« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Amilcare Ponchielli : biographie


  • Nom Ponchielli Prénom Amilcare Nation Italie
  • Naissance 01/09/1834, à Paderno Fasolaro, act. Paderno Ponchelli (Italie) Mort 16/01/1886, à Milan (Italie) Époque musicale Romantique

Amilcare Ponchielli est né à Paderno Fasolaro (renommée Paderno Ponchielli en son honneur en 1950) près de Crémone (Italie) le 1er septembre 1834. Il remporte à neuf ans une bourse d’étude qui lui permet de s’inscrire au conservatoire de Milan.

Son début de carrière est décevant. Pris en grippe par un de ses professeurs qu’il avait supplanté dans un concours, il doit se contenter de postes dans des petites villes. Il compose plusieurs opéras sans succès. Cependant, il acquiert beaucoup d’expérience en tant que directeur de la musique à Plaisance puis Crémone. Il arrange et compose plus de 200 œuvres pour orchestre à vent (notamment le premier concerto pour euphonium : Concerto Flicornobasso, 1872). Il est aussi l’auteur de marches en l’honneur de l’unification de l’Italie.

Il remporte son premier grand succès avec la version révisée de I promessi sposi (Les Fiancés) en 1872, qui est créée à La Scala de Milan. Le rôle-titre est chanté par la diva Teresina Brambilla qu’il épouse en 1874. En 1876, il compose son opéra le plus célèbre, La Gioconda, adapté d’une pièce de Victor Hugo par Arrigo Boito. On en connaît surtout le ballet La Danse des heures, utilisé dans Fantasia de Walt Disney (écouter ici ou sur Youtube).

En 1881, Ponchielli est nommé maître de chapelle de la cathédrale de Bergame, et à partir de la même année, il est professeur de composition au Conservatoire de Milan. Il a entre autres Giacomo Puccini et Mascagni parmi ses élèves.

Il décède d’une pneumonie à Milan (mais à 51 ans seulement) le 16 janvier 1886. Il est surtout connu comme un auteur d’opéras où il a introduit un orchestre élargi et une orchestration plus complexe. Ses opéras se réclament de la tradition de Giuseppe Verdi. Bien que représentés avec beaucoup de succès à l’époque, ils sont très peu joués aujourd’hui, à l’exception de La Gioconda : écoutez ci-dessous Ouverture air du suicide (ô joie).

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Le saviez-vous ?

Que vient faire le cœur dans l’expression “savoir une partition par cœur” ? Cela viendrait du philosophe grec Aristote (IVe siècle av. J.C.) qui pensait que le cœur était le siège de la mémoire. D’où l’expression qui a traversé les siècles “apprendre par coeur” !

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