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Instruments au sein de l’orchestre

azerty, le 24/05/2014

LIENS

Pour apprécier, dans la musique, toutes les qualités de la matière sonore et goûter les alliages de timbres dans toute leur subtilité, il est essentiel de bien connaître les instruments de musique et la façon dont ils se combinent au sein de l’orchestre. Sans entrer dans le monde complexe de l’organologie, il n’est pas inutile d’avoir un minimum d’informations sur les matériaux qui les constituent et les modes de jeu qui conditionnent la qualité du son.

Cette information, une fois acquise pour quelques instruments à cordes et à vent, sera aisément transposable aux différentes familles. Voici quelques sites pour y aider :

Berlioz

Citer Hector Berlioz peut paraître dépassé mais son Traité d’instrumentation et d’orchestration (revu et augmenté en 1855) a fait longtemps autorité, de sorte que quand, en 1904, Richard Strauss est sollicité pour réviser et actualiser l’ouvrage, il se borne à y insérer ses propres remarques. Et en 1989, Henry Barraud le qualifie de « véritable Bible pour les apprentis compositeurs, encore de nos jours ».

La modernité de l’ouvrage est démontrée par cette phrase liminaire qu’Edgar Varèse n’aurait pas reniée : « Tout corps sonore mis en œuvre par le compositeur est un instrument de musique. ». Berlioz va même jusqu’à anticiper l’intégration du « bruit » en musique. Il définit ainsi le son du tambour : « accord de bruit et unisson de bruit qui révèlent un charme singulier… ». À propos de la grosse caisse, il écrit : « … le bruit ainsi discipliné se transforme en musique ».

Il faut aussi souligner la différence qu’il établit entre instrumentation (art d’utiliser les instruments selon leurs qualités, notamment par « l’étude fort négligée jusqu’à présent, de la nature du timbre, du caractère particulier et des facultés expressives de chacun d’eux. ») et orchestration (recherche des combinaisons sonores propres à traduire les intentions du compositeur, « l’orchestre étant considéré comme un grand instrument »). Enfin, avec un siècle d’avance, il engage une réflexion sur les conditions d’exécution : acoustique des lieux, taille de l’orchestre, composition et disposition des exécutants…

La plupart des compositeurs ont tiré profit du Traité de Berlioz. Même Maurice Ravel, qui n’appréciait guère sa musique, en possédait un exemplaire qui est toujours visible dans sa maison de Montfort-l’Amaury.

On ne peut donc que conseiller la lecture de ces sites :

Pédagogie

Quelques compositeurs ont écrit des œuvres destinées aux enfants, mais dont la qualité dépasse largement la dimension pédagogique. Notamment :

Ravel

Une autre œuvre semble parfaite pour faire le tour des instruments de l’orchestre, c’est le fameux Boléro. L’œuvre répète en effet dix-huit fois une mélodie qui reste inchangée, si ce n’est dans son orchestration. Une seule modulation survient à la fin pour la dix-neuvième répétition. Tout au long de l’œuvre, la même cellule rythmique est exécutée par une puis deux caisses claires qui la martèlent de façon obsédante jusqu’au vertige.

La mélodie, de caractère hispano-arabe, comporte deux parties A et B qui sont répétées selon le schéma suivant : AA-BB, et ainsi de suite. Chaque partie est nettement séparée de la suivante et, au début, il n’y a qu’un instrument soliste employé de façon classique (écouter)…

… puis ça se complique : l’instrument soliste est plus difficile à identifier (écouter)…

… ensuite, le génie d’orchestrateur de Ravel se révèle par des combinaisons de timbres inouïes (écouter)…

… le crescendo enfle, les bois et les cordes ont maintenant le beau rôle (écouter)…

… après deux dernières répétitions lancinantes où l’orchestre est presqu’au complet, Ravel nous réserve la surprise d’une modulation finale (écouter)…

On rapporte que lors de la première orchestrale du Boléro, une dame cramponnée à son fauteuil s’écriait : « Au fou ! Au fou ! ». À son frère lui racontant la scène, Ravel aurait dit : « Celle-là, elle a tout compris ! ».

Enfin…

…n’oublions pas votre site préféré :

Ressources liées

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Inventé vers 1840, le pianola est un piano mécanique dont les touches et les pédales sont actionnées par un système de carte perforée, long ruban enroulé sur lui-même. Ancêtre du juke-box, on le trouvait principalement dans les bars et les saloons mais il a également permis à des compositeurs classiques comme Saint-Saëns, Debussy ou Ravel d’enregistrer quelques-unes de leurs œuvres. Il disparaîtra dans les années 1940 avec le perfectionnement du gramophone. (en savoir plus)

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