Né le 9 février 1885 à Vienne, Alban Maria Johannes Berg est le troisième des quatre enfants de Johanna et de Conrad Berg qui mènent une vie aisée, du moins jusqu’à la mort de ce dernier en 1900. Vers cette époque, Berg commence à composer en autodidacte (époque de laquelle datent environ 80 lieder) après s’être davantage intéressé à la littérature. Il n’a reçu qu’une éducation minime à la musique, mais Arnold Schönberg, pendant quelques années, d’octobre 1904 à 1911, lui enseigna le contre-point, la théorie de la musique et l’harmonie. Avec le maître, il compose de nombreuses œuvres (Sieben frühe Lieder, “Sept chants anciens“,...) dont trois seront publiquement données en 1907 lors d’un concert mettant sous les feux de la rampe les élèves de Schönberg.
En 1906, Berg a rencontré sa future épouse, Hélène Nahowski, chanteuse issue d’une famille aisée. Mais, un peu comme chez Shakespeare, la famille Nahowski s’oppose à l’union des deux jeunes gens. Malgré cela, ils se marient le 3 mai 1911, ce qui procure aà Berg une vie indépendante qu’il pouvait consacrer à la musique (et à l’heureuse élue). Les “5 chants sur une carte postale“ (textes de Peter Altenberg), composés en 1912, sont créés l’année suivante par Schönberg mais causent une émeute qui fera interrompre la représentation. Il faudra attendre...1952 pour qu’elle soit rejouée entièrement, et 1966 pour sa première publication intégrale !
La Seconde Guerre Mondiale occupe le musicien de 1915 à 1918 (il sert dans l’armée autrichienne) mais il profite d’une permission en 1917 pour commencer à écrire son premier opéra, “Wozzeck“, dont quelques extraits (en 1924) générèrent le premier succès public de Berg (l’opéra ne sera entièrement représenté que le 14 décembre 1925 par Erich Kleiber à Berlin). Installé à Vienne comme professeur particulier de musique après la Première Guerre Mondiale, Berg y meurt le 24 décembre 1935.
Berg fut l’auteur de compositions marquantes comme la Suite Lyrique (1926) mais surtout comme le Concerto pour violon “à la mémoire d’un Ange“ (1935) où il cite Johann Sebastian Bach (Es ist Genug ,cantate BWV 60). “Lulu“, le premier opéra dodécaphonique de l’histoire de la musique, fut sa dernière œuvre mais il ne put l’achever. Il appartient au premier cercle de la seconde école de Vienne, explorant l’atonalité, le dodécaphonisme et la musique sérielle.
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