimée" parce qu’elle est émotive. » (leitmotiv).

- « J’entends du Gluck and Chpile (glockenspiel), je pense que c’est la fée drapée des Tchèques au ski. » (PS : Ce n’est d’ailleurs pas le glockenspiel - percussion à cloches - mais le célesta qui joue le thème de la danse de la fée Dragée, extrait du célèbre ballet Casse noisette de Tchaïkovski).

- « Neil Louis ARMSTRONG est un coureur cycliste qui a joué de la trompette sur la lune ».

- « Antienne » veut dire : une chose qui n’est plus de nos jours. Exemple : une histoire antienne ».

- « La lettre pour dire Ut, c’est B parce que : But ».

- Citez 2 danses baroques : « Le bransle et la Sarah bande ».

- « Un concert tôt est pour que les musiciens ne se couchent pas trop tard. »

Citations

ALLEN Woody : Je ne peux pas écouter trop de WAGNER à la fois, ça me donne envie d’envahir la Pologne.

AUDIARD Michel :  « Le piano, c’est l’accordéon du riche » et « un vrai mélomane, c’est quelqu’un qui entendant une jolie femme chanter dans la salle de bains, se penche vers le trou de la serrure pour y coller l’oreille. »

BARICCO Alessandro :  Le ragtime est la musique sur laquelle Dieu danse quand personne ne le regarde.

BEECHAM Thomas (chef d’orchestre) s’adressant à l’une des violoncellistes d’un de ses orchestres : "Vous avez entre les jambes un instrument qui peut donner du plaisir à des milliers de gens, et tout ce que vous savez faire c’est le gratter".

BIERCE Ambrose (journaliste américain) : Violon, instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement de la queue d’un cheval sur les boyaux d’un chat ; Clarinette, instrument de torture utilisé par une personne qui a du coton dans les oreilles. Il y a deux instruments qui sont pires qu’une clarinette : deux clarinettes.

BOUTON Xavier : Baguette : Instrument de musique n’émettant aucun son et joué par un soliste tournant le dos au public.

CHOPIN Frédéric : pour s’amuser, Chopin porta un temps la barbe ; mais d’un seul côté. À ceux qui s’inquiétaient d’une telle fantaisie, Frédéric répondait invariablement : "Dans mon métier, cela n’a aucune importance. De toute façon, les spectateurs ne voient que la moitié de mon visage !"

CLEMENCEAU Georges : La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique.

COLUCHE :
- C’est parce qu’il y a très peu de place dans une clarinette que les canards gueulent si fort avant de sortir.
- J’aime jouer du violon avec des gants de boxe, parce que quand on les enlève, c’est plus facile.
- Je suis en retard, excusez-moi, mais je reviens de l’enterrement d’un copain musicien. Ah ! les mecs sont pas sympas quand même, je croyais qu’il était plus aimé que ça. J’étais le seul à danser quand ils ont mis la Musique !

COURTELINE Georges : Les pianos devraient être frappés de deux impôts : le premier au profit de l’État, le second au profit des voisins.

DESPROGES Pierre : Un gentleman, c’est quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et qui n’en joue pas.

DEVOS Raymond : Une rengaine, c’est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux.

DORIS Pierre : Il est des animaux qui ne se lassent jamais d’entendre de la musique. Par exemple les chevaux de bois.

FLAUBERT Gustave - Musique : Adoucit les mœurs. Ex. : la Marseillaise. (Dictionnaire des idées reçues)

JARRY Alfred (à l’opéra) : Je ne comprends pas qu’on laisse entrer les spectateurs des six premiers rangs avec des instruments de musique.

KARAJAN : La musicologie est à la musique ce que la gynécologie est à l’amour.

LAVIGNAC Albert : On raconte que la claque du Teatro Regio de Parme remboursa le ténor qui l’avait recrutée afin de pouvoir le huer en toute honnêteté... (Les Gaietés du Conservatoire et autres textes humoristiques, 1899)

MEYER Philippe : La musique, c’est comme l’amour. Il y a des heures et des endroits pour ça. (Extr. de "Les progrès du progrès")

SATIE Erik : plein de citations sur la biographie de ce malicieux musicien.

STERNBERG Jacques : On avait souhaité qu’un sang impur abreuve nos sillons, sans savoir qu’un jour un déluge de sons impurs abreuverait nos microsillons.

VÉPÉE Hermes : L’hélicon est le seul instrument à l’intérieur duquel on doit s’introduire pour pouvoir en jouer.

WALLY, chanteur-inventeur-farceur : Richard Clayderman et André Rieu ont fait plus pour le brushing que n’importe quel coiffeur pour la musique. (extrait de la chanson « Positifs »).

Blagues

Voir notre page dédiées aux blagues de musiciens.

Caricatures

Par ordre chronologique :

Le chant grégorien vu par un caricaturiste de 1826 Vivaldi, dessin de 1723 Rameau reçu par Voltaire au Temple de la Gloire (dessin de 1753)
Haendel, boulimique de musique et de bonne chair (dessin de 1754) "Le Concert Spirituel", organisation créée en 1725 (dessin de 1773) Le bougon Beethoven (croquis de 1815)
Un Rossini tumultueux (1864) Le bouillonnant Berlioz (1846) Chopin, Delacroix et Sand
Frantz Liszt : un prodigieux virtuose (dessin de 1886) Aucun compositeur n’a été autant caricaturé que Wagner
1840 1868 1879
1880 1895 1942
Verdi, 1860 Offenbach, roi de l’opéra bouffe Bizet (1850)
Chabrier (1887) Gustav Mahler (1906)
Debussy caricaturé en "Claude de France" (1914) Ravel et Debussy Ravel (1902)
Un Bartok très "carré" (dessin de 1927) Stravinski vu par Cocteau (1913) Prokofiev représenté en « Pierre et le loup »

Autres

- Petit quizz humoristique

- Quelques-uns des sketches de François Pérusse sur la musique : la voix ; la trompette ; final de jazz ; l’orgue ; la contrebasse ; la guitare ; le piano.

Ressources liées

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