« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »
Petites annonces musicales | Opéra/Ballet Borges: les 10, 11 et 12 novembre 2017 | guitariste | Cours de chant moderne
Inscription Mot de passe oublié

César Franck : biographie

« Le feu sous la glace »


  • Nom Franck Prénom César Nation Belgique
  • Naissance 10/12/1822, à Liège (Belgique) Mort 08/11/1890, à Paris (France) Époque musicale Post-romantique

Premières années

César Auguste Franck est né à Liège (Belgique) en 1822. Son père est un agent de change mélomane qui nourrit pour son fils de hautes ambitions et décide de faire de lui un virtuose du clavier (et de son frère un violoniste). César Franck prend sa première leçon de piano à l’âge de cinq ans. Il fait des progrès rapides et à douze ans, il est capable de se produire en public. Quelques mois plus tard, la famille s’installe à Paris pour perfectionner les deux enfants au Conservatoire de musique. Cependant César Franck est solitaire et semble plus se destiner à la composition qu’à la carrière de virtuose. Au conservatoire, il devient l’élève d’Antoine Reicha (le professeur d’Hector Berlioz, Franz Liszt et Charles Gounod).

Un élève exceptionnel

À 16 ans, il remporte le premier prix de piano de manière extraordinaire comme le relate les journaux : « Après avoir décerné tout d’une voix le premier prix à M. Franck, le jury est de nouveau entré en délibération, et M. Luigi Cherubini est venu dire : "Le jury ayant décidé que M. Franck était hors ligne, personne ne devant partager avec lui, on donnera un second premier prix à ceux qui auront mérité le prix ordinaire." ».

Carrière

Malgré les conseils de son père qui voudrait le voir faire fortune dans l’opéra, Franck crée trois trios pour piano, violon et violoncelle en 1843. Mais, après quelques insuccès d’œuvres de César, lui et son père se séparent. De plus, le compositeur épouse, en 1848, une jeune fille peu fortunée, Félicité Saillot Desmousseaux. Celle-ci, très prude, condamne le lyrisme et la sensualité qui règne sur l’opéra. Franck s’incline en n’écrivant que sur des textes « bien pensants », mais il se rattrape dans sa musique instrumentale qui frémit d’une grande passion comme dans le Prélude, Choral et Fugue pour piano : écouter le final.

À partir de 1858, Franck est organiste de la nouvelle église Sainte-Clotilde où il inaugure un des plus beaux instruments du facteur d’orgues Cavaillé-Coll. Pour lui, il compose Prélude, Fugue et Variation : écouter le final. Il voit sa réputation d’organiste croître rapidement. Il ne fait plus de la composition son but principal, mais il improvise beaucoup. Cette situation convient tout à fait à son épouse.

Avec la défaite de 1870 contre les armées prussiennes, des compositeurs français, atteints dans leur amour-propre, créent la Société nationale de musique dont le but est de s’opposer à la musique allemande en promouvant la musique française. Camille Saint-Saëns, qui la dirige, y entraîne Franck. En 1872, ce dernier est nommé professeur d’orgue au Conservatoire. Il compose quelques chefs-d’œuvre qui marquent le début du franckisme. Jusqu’à la fin de sa vie, il sera extrêmement fécond.

César Franck meurt le 8 novembre 1890 à Paris, des suites d’une grippe mal soignée (ceci n’est pas un message caché du ministère de la santé).

Apports et postérité

Compositeur irrégulier, il est l’auteur aussi bien de pièces de peu d’intérêt (Hulda, 1882 ; Ghisèle, 1888) comme de purs chefs-d’œuvre, parmi lesquels le Quintette pour piano et cordes (1878 : écouter le début du final), les Variations symphoniques pour piano et orchestre (1885), la Sonate pour violon et piano (1886 : écouter le début). Sur le plan de la composition, c’est un constructeur. Il introduit le principe de la forme cyclique qui, par la résurgence des thèmes d’un mouvement à l’autre et leur superposition dans le volet final, assure une grande cohérence à la structure. Son œuvre reflète bien sa double dimension : à la fois séraphique et passionnée. Peu de musiciens ont su, comme lui, faire chanter les anges mais aussi traduire des accents plus terrestres.

Dans sa dernière œuvre, la Symphonie en ré mineur (écouter la fin), il s’efforce de réunir la forme cyclique française et la forme symphonique romantique allemande. C’est pourquoi, dans un contexte de conflit entre les pro et anti-wagnériens, elle est rejetée par les 2 camps lors de sa première exécution. Il inspirera néanmoins directement de nombreux et prestigieux compositeurs français tels que Vincent d’Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc , Paul Dukas, Gabriel Fauré, Achille Claude Debussy, Maurice Ravel...

Pour plus d’informations sur ses œuvres, voir Wikipedia

Ressources liées pour César Franck

Commentaires des internautes

Anonyme, le 27/02/2014 à 19h58
psyche -les éolides- à rajouter aux poèmes symphoniques

Pour un problème technique, utilisez le formulaire de contact ! Les messages inappropriés seront modérés avant que vous n’ayez pu prononcer prd krt skrz drn zprv zhlt hrst zrn.

Le saviez-vous ?

Le Roi des Aulnes (Erlkönig) de Franz Schubert sur un poème de Johann Wolfgang von Goethe vous est peut-être connu. Mais aviez-vous déjà entendu parler de celui de Ludwig van Beethoven, une pièce sans numéro d’opus (WoO 131) datée d’environ 1795 ?

Nouveautés sur Symphozik

18/10 : Dossier sur les styles / genres musicaux et nouveau Q.C.M. sur le jazz.

13/10 : Dossiers sur le Lied et la mélodie et sur les rapports entre musique et littérature. Bonne lecture !

18/09 : Petit interlude pour ceux qui se demandent comment se passe le déménagement d’un piano.