« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Tōru Takemitsu : biographie

« Un impressionniste d’aujourd’hui »


  • Nom Takemitsu Prénom Tōru Nation Japon
  • Naissance 08/10/1930, à Tokyo (Japon) Mort 20/02/1996, même ville Époque musicale Contemporaine

Tōru Takemitsu est un compositeur japonais né le 8 octobre 1930 à Tokyo et mort le 20 février 1996 dans la même ville. Au sortir de la guerre (il a 15 ans), il entend à la radio la célèbre chanson "Parlez-moi d’amour" (rechercher sur Youtube) qui l’impressionne profondément et dont il parlera encore avec émotion à la fin de sa vie. Il décide alors de devenir musicien et se forme en majeure partie de façon autodidacte, marqué par ce qu’il entend à la radio : il apprécie notamment Aaron Copland, Walter Piston et surtout la musique française moderne. Dans un premier temps, il rejette la culture japonaise au profit de la musique occidentale.

Comme beaucoup de compositeurs japonais, Takemitsu découvre la musique sérielle, la musique concrète et la musique électronique au début des années cinquante mais n’en subit pas l’influence. À la suite d’une visite au Japon de Igor Stravinski, qui manifeste un intérêt appuyé pour le Requiem pour orchestre à cordes (1957 ; rechercher sur Youtube), la notoriété de Takemitsu acquiert peu à peu une dimension internationale. Très attaché à la France, il oriente son travail dans une tendance qui s’enracine chez Achille Claude Debussy et se poursuit avec Olivier Messiaen : écouter le début de November Steps (1967) d’une écriture fine et délicate, recherche de couleurs orchestrales raffinées.

Sa proximité avec ces deux derniers compositeurs, eux-mêmes ouverts aux musiques extrême-orientales, l’amène à partir de 1965 à s’intéresser à nouveau aux musiques traditionnelles japonaises. Ses compositions sont alors marquées par l’amour de la nature, comme le soulignent ses titres : "I hear the water dreaming", "Garden Rain, "Toward the Sea", "Spirit Garden", "How slow the wind". Pour un même thème, il reprend souvent les mêmes motifs mélodiques : par exemple, un motif associé à l’eau se trouvera dans plusieurs œuvres. Il fait grand usage des instruments traditionnels de son pays d’origine et, bien qu’il s’en défende, il est considéré comme le trait d’union entre l’Orient et l’Occident. La réintégration de la tradition japonaise dans sa musique culmine avec In an Automn Garden (1973) pour un orchestre de gagaku (rechercher sur Youtube).

La production de Takemitsu dans les années quatre-vingt sera majoritairement consacrée à alimenter les cycles « Waterscape ». La flûte et la harpe sont ses instruments de prédilection : écouter un extrait de Rain Spell, pour flûte, clarinette, harpe, piano et vibraphone (1983). Ses dernières œuvres sont de plus en plus consonnantes : Quotation of Dream (1991) pour deux pianos et orchestre. On y entend même des citations de La Mer de Debussy (écouter).

Pour un complément d’information : analyse de And Then I Knew ’twas Wind (Et là, j’ai su que c’était le vent).

Ressources liées pour Tōru Takemitsu

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