Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1632 | • 1600 | • 1643 | • 1666 | † 1687 |
| Naissance 28/11/1632 | Mort 22/03/1687 | Nation France | Époque musicale Baroque |
Né à Florence le 28 novembre 1632, Giovanni Battista Lulli (qui se francisera en Jean-Baptiste Lully par la suite) est le fils d’un meunier et d’une fille de meunier. Le garçon arrive en France à l’âge de huit ans. Il devient musicien et danseur virtuose à la Cour de Versailles.
En 1653, Lulli remplace son compatriote Lazarini et devient compositeur de musique instrumentale du Roi. Les responsabilités de Lulli augmentent et il finit par obtenir la charge d’organiser tous les ballets et la direction des Petits violons. En 1661, Lulli est naturalisé. Il francise alors son nom et se crée une nouvelle histoire : Jean-Baptiste Lully est le fils d’un gentilhomme florentin. Il devient compositeur de la chambre du Roi. En 1662, il épouse Madeleine Lambert.
À partir de 1664, Lully collabore avec Molière pour créer de nombreuses comédies-ballets : le Mariage forcé (1664), L’Amour médecin (1665), Le Bourgeois gentilhomme (1670), etc. Il compose aussi des ballets de cour : Les Amours déguisées (1664), La Naissance de Vénus (1665), etc. Il acheta à Perrin en 1672 le privilège de l’académie royale de musique (où il put, vers 1676, rencontrer Marin Marais).
Comblé d’honneurs et de richesses, il composa alors approximativement un opéra par an, submergeant par son autorité tous les compositeurs dramatiques de son époque : Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis-Nicolas Clérambault.
En 1681, Lully atteignit l’apogée de sa carrière, en devenant secrétaire du Roi. Il mourut de la gangrène à Paris le 22 mars 1687, à la suite d’une blessure au pied due à sa canne de chef d’orchestre, une lourde tige de fer servant, en la frappant au sol, à battre la mesure (selon une version anecdotique et pas fiable à 100%). C’est principalement par sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully nous est connu.