Actualité du site - 29 août 2010 Grosse mise à jour en cette pré-rentrée ! Automatisation du test d’oreille relative, création de deux nouvelles pages : un test de reconnaissance d’accords et les très non-attendus Chuck Norris facts musicaux (dans les blagues de musiciens, elles-mêmes enrichies d’une supplémentaire). Nouveau test de reconnaissance d’œuvres : les lieder de Schubert. La semaine prochaine, ouverture de la saison 2 des énigmes et des dossiers du baccalauréat 2011. Pfiou!
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  • Encyclopédie Universalis
  • P.-L. Monfort
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Biographie : Vincenzo Bellini

Biographie et œuvre

Né le 3 novembre 1801 à Catane en Sicile, Vincenzo Bellini est le fils aîné de Rosario Bellini et d’Agata Ferlito. C’est son grand-père Vincenzo Tobio Bellini, maître de chapelle de la cathédrale locale depuis environ 1767, qui lui donne ses premières leçons de musique. C’est entre 1813 et 1818 que le jeune prodige Bellini écrit ses premières pièces, pour la plupart non datées. Il faut dire que selon la légende familiale, il n’est pas en retard : il aurait commencé la théorie musicale et le piano respectivement à deux et à trois ans. En fait, on ne peut affirmer que le fait qu’il a passé sa jeunesse dans un environnement très propice à la musique que ne fit que favoriser sa carrière musicale.

Après les leçons prodiguées par son aïeul, Bellini junior peut quitter sa province natale pour le conservatoire de Naples en juin 1819, encouragé par une bourse de la municipalité de Catane. Là , dans la classe du directeur Nicolò Zingarelli, il étudie les maîtres de l’école napolitaine et les pièces orchestrales de compositeurs tels que Joseph Haydn et Wolfgang Mozart.

Une des coutumes du conservatoire de Naples était de présenter au public une œuvre dramatique d’un étudiant prometteur. Ainsi, Bellini eut l’occasion de donner son opéra Adelson e Salvini au petit théâtre de son établissement. Très rapidement, le théâtre San Carlo, le premier de Naples, lui commande Bianca e Gernando (1826), créé par Rubini, Lablache et Mme Tosi. C’est un succès qui amène aussitôt le prestigieux théâtre de la Scala de Milan à lui commander I pirati (1827), qui connaît le même succès et répand le nom de Bellini à toute l’Italie. Cet opéra marque aussi le début d’une collaboration fructueuse avec le librettiste et poète Felice Romani. De plus, il entretien de bonnes relations avec le ténor Giovanni Battista Rubini (qui chantait déjà dans Bianca e Gernando).

De 1827 à 1833, Bellini est à Milan où tout lui sourit. La straniera (1828) est encore mieux accueillie que Il pirata et offre même à son auteur une certaine indépendance financière. Mais très brièvement, il connaît enfin l’insuccès avec Zaira, en 1829, à l’occasion de l’inauguration d’un théâtre à Parme. Bien entendu, cela ne dure pas et on accueille bien son opéra I Capuleti e i Montecchi (à l’inspiration similaire de Roméo et Juliette).

Coupant court à cinq ans de succès, Bellini décède d’une inflammation intestinale (si vous voulez vraiment le savoir ^^) le 23 septembre 1835, après s’être installé à Puteaux, près de Paris. Enterré au Père-Lachaise, sa dépouille fut rapatriée 40 ans plus tard à Catane dans la cathédrale Sainte-Agathe. Sa vie fut courte mais heureuse, parsemée par exemple de succès auprès de la gente féminine et de réussites artistiques. Il reçut même la Légion d’Honneur, peu avant sa mort. Son opéra en deux actes Norma, créé à Milan le 26 décembre 1831 sur un livret de son ami Felixe Romani, est considéré comme son plus grand chef-d’œuvre.

Pour l’anecdote, la croix de la légion d’honneur qui lui avait été remise a été donnée par la famille à l’évêque d’alors pour qu’elle vienne s’ajouter aux nombreuses autres donations qui ornent la statue de Sainte Agathe, patronne de la ville. Si un jour vous passez dans le coin, vous pourrez encore l’y voir.


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