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« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Vincent d’ Indy : biographie

« Un esprit ouvert et généreux »


  • Nom Indy Prénom Vincent d’ Nation France
  • Naissance 27/03/1851, à Paris (France) Mort 02/12/1931, même ville Époque musicale Post-romantique

Enfance, études et voyages

Né à Paris le 27 mars 1851, Vincent d’Indy est cependant originaire du midi de la France (sa famille tire ses racines de la région du Vivarais, correspondant approximativement à l’actuelle Ardèche). Suite à l’accouchement, sa mère meurt (Antonin, le père, se remariera en 1855) et Vincent sera principalement élevé par Thérèse, sa grand-mère, pianiste amateur qui, quoique sévère, lui donnera ses premières leçons de musique.

De 1862 à 1865, il étudie le piano avec Louis Diémer (1843-1919) et commence dès 1864 l’harmonie auprès d’Albert Lavignac (1846-1916), qui lui conseillera en 1867 de commencer l’instrumentation (un oncle de Vincent, Saint-Ange, le familiarisera avec le Traité d’instrumentation d’Hector Berlioz). En 1865, la famille d’Indy déménage au 7 de l’avenue Villars (à proximité des Invalides).

Après un voyage en Afrique du Sud (1864), Vincent se rend dans le nord de la France ainsi qu’en Belgique et en Prusse (Cologne, Aix-la-Chapelle,...). Grand voyageur, il se rendra, après avoir passé son baccalauréat (1869), en Italie, en Suisse (pays qui l’intéresse particulièrement) et dans le Tyrol. C’est de cette époque que datent ses premières œuvres : Quatre Romances sans paroles, Angoisse et La Chanson des aventuriers de la Mer.

La guerre contre la Prusse commence en 1870 et D’Indy s’engage comme volontaire. Après la défaite, il étudiera le droit pendant deux ans. Puis, ayant montré quelques unes de ses compositions à César Franck (vers octobre 1872), il deviendra son élève pour apprendre l’art de la fugue, la composition et, à partir de 1873, l’orgue (il en obtiendra le second, puis, en 1875, le premier accessit). Cette même année, il se rendra en Prusse : à Weimar et à Tützing, où il rendra respectivement visite à Franz Liszt et à Johannes Brahms, ainsi qu’à Bayreuth, où il peut apercevoir Richard Wagner, dont il appréciera énormément l’œuvre (il rédigera un compte-rendu à la fois enthousiaste et lucide sur la Tétralogie de l’Allemand). Son périple ne s’arrête pas là : Cologne, Leipzig, Dresde, Vienne, Munich sont autant de villes qui lui ouvrent leurs portes. En 1875, il épouse sa cousine germaine Isabelle de Pampelonne.

Carrière

Jusqu’en 1878, d’Indy, qui continue ses voyages à travers l’Europe, sera organiste à Saint-Leu-La-Forêt, timbalier remplaçant à l’Opéra-Comique ainsi que chef de chœurs et timbalier aux Concerts Colonne. En 1890, suite au décès de Franck, il est nommé président de la Société nationale de musique dont il était secrétaire depuis 1876. Cette institution avait été créée par quelques compositeurs français (notamment Camille Saint-Saëns) après la cuisante défaite face aux armées prussiennes afin d’encourager leurs collègues-compatriotes et pour "contrer" la musique allemande ; elle organisait des concerts consacrés uniquement à la musique française. D’Indy provoquera la démission de Saint-Saëns quand il proposera d’introduire des œuvres de compositeurs étrangers aux programmes des concerts.

 En 1886, il compose sa Symphonie sur un chant montagnard français (écouter le début du 3ème mvt), souvent utilisée pour illustrer des documentaires sur la nature. En 1891, d’Indy crée son Quatuor à cordes nº 1 aux accents beethovéniens (écouter le début). Il devient l’année suivante membre d’une commission qui doit réformer le Conservatoire et Chevalier de la Légion d’honneur. De plus, il succède à Guiraud au poste de professeur de composition au Conservatoire. En 1894, il participe à un événement qui a marqué l’histoire de la musique française : la fondation de la Schola Cantorum.

La Schola Cantorum

Le 6 juin 1894, Charles Bordes, Alexandre Guilmant et d’Indy, réunis dans la salle de la maîtrise de Saint-Gervais avec l’abbé Noyer (premier vicaire), l’abbé Chappuy (vicaire de Saint-François Xavier) et l’abbé Perruchot (alors maître de chapelle de Notre-Dame des Blancs Manteaux), fondent une “Société de propagande pour la divulgation des chefs-d’œuvre religieux“. Mais le titre est trop long et Bordes propose de lui substituer celui de Schola Cantorum, aussitôt adopté. Initialement créée pour l’étude de la musique religieuse, cette école de musique devint une école supérieure qui concurrença le conservatoire national de Paris. Elle compta notamment comme élèves Erik Satie, Isaac Albéniz, Albert Roussel, Arthur Honegger, Edgar Varèse et Darius Milhaud.

Fin de vie et bilan

En 1905, le 19 décembre, sa femme meurt. À partir de 1906 et jusqu’en 1922, il est membre du jury du Conservatoire de Lyon. Entre 1914 et 1918, d’Indy reste à Paris et donne des cours à Caroline Janson qu’il épousera en 1920.

Professeur réputé et théoricien, il joue un rôle majeur dans la vie musicale de son pays. Par la création de la Schola cantorum il relance l’enseignement de la musique sacrée en France et la redécouverte de la musique ancienne (tradition grégorienne, Palestrina, Claudio Monteverdi, Johann Sebastian Bach…). Artisan principal de la Société nationale de musique, il participe au renouveau de l’école française sous le label Ars gallica. Comme chef d’orchestre, il fait connaître l’œuvre d’Achille Claude Debussy à l’étranger. Il défend Pelléas au plus fort de la critique. Plus tard, il encourage le jeune Honegger, à qui il enseigne la direction d’orchestre au Conservatoire de Paris.

Après une vie bien remplie, Vincent d’Indy meurt à Paris le 2 décembre 1931. Malgré un conservatisme et un patriotisme propres à l’époque (il n’adhérait guère aux esthétiques de Béla Bartók, Gustav Mahler ou d’Arnold Schönberg), il a su en même temps amorcer le retour vers le passé et encourager les tendances porteuses d’avenir. Admirateur de son génie orchestral, Debussy saluait « la hardiesse tranquille de Vincent d’Indy à aller plus loin que lui-même. »

Plus d’informations sur l’œuvre in Wikipedia

Ressources liées pour Vincent d’ Indy

Commentaires des internautes

Anonyme, le 09/04/2011 à 22h24
Faire de Jacques Chailley, parce qu’il dirigea un demi-siècle après lui la Schola, un disciple de Vincent d’Indy, est pour le moins aventureux. Quant à lui prêter, à la remorque de Jean Gribenski, des idées et surtout un comportement antisémite durant l’Occupation, c’est carrément de la diffamation. Et que vient faire Boulez dans tout ça ? On est tombé bien bas...

Symphozik, le 12/04/2011 à 14h41
Bonjour,
Nous avons supprimé la partie litigieuse et nous efforcerons de proposer une nouvelle biographie (celle-ci étant issue d’un travail de jeunesse sans grand sérieux) dans un délai raisonnable.
Merci pour votre commentaire,
Cordialement,
Jean-Baptiste

Anonyme, le 28/05/2011 à 14h41
C’est un peu abusif de faire de d’Indy "l’artisan principal sous le label Ars Gallica de la création d’une musique française". En effet, le label Ars Gallica était la devise collective de la Société Nationale de Musique, fondée en 1871 par un groupe de compositeurs dont d’Indy ne faisait pas partie-il n’avait alors que 20 ans.

Anonyme, le 14/01/2012 à 15h47
Inauguration d’un Buste de Vinncent d’Indy a l’entrée de BOFFRES Canton de Vernoux en Vivarais (par Me. Charles Creuzé des Châtelliers -Notaire a Vernoux de 1919 a 1951-) (Note de son fils André).

Anonyme, le 16/12/2012 à 18h14
"Jusqu’en 1978, d’Indy, qui continue ses voyages à travers l’Europe" a-t-il vécu 127 ans ou son cadavre a continué à voyager après sa mort ?

Symphozik, le 16/12/2012 à 19h06
En tout cas, grâce à vous, cette coquille n’aura quant à elle pas vécu aussi longtemps. Merci ;)
Jean-Baptiste

Anonyme, le 28/04/2013 à 20h52
Mes gentils lecteurs: Il fait beaucoup d’Annees que je cherche un motet de l’abbé Chérion. S’il y a quel cun qui pourrais me renvoier un exemplaire de cet motet je lui remborserai sa valeur. Jorge Horacio González. jhg1938@hotmail.com

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