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Actualité du site - 20 juin 2010 (voir tout) La dernière mise à jour de l'année avec la dernière énigme de l'année. On vous donne rendez-vous à la rentrée en septembre. La grande nouveauté concernera une rubrique dédiée au baccalauréat 2011 avec des dossiers, des analyses et des biographies optimisées. Bonnes vacances musicales...

La forme sonate

Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur la forme sonate !

I) Une forme pérenne

Forme la plus importante de la musique et aussi la plus utilisée, la forme sonate bithématique fut inventée au milieu du 18ème siècle par les fils de Johann Sebastian Bach. Depuis, tous les premiers mouvements l’adopteront jusqu’à la première moitié du vingtième siècle avec Sergueï Sergueïevitch Prokofiev et Dimitri Chostakovitch notamment.

II) Plan de la forme sonate

Comme son nom l’indique, une sonate bithématique comporte deux thèmes. Jusque là , tout va bien. Il reste à préciser que dans la plupart des cas, le premier thème est plus rythmique, et le second plus mélodique. De plus, entre les deux thèmes, il y a une sorte de pont transitif, et modulant. En effet, le second thème n’est pas dans la même tonalité que le premier. Il y a deux cas possibles.

- Si le thème A, le thème initial, est en Majeur, le second thème sera à la dominante, au cinquième degré. Exemple: lorsque le premier thème est en ré majeur (2 dièses), le second est à la dominante de ré, soit la. Donc, le second thème sera en la Majeur (3 dièses).

- Si le thème A, le thème initial est en mineur, le second thème sera au ton relatif. Exemple: lorsque le thème initial est en ré mineur (un bémol), le second thème sera au ton relatif (même armure) donc fa Majeur.

L’ensemble (thème A, pont, thème B) se nomme l’exposition et est joué deux fois consécutivement.

Après cette double exposition arrive le développement. Passage central de la pièce, le compositeur prend un ou plusieurs motifs de l’exposition et le varie avec divers procédés comme le contrepoint (superposition de plusieurs thèmes). Le développement est aussi très modulant, c’est souvent un passage trouble de l’œuvre, un moment dramatique. Après ce moment intense d’émotion, on retrouve le thème dans la réexposition qui est une reprise de l’exposition mais avec quelques variantes, notamment dans les tonalités. Le second thème est cette fois-ci dans le même ton que le premier. Enfin, on trouve quelques fois, quand l’œuvre est assez courte, une reprise du développement et une réexposition.
 

III) étude d’un cas, le premier mouvement de la sonate k 310 de Wolfgang Mozart en la mineur

Cette partition étant très équilibrée, on pourrait presque la considérer comme l’archétype d’un mouvement de forme sonate en mineur. Il y a un premier thème avec une ligne d’accords très soutenus à la basse qui donne le rythme de ce premier thème en la mineur. Dès la mesure 9, Mozart reprend le thème mais il commence à moduler en fa Majeur, en ré mineur puis en do mineur pour finalement arriver mesure 22 en do Majeur pour le second thème en do Majeur, plus calme plus long que le premier thème, ce qui est assez souvent le cas.


À la mesure 49, il y a tout d’abord la reprise de l’exposition puis le développement, reprenant plus ou moins le premier thème en do majeur, qui converge vers un fa Majeur. Lui-même amène Mozart par enharmonie à si Majeur... Le rythme s’accélère et nous avons près d’une tonalité différente par mesure jusqu’à retrouver le thème principal et la réexposition mesure 80. Le pont mesure 88 est naturellement modifié puisqu’il doit emmener non plus vers do Majeur mais la mineur en passant là encore par diverses tonalités telles ré mineur ou mi mineur... Enfin, pour conclure, nous retrouvons notre second thème à la mesure 103 mais en la mineur.



Par fr-de-f11
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