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Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre
Actualité du site - 03 février 2013

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Franz Schubert : biographie

Naissance 31/01/1797 Mort 19/11/1828 Nation Autriche Époque musicale Pré-romantique Biographie standard
Biographie courte

Biographie

Né le 31 janvier 1797 à Lichtental (ville indépendante à l’époque mais faisant depuis 1850 partie de Vienne), Franz Schubert est le douzième d’une famille très musicienne dont seulement quatre enfants atteindront l’âge adulte. De petite taille, il sera surnommé par ses amis Schwammerl, ce qui signifie "petit champignon" (ah ben super les amis).

Schwam...euh, Schubert reçoit une éducation musicale de son père et de son grand frère, mais très vite on s’aperçoit de son talent et il est confié à Michael Holzer, maître de chapelle de la paroisse de Lichtental. En parlant de son jeune élève, il dira : "Quand je veux lui enseigner quelque chose de nouveau, il le sait déjà. Aussi je ne le considère à proprement parler comme un élève, mais je parle avec lui et je l’observe avec une admiration silencieuse". Franz sera ensuite choriste de la chapelle impériale et élève au collège municipal (Stadtkonvikt), qui est à la fois école et conservatoire de musique.

Le jeune homme aura beaucoup de mal à s’adapter à la vie de l’internat mais obtient quand même des notes honorables. Il se fait remarquer pour ses dons musicaux innés. Il fera ensuite partie d’un petit orchestre d’un très bon niveau qui se produira à Vienne, devant l’archiduc Rodolphe et Ludwig van Beethoven. Schubert y est premier violon et se fait remarquer par Antonio Salieri, qui fut le professeur de Beethoven, qui propose de superviser son éducation musicale. Il sera pendant cinq ans son élève (de 1808 à 1813) qui le familiarise avec l’œuvre de Joseph Haydn et de Wolfgang Mozart. En 1812, la mère de Schubert, âgée de 55 ans, meurt. C’est un coup dur pour le futur compositeur.

Premières compositions

Obligé très tôt de gagner sa vie, le musicien quitte le Stadtkonvikt et entre en 1814 comme maître adjoint dans l’école que son père dirige, sans toutefois renoncer à la composition. Pour obtenir le diplôme d’instituteur, il entre à l’école Normale. Durant ce temps il compose environ 350 lieder ! Le superbe Roi des Aulnes (Erlkönig, 1815) est sa première œuvre éditée. La Messe en ut est sa première œuvre jouée en public à la paroisse de Lichtental et devant Salieri. Les partitions de ses lieder sont recopiées par ses amis et les viennois se les arrachent.

De 1814 et 1815, Schubert, qui se consacre à l’écriture, sera extrêmement fertile. Ainsi, en 1815, il compose quatre opéras, 150 lieder, 2 symphonies, 2 messes, un quatuor à cordes...Après avoir quitté l’école il habite un temps chez son ami Joseph Spaun. En automne 1815, Schubert fait la rencontre de Franz von Schober, étudiant, qui deviendra certainement son ami le plus intime mais aussi le plus controversé. Celui-ci l’invite souvent à venir s’installer dans sa résidence familiale.

Peines et départ

En 1816, Schubert cherche à obtenir le poste de professeur de musique à Ljubljana, et cherche en vain à obtenir l’appui de Salieri. Cette année-là, par l’intermédiaire de Spaun, il demande à Goethe s’il accepte la dédicace d’une série de 150 lieder mais le poète ne daignera même pas répondre, préférant ceux de Carl Friedrich Zelter, moins complexes. À la suite de ces deux grosses déceptions, Schober fait connaître à son ami le cercle des artistes et intellectuels de Vienne.

En 1817, le musicien a déjà composé ses Quatrième et Cinquième symphonies. Mais Schober doit rejoindre son frère gravement malade en France. À contrecœur, Schubert doit regagner le domicile paternel et l’emploi d’instituteur. En juillet 1818, il est, un temps, précepteur des enfants du comte Esterhazy en Hongrie. Malgré ce nouveau genre de vie, il a le mal du pays et il retrouve Vienne avec plaisir en 1819. Il s’y fixe pour se consacrer à la composition.

Une situation presque stable...

Vers 1819, le nom de Schubert commence à gagner en popularité malgré l’extrême popularité de Gioacchino Antonio Rossini alors en vogue à Vienne. Schubert passe l’été à Steyr avec son ami, le chanteur Johann Michael Vogl. Il connaît la période la plus heureuse de sa vie. C’est cet été là qu’il compose le fameux quintette La truite. De retour à Vienne, sa nature indolente et fantaisiste ne lui permet pas de s’assurer une situation matérielle correcte. Son manque de ponctualité l’empêche de se maintenir au poste du Théâtre de la Cour qu’il avait obtenu. Le roi des Aulnes lui assure un revenu faible mais régulier. En 1821, Franz est très impressionné par la représentation de l’opéra de Carl Maria von Weber : der Freischutz.

...mais vite catastrophique

Au début de 1823, Schubert contracte tombe gravement malade : il perd ses cheveux, souffre de migraines et autres maux, et passe une partie de l’année à l’hôpital de Vienne. Sa Huitième symphonie dite "inachevée" date de cette période et montre le désespoir de son auteur. Ses amis se marient les uns après les autres. Le compositeur reste seul à l’écart, mais ses compositions deviennent quant à elles de purs chefs-d’œuvre : la 9ème symphonie dite "La grande", le cycle de lieder Le voyage d’hiver (Der Winterreise). Il écrit encore deux magnifiques trios pour piano et le grand quintette à cordes D956. Schubert sombre maintenant dans un profond pessimisme. Il ne parvient pas à faire représenter ses œuvres sur scène. Rosamunde ne sera jouée que deux fois. Un deuxième séjour chez les Esterhazy lui remet toutefois un peu de baume au cœur.

Une renommée qui ne paye pas

Schubert retourne habiter chez son père pendant quelques mois. Il déménage ensuite chez Schwind, un ami fidèle, et connait sa dernière période heureuse. Sa santé s’améliore, le cercle de ses amis s’est reformé. Début 1825, il compose avec enthousiasme. Il passera de longues vacances à Steyr, à Linz, à Salzbourg, à Gmünd et à Gastein. De retour à Vienne en 1826, il ne quittera plus la capitale autrichienne à l’exception d’un bref séjour à Graz. Au printemps 1827, le poste vacant de Maitre de chapelle de la cour lui est refusé. Il présente Le voyage d’hiver à Beethoven, alors sur son lit de mort, qui aurait déclaré, selon Schindler, un biographe : "Schubert a vraiment une intelligence divine". Bien que Schubert soit alors assez connu, il n’a aucun revenu malgré la publication de quelques pièces dont le trio op.100.

Le 26 mars 1828, alors qu’il ne l’a jamais fait jusqu’alors, il donne un concert public au cours duquel sont jouées ses propres œuvres.  C’est un succès, même si le passage à Vienne du virtuose Paganini à cette même époque l’éclipse un petit peu. Sa mauvaise santé ne l’empêche pas de composer : en avril, il achève et dédie sa Fantaisie pour piano à quatre mains en fa mineur à la comtesse Esterhazy. Dans les mois qui suivent viendront la Messe en mi bémol Majeur (D950) ou encore les lieder du Schwanengesang, le "Chant du cygne". Schubert redoute d’ailleurs d’être lui-même proche de la fin : vers la fin de l’été, il rencontre le docteur Ernst Rinna qui l’aurait confirmé : la fin du compositeur, peut-être atteint de la syphilis que l’on soigne alors au mercure, est proche. Il s’installe donc dès septembre chez son frère, Ferdinand.

Le 6 octobre, Schubert trouve encore la force d’aller se recueillir sur la tombe de Joseph Haydn à Eisenstadt. Vers cette époque, il ébauche même trois mouvements d’une nouvelle symphonie en ré. C’est encore Schubert qui, à quelques semaines de sa mort, se rend chez Simon Sechter le 4 novembre afin que le maître lui enseigne le contrepoint, art avec lequel Schubert avait décider de se familiariser après son rétablissement.

Malheureusement, le musicien ne peut réaliser ce souhait. Le 19 novembre, à 15 heures, âgé de seulement 31 ans, il s’éteint chez son frère, après avoir émit le vœu d’entendre une dernière fois le quatuor à cordes n. 14 de Beethoven. Franz Schubert sera enterré le 21 novembre au cimetière de Währing, après ses funérailles à l’église Saint Joseph.

Ressources liées pour Franz Schubert

Sélection d’œuvres

Chefs-d’œuvre

Quatuor à cordes n°14
Symphonies 8 et 9
Quintette avec piano
Lieder (Le roi des Aulnes, Marguerite au rouet...)
Trios avec piano 1 et 2

À découvrir

4 impromptus et 4 moments musicaux
Sonate pour piano en la mineur D743
Rosamunde
Fantaisie pour piano à quatre mains
Alfonso und Estrella

Références

• owlhaven.com

Commentaires des internautes

Anonyme, le 10/11/2012 à 16h16
quoi de plus beau que la musique de S chubert quel génie !!!! FAITES-LA connaitre à travers la télévision comme vous l’avez déjà fait pour un village français ! ne serait-ce pas une bonne chose pour l’éducation des plus jeunes? LA Musique de cette trempe n ’est-elle pas aussi importante que la littérature ou que les sciences??? merci FC

Anonyme, le 20/01/2013 à 17h17
Ce site est sympathique , ainsi que les tests sur “ la vie de Schubert “ et “ les œuvres de Schubert “ . Je suis en 5e et j’ai 13 ans, j’ai du faire un exposé sur Franz Schubert , or j’ai trouver ce qu’il me fallait . Cet exposé est pour le lundi 21 janvier 2013 , j’espère avoir une bonne note. Bref , ce site est sympathique a lire ! Je ne sais pas si vous le faites sur d’autre compositeur et également des chanteurs des année 80 ou même 2000 .

Symphozik, le 20/01/2013 à 17h20
Bonjour et merci pour ce commentaire également sympathique. Mais c’est la deuxième fois que vous nous parlez de cet exposé du 21 janvier, j’espère que vous n’êtes pas trop stressé(e). En tout cas, bonne chance !
Vous pouvez consulter la liste de nos biographies dans le menu de gauche. Sinon, on compte rédiger la biographie de David Hasselhof un de ces jours ;-)
Cordialement,
Jean-Baptiste

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