Jan Peterszoon Sweelinck : biographie
* 1562 | • 1400 | • 1572 | • 1597 | • 1600 | • 1607 | † 1621 |
| Naissance vers mai 1562 |
Mort 06/10/1621 |
Nation Pays-Bas |
Époque musicale Renaissance |
Biographie
Jan Pieterszoon Sweelinck (né en mai 1562 à Deventer et mort le 6 octobre 1621 à Amsterdam fut un musicien néerlandais : organiste, professeur et compositeur dont les œuvres se situent à la jonction des périodes “Renaissance“ et “Baroque“ de la musique. De nombreux membres de sa famille étaient musiciens, et principalement organistes, et lui-même aurait étudié auprès de Jan Willemszoon Lossy et de Gioseffo Zarlino, le fameux compositeur et théoricien, maître de chapelle à la basilique saint-Marc de Venise - mais ceci est hypothétique et controversé.
Organiste pendant de nombreuses années de la Oude Kerkd’Amsterdam, Sweelinck est le plus prestigieux représentant, à l’orgue comme au clavecin, de l’école hollandaise ; il est même un des meilleurs spécialistes européens de ces deux instruments avant
Johann Sebastian Bach, à l’égal de l’italien
Girolamo Frescobaldi qu’il a peut-être rencontré lorsque celui-ci est venu en Flandre.
œuvre
C’était en outre un grand compositeur de pièces vocales, il écrivit plus de 250 œuvres de tous types : chansons, madrigaux, motets, psaumes. Quelques unes de ses innovations furent d’importance dans l’évolution de la musique en particulier dans le domaine de la fugue. Il fut le premier à écrire une fugue pour l’orgue débutant simplement par l’exposé du sujet, en développant ensuite le matériel contrapuntique jusqu’à l’accomplissement et la résolution finale, idée qui fut exploitée de façon complète, à la fin de la période baroque, par Bach.
Au niveau du style, la musique de Sweelinck synthétise la richesse, la complexité et le sens de l’espace des Gabrieli, avec lesquels son sejour supposé à Venise l’auraient familiarisé, et l’utilisation de l’ornementation ainsi que l’intimité formelle propres à l’école des virginalistes anglais. En ce qui concerne le développement des idées musicales, et particulièrement dans l’utilisation cu contre-sujet, des strettes, et des séquences de pédale, ses œuvres vont bien au-delà de ce que fait Frescobaldi, son principal contemporain : elles annoncent celles de Bach.