« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »
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Réjouissances pascales

Antonin, le 04/04/2010

En ce jour de Pâques, dévoué à l’amour de son prochain et aux valeurs chrétiennes d’entraide et de pardon (on y croit ou pas), nous vous proposons un florilège de remarques plaisantes de musiciens sur leurs collègues. Ou comment démontrer que la Musique est un monde de respect et d’amitié réciproque… *ironie lourde*

Nous commençons avec Igor Stravinski, célèbre compositeur russe qui apporta beaucoup à la modernité musicale du XXe siècle, avec notamment ses ballets célèbres tels Le Sacre du Printemps et Petrouchka. Cependant Stravinski avec des gouts bien tranchés en matière de musique : un jour, après une création qui fut un échec, Marcel Proust lui demanda : « vous aimez Ludwig van Beethoven, naturellement ? ». « Je HAIS Beethoven » répondit Stravinski. Et lorsqu’on lui demandait ce qu’il pensait de Jean Julius Christian Sibelius, il répondait simplement « Je ne pense JAMAIS à Sibelius »…

Même l’amour paternel peut être pris en défaut : Johann Sebastian Bach, le cantor (maître de chapelle) de Leipzig, dont vous avez peut être entendu récemment le fameux Oratorio de Pâques, parlait ainsi de deux de ses fils musiciens : de Carl Phillipp Emanuel, compositeur reconnu, il disait « c’est du bleu de Prusse, ça se décolore ». De Johann Christian, « Il s’imposera grâce à sa bêtise »… Ca ne devait pas rigoler tous les jours à la maison, d’autant que le prolifique compositeur l’était également en matière de reproduction : pas moins de 20 enfants avec deux épouses différentes. Un avantage cependant : il bénéficia d’un enterrement gratuit, en effet son acte de décès (28 juillet 1750 – 67 ans) précise « Homme de 67 ans, M. JS Bach. (…) 4 enfants mineurs, corbillard gratuit ». Bien qu’unanimement adulé comme l’une des plus grandes figures de la musique occidentale, Bach ne faisait cependant pas l’unanimité : il était « une machine à moudre des fugues » selon Mili Balakirev, compositeur russe célèbre pour sa pièce pour piano « Ismaley ». Quand à Achille Claude Debussy, figure de la modernité au tournant du XXe siècle avec La Mer et le Prélude à l’après midi d’un faune, il considérait le cantor de Leipzig (non sans ironie) tout simplement comme le « Saint Graal »…

Une boutade amusée pour terminer, celle d’Arnold Schoenberg, futur dynamiteur de la tonalité avec son système dodécaphonique. Moquant Gustav Mahler, le vénérable directeur de l’opéra de Vienne (et compositeur de génie), Schoenberg disait « Si l’on savait comment Gustav Mahler nouait sa cravate, on en apprendrait plus qu’en trois années de contrepoint au conservatoire ».

Élèves fainéants, vous savez ce qui vous reste à faire : éplucher des milliers de page de la pléthorique biographie du maitre viennois signée Henri Louis de La Grange, et trouver ce fameux secret de la cravate nouée au carré !

(Source utilisée : « Dictionnaire superflu de la Musique Classique » – éditions du Castor Astral)

Voir aussi : Compositeurs : que pensent-ils les uns des autres ?

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