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Traduction der Lindenbaum Schubert

Jean-Baptiste, le 21/03/2011

Paroles originales et traduction du poème de Wilhelm Müller (1794-1827) pour accompagner l’analyse du lied Der Lindenbaum (le Tilleul). Traduction réalisée par Pierre Mathé. Toute reproduction est interdite sans son accord. Consultez le site d’Emily Ezust pour plus d’informations.

Am Brunnen vor dem Tore
Da steht ein Lindenbaum;
Ich träumt in seinem Schatten
So manchen süßen Traum.

Ich schnitt in seine Rinde
So manches liebe Wort;
Es zog in Freud’ und Leide
Zu ihm mich immer fort.

Ich mußt’ auch heute wandern
Vorbei in tiefer Nacht,
Da hab’ ich noch im Dunkel
Die Augen zugemacht.

Und seine Zweige rauschten,
Als riefen sie mir zu:
Komm her zu mir, Geselle,
Hier find’st du deine Ruh’!

Die kalten Winde bliesen
Mir grad ins Angesicht;
Der Hut flog mir vom Kopfe,
Ich wendete mich nicht.

Nun bin ich manche Stunde
Entfernt von jenem Ort,
Und immer hör’ ich’s rauschen:
Du fändest Ruhe dort!
À la fontaine près du portail
Il y a un tilleul;
À son ombre je fais
De si doux et nombreux rêves;

Je grave dans son écorce
De si nombreux mots d’amour;
Dans la joie, dans la peine,
Je suis toujours attiré vers lui.

Aujourd’hui aussi je dois passer
Devant lui, au milieu de la nuit,
Là pourtant dans l’obscurité,
J’ai fermé les yeux.

Et ses rameaux murmuraient,
Comme pour m’appeler:
Viens près de moi, compagnon,
Ici tu trouveras ton repos!

Les vents froids soufflaient
Droit sur mon visage;
Le chapeau s’envola de ma tête,
Je ne me détournai point.

Cela fait maintenant plusieurs heures
Que je suis éloigné de ce lieu,
Et toujours j’entends murmurer:
Là tu trouverais le repos.

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Commentaires des internautes

Anonyme, le 01/06/2012 à 23h27
Très beau texte! Un grand bravo au traducteur qui m’a permit de découvrir cette œuvre merci M. Mathé!

Anonyme, le 23/02/2015 à 12h41
Attention aux temps employés ; le début appartient au passé révolu:

J’AI FAIT / De si doux et nombreux rêves;
J’AI GRAVÉ dans son écorce / De si nombreux mots d’amour;
Dans la joie, dans la peine, / Toujours J’ÉTAIS attiré vers lui.

Pour le reste, la traduction est fidèle.

Anonyme, le 30/04/2015 à 18h55
A mon avis, “ich traumt’ est une erreur .Ou bien, c’est le présent“ ich träume “, ou c’est le prétérit “ich träumte“

blopblop, le 01/05/2015 à 11h39
Ce n’est pas une erreur, pour respecter l’ écriture poétique, il n’est pas rare de voir ce genre d’écriture, particulièrement au XVIIIe et au XIXe siècle !

Anonyme, le 29/08/2015 à 17h56
merci pour cette traduction et les autres commentaires. Etant pianiste accompagnatrice, j’aime bien connaître le contenu de ce que j’accompagne.

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Le saviez-vous ?

Même élu membre de l’Académie des Beaux Arts, il arrivait à Camille Saint-Saëns de se déguiser en Marguerite et de chanter le vol des bijoux en voix de fausset.

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