« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Victor Borge, I presume ?

Antonin, le 18/04/2010

Connaissez-vous l’inénarrable pianiste danois Victor Borge ? Ce fanfaron irrévérencieux a su allier un talent de comique hilarant et une technique pianistique digne des plus grands concertistes. De son vrai nom Børge Rosenbaum, il est né au Danemark, dans une famille juive, en 1909. Il commence les leçons de piano à deux ans, et donne son premier récital à huit ! Après un diplôme obtenu à l’Académie Royale Danoise de Musique, Borge commence à donner des concerts à travers l’Europe, et très vite son penchant pour l’humour lui fait inclure farces et autres blagues antinazies dans ses récitals. Il est en concert en Suède au moment où le Danemark est envahi par les nazis, et réussit à s’échapper aux États-Unis.

Apprenant rapidement l’anglais, il prend alors le nom de Victor Borge (prononcez « Borgah ») et commence à se faire connaitre à la radio. Il joue quelques rôles au cinéma, avec Frank Sinatra par exemple. Très vite, il met au point ce qui deviendra ses « classiques », et ses spectacles deviennent de véritables mélanges de comédie et de musique. Il prend la nationalité américaine. Bien qu’invité à jouer avec les plus grand orchestre, Borge reste un homme simple, modeste et bon vivant, toujours prêt à dynamiter sa propre profession ou à parodier gentiment les travers de ses collègues musiciens (voir son sketch délirant d’accompagnateur lassé de la médiocrité de sa cantatrice). Il contribue à des œuvres de charité, et fut comblé d’hommages (il fut notamment le représentant du prestigieux facteur de pianos autrichien Bösendorfer). Actif et profitant de la vie jusqu’au bout, il s’éteint paisiblement à 91 ans, dans son lit, au lendemain d’un retour de concert au Danemark. C’était en 2000. Et puisqu’une démonstration est plus utile qu’une longue description, voici quelques-uns des meilleurs sketches de Victor Borge (n’hésitez pas à en découvrir d’autres !).

NB : un minimum de compréhension de l’anglais est nécessaire pour apprécier la subtilité du comique…

- La cantatrice (avec Marilyn Mulvey)

 

 

- La 2e Rhapsodie hongroise de Franz Liszt (avec Zhahan Azruni)

- Le tourneur de pages

-Un opéra de Wolfgang Mozart

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En 1874, Piotr Ilitch Tchaïkovski dédicace son concerto pour piano à Nicolas Rubinstein qui (par jalousie ?) déclare l’œuvre “si mauvaise qu’elle lui donne la nausée“ ! Blessé, le compositeur supprime la dédicace. Hans Guido von Bülow ayant ensuite fait de l’œuvre un triomphe, Rubinstein présentera ses excuses et en fera un de ses morceaux de concert favori.

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