Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1817 | • 1800 | • 1821 | • 1830 | • 1830 | • 1850 | † 1869 |
| Naissance 13/11/1817 | Mort 13/12/1869 | Nation France | Époque musicale Romantique |
Né le 13 novembre 1817 à Paris, Louis James Alfred Lefébure-Wely (quel nom simple...) est le fils d’un musicien, Antoine Lefébure-Wely. Très vite, le jeune homme montre des talents d’organiste : il décroche les premiers prix au Conservatoire à 18 ans, etc.
Notre L.J.A. (c’est trop long de tout recopier...) peut, dès ses 8 ans, remplacer son père rhumatisant à l’orgue de l’église Saint-Roch, où il restera jusqu’en 1846. Après cette étape de subsistance, il émigre à la Madeleine (encore une église) jusqu’en 1867. Il partira ensuite pour Saint-Sulpice (oui, oui, c’est encore et toujours une église), qu’il animera de son clavier de 1863 à 1869.
Lefébure-W. est surtout, comme pouvait le laisser supposer ses postes en église, auteur de musique religieuse (trois messes), mais aussi de pièces pour orgue et piano, des cantates (Après la victoire), un opéra (Les Recruteurs), etc.
Lefébure-W. meurt le 13 décembre 1869 à Paris. Il a sans doute influencé sur l’œuvre de César Franck. Très lié avec le facteur d’orgues Cavaillé-Coll, Lefébure-W. fut un virtuose de cet instrument, très bon interprète, qui, mieux que quiconque, a su créer une musique palpitante, décapante, impressionnante, à l’occasion déchirante (on pense à de mémorables prestations comme aux obsèques de Frédéric Chopin).