Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1710 | • 1643 | • 1729 | † 1736 |
| Naissance 04/01/1710 | Mort 17/03/1736 | Nation Italie | Époque musicale Baroque |
Né en 1710 à Pergola (Italie), Giovanni Baptista Pergolese sera le seul survivant des enfants de sa famille. Il souffre cependant dès sa naissance d’une santé délicate et d’une grave affection qui le fait boiter. Le jeune garçon prend très tôt des cours de violon avec Francesco Mondini et avec Francesco (déjà deux !) Santi, maître de chapelle de la cathédrale de Jesi.
Pergolese s’inscrit vers 1722 au Conservatoire de Naples. Parmi ses professeurs se trouvent Francesco (encore un ?!) Durante et Francesco (c’est une invasion...) Leonardo Vinci (dont les pièces ont parfois été attribuées à Pergolese), maîtres réputés. Le futur compositeur termine ses études musicales à l’âge de vingt et un ans. À la sortie du Conservatoire, il présente La Conversione di San Guglielmo d’Aquitania. Le succès est tel qu’il reçoit immédiatement commande d’un opéra pour le théâtre San Bartolomeo. Ce sera Salustia.
À la fin de 1732, après de violents tremblements de terre à Naples, Pergolese compose une messe solennelle à dix voix ainsi que des vêpres. La carrière du compositeur est désormais assurée. Il compose pour de nombreuses cours en Europe et il jouit déjà d’une réputation hors d’Italie. En 1733, il écrit son deuxième opéra : Il prigionier superbo. Il écrira encore son œuvre la plus célèbre : La Serva Padrona (la servante maitresse) qui fera un triomphe à Paris en 1752. Puis c’est Adriano in Siria et L’Olimpiade. Il a composé également quelques remarquables œuvres sacrées dont deux grandes messes en ré et en fa, un admirable Laudate pueri, un Salve Regina et le fameux Stabat mater en fa mineur, écrit juste avant sa mort.
Pergolese meurt dans le monastère franciscain de Pozzuoli, en 1736, agé seulement de 26 ans. Sa Servante maitresse déclenchera la querelle dite “des bouffons“ entre les partisans de la musique lyrique française telle que la représente Jean-Baptiste Lully et les partisans de l’Italianisme avec Pergolese, Niccolo Jomelli...