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Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre sur Symphozik

Actualité du site - 30 décembre 2011

Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.

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Carl Friedrich Zelter : biographie

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1758

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1800

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1832
Naissance 11/12/1758 Mort 15/05/1832 Nation Allemagne Époque musicale Classique

Biographie

CarlFriedrich Zelter est né à Berlin le 11 décembre 1758, en pleine guerre de sept ans, comme il l’écrit lui-même. Il est fils de maçon et apprend donc tout naturellement ce métier, mais il se tourne rapidement vers la musique qu’il pratique en parallèle. Ainsi, il est amené à prendre des leçons auprès de Carl Friedrich Christian Fasch (que nous retrouverons plus tard) et, tout en étudiant le violon et la direction d’orchestre, il commence à composer avec notamment un concerto pour alto en mi bémol (1779).

À la fin des années 1780, sa cantate sur la mort de Frédéric II est jouée à Berlin dans l’église de la Garnison et il écrit ses premières pièces pour piano ainsi que ses premiers lieder. En 1791, le 24 mai, en s’inspirant de l’Académie de musique ancienne de Londres, C.F.C. Fasch fonde sa propre Société de chant (qui existe encore aujourd’hui sous le nom d’Académie de chant) à Berlin. Carl Friedrich Zelter y entre la même année. En 1796, un an après la mort de sa première femme, il épouse une chanteuse bien connue de l’époque : Julie Pappritz.

En bon termes avec le Maître (il publiera sa biographie en 1801), c’est lui qui est désigné pour succéder à Fasch, mort en 1800, et, dans ce que Zelter décrit lui-même comme un lieu ou la matière n’est que secondaire (“on y boit du thé, on parle, on discute“), son influence et la liste de ses travaux (musicaux ou théoriques) s’agrandissent. En effet, maintenant professeur de quelques élèves fortunés comme Felix Mendelssohn-Bartholdy, il est également devenu proche du célèbre Johann Wolfgang von Goethe, rencontré à Weimar, dont l’œuvre transparaît dans une partie de ses 200 lieder.

Cette bonne période le voit publier pas moins de sept mémoires entre 1803 et 1812 qui posent les bases de l’enseignement musical tel qu’il se pratiquera des décennies durant. De plus, il est devenu membre d’honneur (1806) puis professeur (1809) de l’Académie des Arts de Berlin (Akademie der Künste) qui est également toujours en activité. Il fonde lui-même quelques institutions : le premier Liedertafel de Berlin (soit un groupe de conspirateurs d’artistes dont le but est de promouvoir et d’exécuter des œuvres vocales, dont certaines —pure coïncidence— furent spécialement écrites par Zelter en personne), ainsi que l’Institut royal de musique d’église. Zelter, docteur honoris causa de l’université de Berlin, meurt le 15 mai 1832 deux mois après son ami Goethe.

Carl Friedrich Zelter a été un acteur important de la redécouverte de l’œuvre de Johann Sebastian Bach, qui sut communiquer son amour pour celle-ci à l’un de ses élèves favoris, Mendelssohn. En revanche, il exerça une telle influence musicale sur Goethe qui, comme son ami, ne comprit rien —ou trop tard— au génie de Ludwig van Beethoven (ce qui explique la rencontre infructueuse entre les deux hommes en 1812). À l’inverse, il fut élogieux envers la Création ou Les Saisons de Joseph Haydn et ce dès leur création.

Les 200 lieder qu’il laisse (en plus de ses opéras, de ses symphonies et bien entendu du reste de sa musique vocale) doivent évidemment nous évoquer ceux de Franz Schubert, son contemporain, mais sans toutefois pouvoir rivaliser avec le génie de ce dernier.

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