Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1587 | • 1400 | • 1597 | • 1600 | • 1607 | • 1643 | † 1654 |
| Naissance vers novembre 1587 | Mort 24/03/1654 | Nation Allemagne | Époque musicale Baroque |
Né en octobre ou en novembre 1587 (baptisé le 3 novembre de cette année) à Halle, Samuel Scheidt fut d’abord organiste à la Moritzkirche. Il fut l’élève à Amsterdam de Jan Peterszoon Sweelinck, musicien de renom. Kapellmeister au margrave de Brandebourg et administrateur protestant de l’archevêché de Magdebourg, Scheidt devint également directeur musical de la ville en 1628.
Hélas, après la guerre de Trente ans, Scheidt se vit destitué de ses fonctions et spolié de ses biens (quelle prose admirable...). Néanmoins, il continue à travailler pour l’église, et dirige plusieurs concerts. Scheidt meurt le 24 mars 1654 dans sa ville natale, laissant derrière lui 39 Cantiones sacrae à 8 voix, quatre livres de Geistliche Concerten avec accompagnement instrumental et une centaine d’autres pièces pour orgue (Tabulatur-Buch, etc.). Il fut l’un des premiers maîtres de l’orgue en Allemagne et il exerça une grande influence qui se transmit jusqu’à Johann Sebastian Bach.