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Gustav Klimt et la musique

Introduction musicale : écouter
azerty (†), le 07/02/2024

Gustav Klimt est né le 14 juillet 1862 près de Vienne, est mort le 6 février 1918 à Vienne même. Par ses dates de naissance et de mort, il est l’exact contemporain d’Achille Claude Debussy, dont il partage l’anticonformisme, mais qu’il n’a jamais rencontré.


Gustav Klimt vers 1912 - La Musique (1895)

Né d’une mère chanteuse lyrique amateure, il est très sensible à la musique. Il apprécie particulièrement les Liederde Franz Schubert, notamment "Le Tilleul" extrait du cycle Voyage d’hiver(présenté en introduction musicale) ; un grand nombre de ses peintures auront un rapport avec la musique.

Dès ses premières commandes, il se démarque de la représentation naturaliste et s’inspire des estampes japonaises ainsi que du courant symboliste (lignes serpentines, larges aplats, goût pour l’étrange et l’allégorie). L’année 1892 marque sa rupture avec l’académisme et il participe en 1897 à la fondation de la Sécession de Vienne, mouvement de renouvellement des formes équivalent à l’ Art nouveau français ou au Jugendstil allemand.

Il est familier avec tous les compositeurs qui vivent à Vienne à son époque : Richard Strauss, Gustav Mahler, Arnold Schoenberg, etc. Il fréquente avec eux les cafés qui sont les lieux de rencontres et d’échanges culturels de la capitale. Il connaît donc parfaitement les tendances de la musique de son temps et en partage la volonté de s’affranchir des règles convenues.

En 1902, le groupe Sécession organise une exposition consacrée à Beethoven. À cette occasion, Klimt réalise une frise de 34 mètres de long (excusez du peu) qui remporte un succès considérable ; le peintre s’inspire de la 9e Symphonie du compositeur. L’image ci-dessous en présente un extrait ; Gustav Mahler y figure en chef d’orchestre.


L’hymne à la joie

Non seulement la musique inspire le peintre, mais lui-même est extrêmement apprécié par les musiciens. Bien qu’aucune composition musicale ne fasse clairement référence à l’œuvre de Klimt, nul doute que l’univers visuel du peintre a profondément impressionné l’imaginaire des musiciens. Une lettre qu’Anton Webern adresse à son ami Alban Berg, en apporte un témoignage ; après avoir visité une rétrospective consacrée au peintre après sa mort, Webern décrit ainsi son ressenti à son ami : «  impression indescriptible d’un royaume lumineux, tendre, céleste ». N’est-ce pas ce qu’il essaye lui-même d’exprimer dans certaines de ses œuvres ? (écouter l’op. 10 n° 3).

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