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Musique et silence

« Musique et silence »

Bonjour, Keith Richards disait une fois : “au départ, le peintre a une toile, l’écrivain une feuille de papier et le compositeur, lui a le silence.“ Que pensez-vous de cette citation. Avait-il raison? Abordons le thème du silence plus profondément. Le silence ais ce philosophiquement parlant un art ? Une musique? Comment les compositeurs, au cours des époques, abordent-ils ce thème? Que symbolise le silence en musique ainsi que dans les autres domaines. Merci pour les réponses

Anonyme
le 09/10/2016 à 13:55

Vous posez là une question complexe. D’abord parce que le silence n’existe pas dans l’absolu : John Cage la démontré avec sa pièce pour piano : 4’33“... mais peut-on parler de musique à propos de cette pièce ? Ce qu’elle montre (entre autres), c’est qu’en musique le silence ne s’éprouve que quand j’interprète arrête de jouer. Cet intervalle plus ou moins long entre deux événements sonores peut alors signifier beaucoup de choses : un repos, une respiration, un suspens plus ou moins angoissant, l’attente sereine d’un événement à venir... En tout cas il est le plus souvent, pour le compositeur, un puissant moyen d’expression : qu’on pense par exemple au silence qui suit les pom pom pom pom au début de la cinquième symphonie de Beethoven. Un silence est rarement innocent, c’est donc un grand champ de réflexion que vous avez ouvert là.


azerty

le 14/10/2016 à 12:10

On laisse le silence pour le silence, comme le carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch. Dans la musique comme en peinture, le silence est le fond du tableau sur lequel on posera la peinture ou les notes. Entre les traits et les couleurs il n’y a parfois rien ou juste des harmoniques de couleurs ou de son. Vous citez la 5ème de Ludwig van après les 4 premiers accords répétés, mais le début se fait sur une levée, la 5ème commence donc par un silence. Dans la Pastorale, après l’énoncé du thème il n’y a pas de point d’orgue et pourtant tous les chefs le font (comment faire autrement !) On en trouve d’autres, par exemple dans son premier quatuor. En général ces silences permettent de créer un contraste par suspension ou opposition. Pensez au 2nd mouvement de “La Grande de Schubert“. Après un crescendo qui va jusqu’au triple forte, un long silence précède la repris piano. Effet sidérant. La fin du dernier mouvement de la 3ème de Mahler nous offre un faux silence, avec reprise surprenante. A la fin du 2nd mouvement du concerto d’Yves Nat, le silence est en général coupé par le public qui croit qu’il est terminé, pas du tout ! En général on l’entend tousser, très nettement dans l’enregistrement Nat-Dervaux.


Michel Ponte

le 26/02/2017 à 10:35

Le silence. Un concept bien humain. Cela n’existe pas dans la nature ou l’univers. Un intervalle non-musical qui sépare des notes de musique peut avoir bien des fonctions. Cela dépend des compositeurs et des intentions voulues. La musique existe que si elle émerge d’une confrontation par deux objets. Le silence existe que si cette confrontation cesse. Mais l’espace-temps regorge de confrontation quelconque. Donc la non-existence d’un silence absolu.

Anonyme
le 31/10/2017 à 11:32

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Adriano Banchieri est le premier compositeur à chiffrer la basse continue sur les partitions (1595), à utiliser les nuances forte et piano (1613), et à utiliser la barre de mesure moderne.

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