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L’Intelligence Musicale

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Petite annonce musicale #85

f PartagerL’Intelligence Musicale le 24/09/2016 à 13:01:42

4 ouvrages autour de l’intelligence musicale :

L’intelligence Musicale, Colette Mourey, Editions Marc Reift

Essai sur le son mental, Colette Mourey, Editions L’Harmattan

Synergies - de l’espace musical à l’espace urbain, Colette Mourey, Editions L’Harmattan

Résonance, Editions Edilivre

 

 

 

Je vous présente mes quatre ouvrages autour de l’intelligence musicale :     "Essai sur le Son Mental - De résonner...à raisonner"  aux Editions L’Harmattan :   http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50492       "Résonance" aux Editions Edilivre :   http://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/767771/s/resonance-colette-mourey/#.V08Jx_mLRaQ     "L’Intelligence Musicale" aux Editions Marc Reift : http://www.reift.ch/books/L-Intelligence-Musicale/1062977   "Synergies - de l’espace musical à l’espace urbain" http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51394       Résonance     aux Editions Edilivre :     La résonance est un phénomène global constamment à l’œuvre dans tout l’univers. C’est parce qu’il entre en résonance avec la fréquence fondamentale propre qui signe notre organisme que nous attirons à nous ou repoussons tout un paysage sonore physique et mental qui, à mesure des choix que nous effectuons, devient véritablement notre chant intérieur. Les mots que prononce le mental sont des structures sonores avant tout : nous ne pensons qu’à l’intérieur du champ des phonèmes de notre langue maternelle et / ou des langues que nous connaissons. D’une civilisation à l’autre, le bruit de la pensée est, donc, très varié ! Et, par rebond, colore très différemment les déductions opérées à partir des perceptions. A partir de là, plus nous savons mentalement très consciemment créer des bruits et des sons, plus notre pensée pourra se développer avec un maximum d’exactitude. Suivant notre identité première, nous semblons davantage nous relier au Nombre ou au Verbe.  Ces deux champs informationnels coïncident en fait très exactement, et leurs implications sur la personnalité sont les mêmes : l’Information, hors de notre appréhension consciente, existe déjà non connotée, et de façon totalement indépendante de notre activité mentale : percevoir et prendre en compte une donnée, c’est  lui associer secondairement seulement les bruits et les sons des nombres et des mots qui forment notre répertoire,  et, par-là, effectivement, la définir, mais aussi la colorer et la limiter. Si nous remontons au-delà des frontières mentales que nous nous sommes imposées, bien entendu, toute idée et toute information existent comme très générales et traduisibles d’une multitude de façons et sous n’importe laquelle de leurs caractéristiques. On peut littéralement « convertir » n’importe quelle  information : si l’on effectue une remontée, de l’entendement personnalisé au plan le plus éthéré de toute réflexion, l’information s’y détache du code dont elle a été revêtue, et il devient possible,  en retour, de la ré-encoder sous un autre aspect du langage humain  (littéraire, artistique, scientifique,…) pour la retrouver, absolument identique malgré l’apparente dissemblance, dans le second objet produit. Ce principe s’avère fondamental pour la recherche et la création! Plus important : les deux formulations, alors, se fortifient mutuellement, car elles entrent en « résonance » : ce qui démontre la place et le rôle immensément fondateur de l’analogie dans la pensée logique. Tout l’ensemble de notre construction identitaire s’effectue selon ce type de processus algorithmique, dans lequel, ne l’oublions pas, c’est la dimension acoustique qui s’avère  prioritaire.     ESSAI SUR LE SON MENTAL – De Résonner…à Raisonner ! Colette Mourey  Editions L’Harmattan   Notre pensée est primordialement « son », « son mental », « image sonore mentale », et devient « paysage sonore » individuel à mesure que s’élabore ce « chant intérieur » que forge continuellement notre discours mental. Ledit son mental ayant des propriétés énergétiques, pulsionnelles, mélodiques, polyphoniques et dynamiques : 1)      En tant qu’énergie vibratoire, l’image sonore mentale, au plus profond de notre organisme, revêt très exactement la même qualité ondulatoire et les mêmes paradigmes que le son physique. Nous soulignons les correspondances entre notre figuration sonore mentale et le son créateur universel, notamment à travers une suite d’expériences qui part des « figures » de Chladni et de la géométrie platonicienne.   2)      Sous son aspect multi-périodique, le substrat sonore mental émane d’une organisation temporelle non linéaire et formellement holistiquement structurée. Il s’établit d’autre part  dans la continuité de l’ensemble des pulsations organiques, alliant notamment identiquement binarité et ternarité, et superposant de la même façon une polymétrie accentuelle à plusieurs ostinatos rythmiques, ce complexe algorithme fondateur sous-tendant l’ensemble de l’articulation et des motifs rythmiques.   3)      Le paysage sonore mental est mélodiquement et polyphoniquement organisé : l’énergie vibratoire sonore mentale combine l’analogie des motifs mélodico-rythmiques et la logique discursive directionnelle de l’intention causale (par exemple, dans la fonctionnalité de la phrase ponctuée). D’autre part, le son mental englobe depuis les premières formules monodiques jusqu’aux figurations polyphoniques les plus complexes, d’ordre conjointement contrapuntique et harmonique. Dans la pensée la plus logique et la plus discursive en effet, le niveau analogique des « motifs » mélodico-rythmiques, c’est-à-dire de la « musique des mots » en tant que telle,  conserve un rôle puissamment organisateur, remodelant le plus souvent à notre insu toute la conduite de notre raisonnement – à noter, tout particulièrement, le rôle immensément fondateur de l’évocation de notre patronyme, qui colore puissamment notre environnement langagier, et ce, depuis notre naissance. De la même façon, les liens sont étroits entre l’émergence de nos sentiments et l’élaboration de notre « chant intérieur », ligne mélodique constituée de tensions et de détentes tout à fait analogues aux vagues d’énergie auxquelles nous porte  notre intelligence émotionnelle. On peut leur associer la prégnance mentale de la marche, dans l’univers physique : dans l’exact tempo andante, l’activité cérébrale s’avère principalement d’ordre discursif ; dans des tempi  plus rapides ou plus lents, l’intelligence émotionnelle prend le dessus. A remarquer : c’est au plan des motifs analogiques sous-jacents que s’élabore notre potentiel logique, autant individuellement - psychologiquement, qu’historiquement, tout au long de l’évolution de la pensée.   Pour exemple, nous étudions ici quatre stades évolutifs de la pensée et de la musique occidentales : d’une part, au Moyen-Age, la correspondance qui s’établit entre la monodie et une première cosmologie très unitaire ; puis, à la Renaissance, le passage d’une polymélodie complexe d’ordre contrapuntique à l’élaboration d’une pensée elle aussi rendue polyphonique - dans une dimension analogique et prélogique ; ultérieurement, à l’époque classique, un mouvement qui mène de l’élaboration de la fonctionnalité harmonique à l’accession à une discursivité d’ordre logique – celle de la phrase ponctuée par exemple, et à la théorisation des normes modernes de la causalité scientifique ; enfin, une dernière évolution de ladite élargie fonctionnalité à l’émergence et à la complexification d’un « je » qui émane d’une intelligence sentimentale polymorphe et lucide, rendue consciente de l’imbrication de tous les plans de la personnalité incessamment concomitamment mis en jeu, des plus conscients aux plus inconscients. Lorsque nous combinons « résonance » et « raisonnement », nous utilisons beaucoup plus pleinement notre potentiel mental que lorsque nous dissocions l’intellect de l’intelligence d’ordre intuitif et notamment sentimentale et, ce faisant, nous syntonisons spontanément l’activité de nos deux hémisphères cérébraux. Ce qui se produit immédiatement dans toute pratique musicale. 4)      Enfin, le paysage sonore mental possède des propriétés d’ordre dynamique : il est timbré, coloré, en mouvement et même en constante expansion d’ordre spiralé….Ce microcosme s’érige en reflet du macrocosme dont il apparaît comme le vivant et vibrant miroir. C’est en ce sens que nous sommes pleinement co-créateurs de cet hologramme informé qui émane de l’Intelligence cosmique impersonnelle. Nous abordons ici depuis la physique quantique jusqu’aux actuelles théories  informationnelles.   Au-delà d’une approche strictement comportementale, nous définissons l’intelligence musicale comme l’aptitude à conscientiser tous les aspects sonores de la pensée, même et surtout en l’absence de toute extériorisation physique, et, non seulement donc à s’approprier et manipuler rythmes, lignes mélodiques et combinatoires polyphoniques, mais, surtout, à analyser et créer en pleine conscience tous les paramètres de cette énergie vibratoire complexe que forme véritablement le « paysage sonore mental ». Plus le « son mental » est riche et caractérisé d’une part, en même temps qu’analysé et volontairement conduit d’autre part, mieux le flux de pensée peut se structurer et se complexifier, tout en accédant spontanément à un plan supérieur de réflexivité. L’étude du substrat sonore de notre pensée ouvre sur des applications thérapeutiques et, dans tous les cas, une conscientisation de ce substrat est immédiatement facteur de développement personnel. Lorsque s’établit une parfaite coïncidence entre notre fréquence fondamentale corporelle propre et notre discours intérieur, aux plans sonore et musical, notre cohérence organique nous est beaucoup mieux apparente et elle devient ce socle identitaire au fort potentiel synergétique  sur lequel nous pouvons fonder toute notre expérience. Par l’élaboration consciente de notre son mental, passant analytiquement du « mot » au « motif », nous pénétrons spontanément dans les archétypes de l’ « âme » mythique collective et notre corps vibre enfin à des fréquences tellement plus élevées que dans le quotidien que nous accédons à un état de libération, de façon totalement analogue à ce qui se  produit dans toutes les formes de méditation et de prière, au sens le plus large, au sein desquelles nous percevons autant notre commune unicité originelle que l’intime cohésion de l’Univers et de nos destinées.   Critique de Edith Weber, musicologue, pour "Essai sur le Son mental" : ESSAI SUR LE SON MENTAL Critique par Edith Weber Colette Mourey est connue des lecteurs de L’Éducation musicale (cf. Lettre d’information n°101, mars 2016, avec la recension de L’intelligence musicale, livre amorçant déjà le présent essai). À la fois chercheur indépendant en Musicologie et guitariste de haut niveau, elle a été longtemps professeur de didactique et d’esthétique de la musique à l’Université de Franche-Comté (Besançon) et a participé à la formation des futurs professeurs à l’École supérieure du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ). Compositeur prolifique ; on lui doit plus de 1000 compositions pour guitare, violoncelle, piano… (parues, en Suisse, dans sa collection aux Éditions Marc Reift). Dans sa précédente publication — partant du point de vue que l’intelligence musicale est « doublement rationnelle et intuitive » —, elle démontre que « l’audition est à la fois de caractère subjectif et objectif » et nécessite une attention « aiguisée, forgée par la volonté » devant être longuement soutenue, puis met l’accent sur la finalité : l’éducation auditive réflexive. Dans le présent ouvrage, comme le précise notre Préface (p. 11-13) : elle étudie le « son mental » sous divers angles d’attaque, souligne l’existence de ce phénomène, définit son champ d’action et cerne la musique associée à la réflexion et à la pensée. Elle se réclame de la transversalité et de la transdisciplinarité, et insiste sur l’indispensable attention mentale auditive et sur l’éducation auditive réflexive, autrement dit formant le trinôme : Musique-Réflexion-Pensée. Sa démarche s’appuie, d’une part, sur la physique quantique, la dimension algorithmique dans le sillage des fractales, d’après Benoît Mandelbrot qui, comme elle le rappelle, « introduit l’analogie (la résonance) dans le raisonnement » : d’où le titre de ce livre très neuf : Essai sur le son mental – De Résonner… à Raisonner ! et, d’autre part, sur l’holisme selon Jan Christian Smuts (du grec holos, signifiant « entier »). Elle étudie donc le phénomène dans sa globalité (et non par paramètres additionnés) et au sens d’un ensemble indivisible. Elle fait intervenir le passage de la métrique à la logique ; de la mélodie à l’émotion ; de la polyphonie aux architectures mentales, puis développe les sons de la pensée et, finalement, confirme le rôle spécifique de l’intelligence musicale (cf. publication précédente), c’est-à-dire : l’intelligence rythmique, l’intelligence mélodique et l’intelligence polyphonique. Si le son « résonne », il force aussi le lecteur à « raisonner », il ne s’agit pas d’un simple jeu de mots phonétique. En connaissance de cause et dans une optique transversale et transdisciplinaire, Colette Mourey affirme (cf. 4e de couverture) : « C’est par et au sein de l’élaboration en toute conscience de notre paysage sonore mental que nous devenons à part entière des êtres de création : auteurs des mondes que nous projetons, et dans lesquels nous expérimentons toute la mesure de notre liberté, par-delà les frontières de tout univers connu et inconnu. » Elle n’a pas fini de nous étonner. Auteur prolifique à suivre. Edith Weber       L’INTELLIGENCE MUSICALE   TITRE : L’Intelligence musicale   AUTEUR : Colette Mourey   EDITEUR : Editions Marc Reift   REFERENCE : EMR 18752   COLLECTION : Colette Mourey   FORMAT : 58 pages + catalogue de la Collection Colette Mourey 3 pages   DATE DE PARUTION : 6 / 1 / 2016     Image de la couverture jointe     SOMMAIRE    5       Introduction 12     L’Intelligence Rythmique 28     L’Intelligence Mélodique 43     L’Intelligence Polyphonique 50  L’Imbrication des Trois Facettes de l’Intelligence Musicale 57     Conclusion     RESUME :    L’intelligence musicale peut, au plan du comportement, apparaître comme une faculté à repérer et mémoriser rapidement des rythmes, des mélodies, des enchaînements harmoniques, etc… ; elle est, en fait, aptitude à conscientiser l’aspect sonore de la pensée, à pousser l’analyse mentale jusqu’à des combinatoires musicales complexes, et ce, sans le support du son physique. Outre une approche globale de ladite « intelligence musicale », l’une des « intelligences multiples » de Howard Gardner (1983), on en étudie plus précisément trois facettes :  l’intelligence rythmique, à la racine de toutes les cultures primordiales, puis traditionnelles orales, du monde entier, avant même que ne se complexifie la métrique musicale « savante », jusqu’à l’ « a-métrie » systématique ou les recherches aléatoires contemporaines ;   l’intelligence mélodique, qui revêt un caractère plus abstrait, maniant conjointement la « figure » analogique, plus ou moins ornementée,  et la discursivité des phrasés ponctués ; l’intelligence polyphonique (contrapuntique et harmonique) enfin, créant des combinatoires qui rapprochent l’art musical de la pensée scientifique ; et, conjointement, l’intelligence plus directement perceptive des timbres, à travers l’orchestration et l’instrumentation au sens large. Enfin, une dernière partie se focalise sur la constante synthèse effectuée au sein du langage musical, combinaison et interaction étroite de ces trois facettes absolument indissolubles en chacun des éléments créés.     BIOGRAPHIE Colette Mourey, née en 1954, est professeur à l’Université de Franche-Comté, où elle enseigne la didactique et l’esthétique de la musique ; parallèlement, elle est compositeur, chercheur indépendant en Musicologie, particulièrement autour de l’intelligence musicale et du son mental, et inventrice d’un nouveau système musical, l’«hypertonalité ».     LIEN VERS L’EDITION :   http://www.reift.ch/books/L-Intelligence-Musicale/1062977   Critique de L’Intelligence Musicale par Edith Weber : L’Education musicale mars 2016 -L’intelligence musicale parue dans la Lettre d’information N°101, mars 2016, de L’ÉDUCATION MUSICALE (Paris, Beauchesne), p. 65-6. http://www.leducation-musicale.com/newsletters/breves0316.htm   Colette MOUREY : L’intelligence musicale. 1 vol Crans-Montana (Suisse), Éditions Marc Reift  (www.reift.ch). (EMR 18752), 58 p. + Catalogue de la Collection C. Mourey (3 p.) Partant du point de vue que l’intelligence musicale est « doublement rationnelle et intuitive » et que « l’audition est à la fois de caractère subjectif et objectif », ColetteMourey, musicologue, enseignante et guitariste, constate que la musique, « proche de l’intelligence linguistique mais aussi de l’esprit scientifique » (p. 54) nécessite une attention « aiguisée, forgée par la volonté » et devant être longuement soutenue. À l’aide d’exemples musicaux pertinents, de nombreux schémas, d’extraits de partitions et de diagrammes — tout en rappelant que la pensée musicale est abstraite et sollicite l’écoute corporelle globale et que les émotions sont associées à l’intelligence —, l’auteur distingue trois types. Premièrement, l’intelligence rythmique est le fondement des cultures orales (cf. danses primitives, métrique binaire et ternaire aboutissant à l’« a-métrie » dans la musique contemporaine. Elle est tributaire des effets vibratoires et des niveaux de pulsation (battements du cœur, algorithmes), du bipartisme (ouvert/clos) et du tripartisme (A B A’), la musique possède un « potentiel de libération » (p. 27). Deuxièmement, se greffant sur l’intelligence rythmique, l’intelligence mélodique a besoin d’échelles musicales (ou modes). Dans le cas de l’improvisation, le musicien exploite des motifs, peut les orner mais doit respecter l’architecture du mode. Dans le cas de la musique écrite, le compositeur choisit son échelle que l’interprète devra reconnaître. L’auteur rappelle l’évolution historique : modalité et modes d’Église au Moyen Âge ; modalisme (majeur/mineur) entre 1750 et 1820 ; élargissement aboutissant à la polytonalité, à l’atonalité et au dodécaphonisme depuis la fin du XIXe siècle. La hiérarchisation des degrés, le choix des registres (grave, médium, aigu) contribuent à l’expressivité et aux effets de tension à travers la structure de la phrase musicale (exposition, transition, développement) ; elle peut être stable ou modulante. Troisièmement,l’intelligence harmonique, connaissant un développement assez complexe dans la musique occidentale, est une « combinatoire scientifique » entre harmonie et contrepoint, faisant appel à une voix principale et des contrechants, alors que l’harmonie — tout en tenant compte de la mélodie — peut exploiter des basses fonctionnelles et des accords arpégés. L’orchestration fournit les coloris et les timbres. L’audition et la perception polyphonique sollicitent la pensée, l’émotion, le geste et exigent une concentration soutenue. La perception, à la fois conceptuelle et analytique, deviendra écoute, appellera la discrimination, aboutira à la découverte du monde et incitera à un retour sur soi. Telles sont — allant pour l’essentiel au plus près des propres termes et définitions de l’auteur — les principales orientations de cette publication, résultant d’une vaste expérience, d’un solide sens de l’observation et de la discussion. Colette Mourey s’appuie en partie sur les travaux de Howard Gardner (1983) à propos des intelligences multiples. Elle a le mérite de prolonger les théories de la perception lancées vers 1960 par Robert Francès, puis Michel Imberty, Arlette Zenatti… et démontre à quel point ces trois types d’intelligence musicale associés à une perception volontariste sont complémentaires et imbriqués. En fait, cette publication des Éditions Marc Reift n’est qu’un commencement, et l’auteur annonce d’autres parutions. À suivre. Edith Weber.     "Synergies - de l’espace musical à l’espace urbain" http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51394 Quatrième de couverture     Chaque fois que nous chantons dans le chœur ou jouons dans l’orchestre, comme lorsque nous pénétrons dans un monument fédérant l’espace urbain, tout notre être s’éprouve soudain d’une façon inédite et multi-dimensionnée : nous contemplons alors un espace-temps rendu holistique, tout en détaillant les singularités linéaires de mouvements spiralés rythmiques, mélodiques et harmoniques, dont la synergie provoquera, par rebond, notre accession à une dimension d’ouverture, d’écoute et d’être d’autant plus supérieure qu’y est intimement présente la dimension communautaire.  Ainsi apprenons-nous, par et au sein de l’invariant et du géométrisme qui structurent toute œuvre d’art, à penser de façon entière et globalisée, à travers un espace mental infiniment  élargi – particulièrement à l’altérité, seule apte à rassembler et fonder tout l’ensemble de notre activité à tous les plans, du plus physique au plus  conceptuel et de l’idée à sa dimension la plus spirituelle. Colette Mourey, née en 1954, professeur à l’Université de Franche-Comté, y aura enseigné la didactique et l’esthétique de la musique ; parallèlement, elle est compositeur, chercheur indépendant en Musicologie, particulièrement autour de l’intelligence musicale et du son mental, et inventrice d’un nouveau système musical, l’« hypertonalité ».   Présentation de « Synergies - De l’espace musical à l’espace urbain" :Cet essai s’attache à la puissante « synergie » musicale et architecturale qui émane de toute action artistique et culturelle collective : d’où ces notions d’« œuvre » et de « monument », qui acquièrent leur pleine valeur au sein d’une mémoire qui s’avère prioritairement communautaire.Depuis les temps les plus reculés – nous rappelons l’exemple des grottes paléolithiques – création sonore et espace architectural sont indissolublement liés et s’érigent corollairement, de civilisation en civilisation, sous l’influence, à la fois consciente et inconsciente, d’une énergie cosmique intelligente qui les fonde et les dépasse.De fait, une étude de l’ « avoir » ramène continuellement à l’ « être », comme ce double mouvement vital que constituent les « inspirations » et les « expirations », qui ont une dimension autant microscopique que macroscopique.« Vibrer », qui est à la racine du phénomène sonore, s’érige en correspondance étroite avec la nature, elle aussi essentiellement vibratoire, de toute matière dans l’univers : hologramme issu d’une matrice informationnelle impersonnelle globalisée et consciente, dont les codes primordiaux se seront mus en « énergie ».Si nous nous posons le dilemme solo-tutti, exécutant-chef d’orchestre ou de chœur, c’est que notre réel libre-arbitre se confronte incessamment à l’holisme de forces collectives et universelles qui le dépassent infiniment : l’interprétation et la création artistiques pouvant être partiellement vécues dans un état d’abandon et de médiumnité, tout en requérant concomitamment un travail technique très exact et bien particularisé et un jeu de fonctions socialement très clairement instituées.Nous rappelons enfin cette imbrication fondamentale des forces de « synergie », de « résonance » et de « cohérence », qui fonctionnent simultanément et unitairement, autant dans l’élaboration artistique qu’au sein même du cosmos.C’est l’altérité, la constante ouverture à l’ « autre », qui fonde toute véritable œuvre humaine – qu’elle soit architecturale ou musicale ! comme toute gnose émanant d’une Raison simultanément « résonante » et « raisonnable » …L’auteure, Colette Mourey

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